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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

678 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

678

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 306

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : JOEffacer tout
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2302177

Le Tribunal Administratif de la Guyane statue sur la demande de Mme A... C... tendant à obtenir la remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 5 326,75 euros. En l’absence de mémoire en défense de la caisse d'allocations familiales, malgré une mise en demeure, le tribunal constate l’acquiescement aux faits. Relevant que la requérante est en situation de précarité et que la caisse n’établit pas d’intention frauduleuse, le tribunal fait droit à la demande et accorde la remise totale de la dette sur le fondement des articles L. 262-46 et suivants du code de l’action sociale et des familles.

Avocat : JOUNEAUX

11 décembre 2025• 1ère Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500448

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société SEPUR d’une demande de condamnation de l’établissement public territorial Vallée Sud Grand Paris au paiement de provisions pour des factures impayées dans le cadre d’un marché de collecte et transport de déchets. La société requérante s’est désistée de son recours par un acte enregistré le 25 novembre 2025. Le tribunal a donné acte de ce désistement d’instance, pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de l’établissement public au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’en faire application.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

9 décembre 2025
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304621

Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. A... d'un recours en plein contentieux contre un titre exécutoire émis par le syndicat Les Eaux de Mayotte lui réclamant 2 861,43 euros pour un "remboursement de billet". Le syndicat, bien que mis en demeure, n'ayant pas produit de mémoire en défense, est réputé avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a annulé le titre exécutoire au motif qu'il ne mentionnait pas les bases de liquidation de la créance, en méconnaissance de l'article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique, et qu'il n'était pas signé, en violation des articles L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge de la somme réclamée et a mis à la charge du syndicat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : JORION

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2304708

Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé le titre exécutoire émis le 31 décembre 2022 par le syndicat Les Eaux de Mayotte, réclamant à M. B... la somme de 2 861,43 euros au titre d’un « remboursement de billet ». Le tribunal a constaté que le syndicat, bien que mis en demeure, n’a produit aucun mémoire en défense, ce qui vaut acquiescement aux faits exposés par le requérant. Il a relevé que le titre exécutoire ne mentionnait pas les bases de la liquidation de la créance, en méconnaissance de l’article 24 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012, et ne comportait pas les mentions obligatoires prévues à l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge de la somme réclamée et mis à la charge du syndicat une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : JORION

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502447

Le Tribunal administratif d'Orléans a donné acte du désistement d'instance de M. B..., qui contestait un arrêté du préfet de Loir-et-Cher suspendant son permis de conduire pour deux mois. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête après y avoir été invité, en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, il a été réputé s'être désisté. La solution retenue est donc le constat de ce désistement, sans examen au fond du litige.

Avocat : JOSSEAUME

8 décembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303337

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SA Fnac Darty, qui contestait des cotisations d'impôt sur les sociétés au titre des exercices 2017 à 2019. La société soutenait que les titres acquis lors de la recapitalisation de sa filiale brésilienne F. Brasil étaient des titres de placement, et non de participation, et demandait la décharge des impositions correspondant à une moins-value de cession. Le tribunal a appliqué les articles 39 quaterdecies et 219 du code général des impôts, considérant que les titres en litige relevaient du régime des titres de participation et que leur cession moins de deux ans après leur émission n'ouvrait pas droit à déduction de la moins-value. La solution retenue est donc le rejet de la demande de décharge fiscale.

Avocat : VEIL JOURDE

5 décembre 2025• 1ère chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403577

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de 2 007 898,58 euros présentée par l'Office public de l'habitat Habitat 76 contre le groupement titulaire d'un marché de centrales photovoltaïques. Le juge a estimé que l'obligation de résultat de production d'énergie invoquée par le requérant était sérieusement contestable, dès lors que l'arrêt des installations résultait d'un risque incendie sériel, constitutif d'un cas de force majeure ou d'une cause légitime de suspension des obligations contractuelles. La solution retenue écarte la responsabilité du groupement et de ses membres, en l'absence de manquement imputable.

Avocat : SELAS VALSAMIDIS AMSALLEM JONATH FLAICHER et ASSOCIES

5 décembre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521529

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 20 octobre 2025. Cet arrêté refusait le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant ne justifiait pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment en raison de l'absence de mesure d'éloignement en cours. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MAFEUGUEMDJO BLANDINE

4 décembre 2025
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2203087

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par l’association SELEN d’une requête en annulation d’un arrêté préfectoral du 18 mai 2022 autorisant la société Valspar à exploiter une unité de fabrication de vernis à Tournus. L’association invoquait notamment un vice de procédure lié à l’absence d’avis de l’autorité environnementale, l’insuffisance de l’étude d’impact et de l’étude de dangers, ainsi qu’une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que la procédure était régulière et que les études fournies étaient suffisantes au regard des articles R. 122-5 et L. 181-25 du code de l’environnement. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit fait droit aux demandes subsidiaires de mesures d’expertise ou de prescriptions complémentaires.

Avocat : JONES DAY

4 décembre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2310905

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la société autrichienne Warimpex Finanz-Und Beteiligungs Ag tendant à la décharge du prélèvement de 45 141 euros prévu à l’article 244 bis B du code général des impôts. La société contestait l’imposition de la fraction de la plus-value de cession de droits sociaux relevant du régime des plus-values à court terme, en invoquant l’incompatibilité de ce texte avec le droit de l’Union européenne. Le tribunal a estimé que ce moyen n’était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé, et a donc maintenu l’imposition litigieuse.

