5 373 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
5 373
Décisions totales
383 581
Ordonnances
263 067
Avec résumé IA
Avocat : CABINET VEIL JOURDE
Avocat : TSOBGNI DJOUMETIO
Avocat : JOUBIN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... qui demandait l'annulation de l'arrêté du 9 novembre 2023 du préfet de la Meuse suspendant son permis de conduire pour un excès de vitesse supérieur à 40 km/h. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de fait, jugeant que la décision était régulièrement signée et suffisamment motivée. Il a également considéré que la procédure contradictoire préalable n'était pas applicable en raison de l'urgence et du danger grave pour la sécurité routière, conformément aux articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi qu'aux articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route.
Avocat : DJOSSOU
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant de délivrer un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant congolais. La décision est annulée pour défaut de motivation, car l'administration n'a pas communiqué les motifs de son refus implicite malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail durant cet examen.
Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... contestant le retrait de six points sur son permis de conduire. Le juge a constaté que le capital de points du requérant avait été intégralement reconstitué le 5 avril 2025, soit avant l'introduction de son recours le 30 juin 2025, rendant la décision attaquée sans objet. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait une injonction de délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution de décisions de refus de récépissé déjà prises par le préfet de la Gironde, et qu’elle ne visait pas à prévenir un péril grave. La demande a donc été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : JOURDAIN DE MUIZON
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de l'association amicale quartier Gambetta, qui sollicitait la condamnation de l'État à lui verser 10 000 euros pour des dysfonctionnements du tribunal administratif de Versailles dans le traitement de ses requêtes. Le tribunal a rappelé que la responsabilité de l'État pour faute lourde dans l'exercice de la fonction juridictionnelle ne peut être engagée lorsque la faute alléguée résulte du contenu même d'une décision juridictionnelle devenue définitive. En l'espèce, les jugements contestés du 21 décembre 2012 avaient été confirmés par la cour administrative d'appel et le Conseil d'État, et les critiques portaient sur leur contenu. La solution retenue est fondée sur les principes généraux régissant la responsabilité de la puissance publique et l'autorité de la chose jugée.
Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de l’arrêté du préfet de police du 21 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juge des référés a estimé que la demande de suspension était dépourvue d’objet, car l’introduction d’un recours au fond avait déjà suspendu l’exécution de la décision contestée en application de l’article L. 722-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’urgence ou le doute sérieux sur la légalité.
Avocat : JOORY
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant guinéen reconnu réfugié d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous pour renouveler son titre de voyage, en raison d’un dysfonctionnement de la plateforme numérique. En cours d’instance, le préfet du Val-de-Marne a mis en fabrication le titre de voyage le 12 novembre 2025. Le juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros au requérant au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET MARTIN JOUVIN
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre la décision implicite du préfet de police rejetant sa demande de carte de résident en qualité de réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, car le requérant bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'en juin 2026, et n'apportait pas de preuve suffisante de la précarité de sa situation. La solution retenue est le rejet de la requête, sans examen des moyens de fond.
Avocat : JOORY
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 28 octobre 2025 suspendant le permis de conduire de M. B... pour six mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car si la suspension préjudicie à l'activité professionnelle de commercial VRP du requérant, ce dernier présente un profil dangereux pour la sécurité routière (conduite sous stupéfiants, récidive, nombreuses infractions graves). La solution retenue privilégie la protection de l'ordre public et la sécurité routière sur les intérêts professionnels du conducteur.
Avocat : JOSSEAUME RÉMY
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., qui demandait une expertise et une provision après une chute sur un sentier de randonnée verglacé à Corrençon-en-Vercors. Le tribunal a jugé que la présence de verglas en février dans une commune de montagne constitue un risque prévisible contre lequel l'usager doit se prémunir, et que la commune avait installé un panneau d'avertissement avant l'accident. Par conséquent, aucun défaut d'entretien de l'ouvrage public ni faute du maire n'ont été retenus, la responsabilité de la commune n'étant pas engagée. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien des ouvrages publics et le code général des collectivités territoriales.
Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 20 novembre 2025 suspendant le permis de conduire de M. C... pour six mois. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car les impératifs de sécurité routière prévalent sur les difficultés professionnelles invoquées par le requérant, chauffeur de personnes. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le déféré du préfet des Bouches-du-Rhône visant l’annulation partielle de la délibération du 4 juillet 2022 de la Métropole Aix-Marseille Provence approuvant la modification n°2 du PLU de Berre-l’Étang. Le préfet contestait notamment la modification de l’OAP Mauran, la création de l’OAP Sylvanès et la modification des espaces proches du rivage, estimant que ces changements remettaient en cause les orientations du PADD et relevaient d’une procédure de révision inadaptée. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant que les évolutions contestées ne contrariaient pas les orientations générales du PADD et que la procédure de modification était légalement applicable. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 151-6, L. 153-31 et L. 153-36 du code de l’urbanisme.
Avocat : SELARL VALADOU-JOSSELIN & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de M. B... visant à engager la responsabilité de la commune d’Aiton pour défaut d’entretien normal de la voie publique, suite à une chute à vélo due à la présence de graviers dans un virage. Le tribunal a retenu la responsabilité de la commune, estimant que la signalisation mise en place était insuffisante au regard de l’instruction interministérielle sur la signalisation routière, et a écarté toute faute d’imprudence du cycliste. En conséquence, la commune a été condamnée à indemniser M. B... pour l’ensemble de ses préjudices, incluant le déficit fonctionnel temporaire et permanent, les souffrances endurées, et les pertes de revenus, pour un montant total de 43 887,04 euros. La CPAM de la Savoie a également obtenu le remboursement de ses débours pour un montant de 10 274,06 euros, ainsi que l’indemnité forfaitaire de gestion.
Avocat : BENDJOUYA
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 12 novembre 2025 suspendant le permis de conduire de M. B... pour six mois. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur d'appréciation, absence de procédure contradictoire) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur l'article L. 224-2 du code de la route pour un excès de vitesse de plus de 40 km/h. La condition d'urgence n'a pas été examinée, la requête étant rejetée comme manifestement mal fondée.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 14 novembre 2025 par lequel le préfet du Calvados avait suspendu le permis de conduire de M. B... pour six mois, à la suite d’un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut de motivation, erreur d’appréciation, absence de procédure contradictoire) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur l’article L. 224-2 du code de la route. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : JOSSEAUME
Avocat : MAHJOUB
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., un ressortissant camerounais réfugié, qui sollicitait la délivrance d'un laissez-passer consulaire pour revenir en France depuis le Bénin. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant, bloqué depuis plusieurs mois, n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention judiciaire dans un délai de 48 heures, malgré l'achat d'un billet d'avion pour le 20 décembre 2025. La demande est donc rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : LEJOSNE