5 373 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
5 373
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 018
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Pau a été saisi par le syndicat mixte Pyrenia d'un recours en excès de pouvoir visant à obtenir réparation pour des manquements contractuels liés à l'état des biens de retour de l'aéroport Tarbes Lourdes Pyrénées. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le syndicat n'avait pas démontré que les biens avaient été remis dans un mauvais état de fonctionnement et que le coût des travaux allégués n'était pas établi, notamment en l'absence de l'expertise contradictoire prévue par l'article 73 de la convention de délégation de service public. La décision s'appuie sur les dispositions contractuelles et les principes régissant la preuve des manquements et du préjudice en matière de responsabilité contractuelle de la puissance publique.
Avocat : JOURNAULT
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de titre de séjour délivré par le préfet des Alpes-Maritimes. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, au regard des articles L.423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH. Le tribunal a également jugé que les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs aux articles L.435-1 et L.432-1-1 du CESEDA, n'étaient pas fondés.
Avocat : BRUNO BOCHNAKIAN & MARJORIE LARRIEU-SANS
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision de l'ANTS refusant la délivrance d'un permis de conduire à un requérant pourtant reçu aux examens. La juridiction a jugé que le refus, notifié par une simple invitation à se rapprocher de l'auto-école, était insuffisamment motivé. Elle a ainsi appliqué les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, qui imposent une motivation écrite des décisions individuelles défavorables.
Avocat : GIBERT JORDAN
Avocat : S.JOFFROY SOCIETE D'AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à sa motivation, et que le préfet avait procédé à l'examen particulier de la situation personnelle du requérant requis par les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : MUKENDI NDONKI JOSEPH
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral suspendant un permis de conduire pour un excès de vitesse de 51 km/h au-dessus de la limite autorisée. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (10ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la suspension du permis de conduire de cinq mois. Il écarte tous les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, méconnaissance des conditions légales de suspension, et vice de procédure). **Textes appliqués** : Les articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route (fondement légal de la suspension), ainsi que les articles L. 211-2 et L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration (motivation et procédure).
Avocat : JOSSEAUME
Avocat : LEJOSNE
Avocat : SCP FESSLER & JORQUERA ET ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, un ressortissant pakistanais, sont soit manifestement infondés (incompétence, défaut de motivation, droit d'être entendu), soit inopérants (méconnaissance de l'article L. 542-1 du CESEDA), soit insuffisamment précis pour être appréciés (atteinte à la vie privée, erreur d'appréciation). La décision est prise en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, permettant un rejet par ordonnance pour des moyens manifestement irrecevables ou infondés.
Avocat : DJOSSOU
**Sujet principal** : Recours en responsabilité et demande d'injonction contre une commune pour troubles anormaux de voisinage causés par un city-stade. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nancy (formation de chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'indemnisation et d'injonction. Il estime que le maire a pris des mesures de police (arrêtés réglementant les horaires, travaux d'aménagement) suffisantes pour assurer la tranquillité publique, conformément à ses pouvoirs, et qu'aucune faute n'est établie. **Textes appliqués** : Article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales (pouvoirs de police du maire) et article L. 761-1 du code de justice administrative (frais de procédure).
Avocat : SCP JOUBERT DEMAREST MERLINGE
Le Tribunal administratif de Bastia, saisi d'une demande en responsabilité de la Fédération française de football par les liquidateurs du Sporting Club de Bastia, s'est déclaré incompétent. Il a estimé que le fait générateur du dommage, une inaction administrative, relevait de la compétence du tribunal du lieu où ce fait s'est produit, en application de l'article R. 312-14 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a transmis le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'État pour qu'il attribue le jugement à la juridiction compétente, invoquant l'article R. 351-8 du même code dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice.
Avocat : CABINET D'AVOCATS VEIL JOURDE
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire valant permis de démolir délivré par le maire de Lunel. Le tribunal a jugé que les irrégularités alléguées dans le dossier de demande, notamment concernant le plan de masse et les photographies, n'étaient pas de nature à vicier la procédure d'instruction, l'autorité ayant pu disposer d'éléments suffisants pour statuer. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier l'article R.451-2, et a également rejeté les autres moyens soulevés concernant le respect du plan local d'urbanisme.
Avocat : SCP S.JOSEPH-BARLOY - F.BARLOY
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de l'entreprise demandant l'annulation de l'arrêté municipal s'opposant à son projet de clôture et d'abri de jardin. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le projet, situé en zone naturelle (N) du plan local d'urbanisme, n'entrait pas dans les occupations du sol autorisées par les articles N1 et N2 du règlement. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme, notamment son article L. 424-3, et le règlement du plan local d'urbanisme de la commune.
Avocat : JOLIVET
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande d'annulation de l'arrêté municipal refusant un permis de construire modificatif. Le juge estime que le motif tiré de la méconnaissance du plan de division du permis d'aménager initial suffit, à lui seul, à justifier légalement le refus. Par conséquent, il n'a pas à examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
Avocat : JOLIVET
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête d'un ressortissant albanais visant à annuler le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation d'un pays de destination. La juridiction estime que les décisions attaquées sont suffisamment motivées et ne méconnaissent pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ni les articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant invoqués. Les moyens soulevés par le requérant, notamment concernant un défaut d'examen de sa situation, sont écartés.
Avocat : JOIE
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par une fonctionnaire d'Aix-Marseille Université contestant plusieurs décisions relatives à la gestion de son état de santé (fixation d'une date de consolidation, d'un taux d'IPP, et placement en congés de longue durée). Le tribunal a rejeté la plupart des moyens soulevés, considérant notamment que la composition du comité médical et la motivation des décisions attaquées étaient régulières. Il a toutefois fait application d'office de la jurisprudence *K...* du Conseil d'État pour examiner une éventuelle indemnisation au titre de la responsabilité sans faute de l'administration, renvoyant cette question à une expertise.
Avocat : JOURNAULT
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par une agente d'Aix-Marseille Université contestant plusieurs décisions relatives à la gestion de son état de santé (fixation d'une date de consolidation, d'un taux d'IPP, et placement en congés de longue durée). Le tribunal a rejeté la plupart des moyens soulevés, considérant notamment que la composition du comité médical et la motivation des décisions attaquées étaient régulières. Il a toutefois fait application d'office de la jurisprudence *K...* du Conseil d'État pour examiner une éventuelle indemnisation au titre de la responsabilité sans faute de l'administration, renvoyant cette question à une expertise.
Avocat : JOURNAULT
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant qui contestait la suspension de son permis de conduire. Le président de la formation de jugement a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête via l'application Télérecours, n'avait pas répondu dans le délai imparti. Le tribunal applique les articles R. 222-1, R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative pour considérer ce silence comme un désistement pur et simple.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A... B..., une ressortissante albanaise, visant à annuler le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation d'un pays de destination, tous pris par la préfète de la Savoie le 27 octobre 2025. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l'administration avait procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle et familiale. Il a estimé que le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement ne méconnaissaient pas les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : JOIE
Avocat : MAHDJOUB