Avocat : SELAS VALSAMIDIS AMSALLEM JONATH FLAICHER et ASSOCIES

4 décembre 2025• 10ème chambre
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509115

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a été saisi par Mme B... sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La requérante, reconnue prioritaire et devant être hébergée en urgence par la commission de médiation de Paris le 31 octobre 2024, n'avait pas reçu d'offre d'hébergement adaptée dans le délai légal. Le juge a constaté que l'urgence persistait et a ordonné à l'État de lui proposer un hébergement, en application des dispositions précitées.

Avocat : JOORY

2 décembre 2025
TA102Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500804

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête indemnitaire de Mme D... A... et autres, qui demandaient réparation du préjudice résultant du décès de M. B... A... imputé au Campus Caraïbéen des Arts. La requête a été jugée prématurée car, à la date de l'ordonnance, aucune décision expresse ou implicite de l'administration n'était intervenue sur leur demande préalable d'indemnisation, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans inviter les requérants à une nouvelle régularisation.

Avocat : JEAN-JOSEPH PASCALINE

2 décembre 2025
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2102946

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par Mme A..., cadre supérieure de santé, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice moral subi suite à sa suspension illégale par le centre hospitalier de Brioude en février 2019. Le tribunal, par un jugement antérieur, avait annulé cette suspension au motif que les faits d’euthanasie reprochés n’étaient pas établis. Constatant que cette illégalité constitue une faute engageant la responsabilité de l’hôpital, le tribunal a rejeté l’argument du centre hospitalier selon lequel Mme A... aurait commis une faute en lien avec la loi du 2 février 2016. Il a ainsi condamné le centre hospitalier à indemniser le préjudice moral de Mme A..., sans que le montant précis ne soit détaillé dans l’extrait fourni.

Avocat : SCP PORTEJOIE & ASSOCIES

2 décembre 2025• Chambre 3
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2200260

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par les sociétés SNCF Réseau et SNCF Voyageurs d’une demande d’indemnisation fondée sur la responsabilité contractuelle et extracontractuelle de la société Dekra industrial. Celle-ci avait réalisé un diagnostic amiante dans la gare de Lapeyrouse, mais n’avait pas détecté la présence d’amiante dans l’imposte de la véranda, ce qui a entraîné des surcoûts et une interruption des circulations lors des travaux ultérieurs. Le tribunal examine la responsabilité contractuelle de Dekra industrial envers SNCF Réseau, sur le fondement du contrat de diagnostic, et la responsabilité extracontractuelle envers SNCF Voyageurs, tiers à ce contrat. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire est instruite en référence au code des transports, au code de la santé publique et au code de justice administrative.

Avocat : JOB-RICOUART & ASSOCIES

2 décembre 2025• Chambre 3
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303587

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B... d’une demande indemnitaire de 8 000 euros pour préjudice moral, en raison de conditions de détention indignes subies entre juillet 2021 et mai 2022 à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses. Le requérant invoquait une violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que des dispositions du code pénitentiaire, en raison d’une surface cellulaire inférieure à 3 m² et de l’insalubrité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments fournis ne démontraient pas un manquement de l’administration pénitentiaire à ses obligations. Aucune indemnité n’a été accordée, et les conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : JOLY AURELIE

27 novembre 2025• Juge unique chambre 4
TA102Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2400611

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. A..., aide-soignant, qui demandait la condamnation du centre hospitalier universitaire de Martinique pour carence fautive face à un harcèlement moral et pour des irrégularités dans la gestion de son congé de longue durée. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive, la demande indemnitaire préalable du 28 novembre 2023 ayant fait naître une décision implicite de rejet le 28 janvier 2024, et le recours contentieux n'ayant été introduit que le 16 septembre 2024, soit au-delà du délai de deux mois. Il a rappelé que ce délai court dès la naissance de la décision implicite, sans qu'un accusé de réception soit nécessaire pour les agents publics, en application des articles R. 421-2 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : LABEJOF-LORDINOT

27 novembre 2025• 1ère Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2310906

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande de la société autrichienne UBM Development Ag, qui sollicitait la décharge partielle du prélèvement prévu à l’article 244 bis B du code général des impôts, appliqué à une plus-value de cession de droits sociaux réalisée en 2019. La société invoquait l’incompatibilité de ce dispositif avec le droit de l’Union européenne, mais le tribunal a rejeté sa requête. Il a relevé que le reliquat en litige concernait une plus-value à court terme, et que l’argument d’incompatibilité n’était pas suffisamment étayé. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELAS VALSAMIDIS AMSALLEM JONATH FLAICHER et ASSOCIES

20 novembre 2025• 10ème chambre
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511124

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux contre le refus du président du conseil départemental de la Loire de lui délivrer une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Par un mémoire enregistré le 22 septembre 2025, la requérante a déclaré se désister purement et simplement de son instance et de son action. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 20 novembre 2025.

Avocat : JOSSERAND

20 novembre 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401418

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... contestant la décision 48 SI de retrait de points et la perte de validité de son permis de conduire. Le tribunal a jugé que la requête, enregistrée le 28 novembre 2023, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de la décision le 26 mars 2022. Cette solution est fondée sur l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : TRITSCHLER MARJORIE

20 novembre 2025• 6ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401872

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... comme irrecevable pour tardiveté. Le requérant contestait des décisions de retrait de points et l'invalidation de son permis de conduire pour solde nul. Le tribunal a estimé que la décision d'invalidation du 27 septembre 2014 lui avait été régulièrement notifiée par lettre recommandée, et que le requérant n'apportait pas la preuve de son changement d'adresse. Par conséquent, le recours introduit en avril 2024 était tardif au regard du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : TRITSCHLER MARJORIE

20 novembre 2025• 6ème Chambre