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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 507 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 507

Décisions totales

383 581

Ordonnances

300 507

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : JOEffacer tout
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2404067

Le Tribunal Administratif de Nice annule la décision implicite de rejet du préfet des Alpes-Maritimes concernant la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante albanaise. Le tribunal retient un défaut de motivation, car le préfet n'a pas communiqué les motifs de sa décision dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à Mme A... au titre des frais de justice.

Avocat : BRUNO BOCHNAKIAN & MARJORIE LARRIEU-SANS

30 septembre 2025• 6ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502771

Le Tribunal Administratif de Nice annule l'arrêté du 14 avril 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes a refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal retient un défaut d'examen de la situation personnelle, le préfet n'ayant pas instruit la demande sur les fondements sollicités des articles 6§1 et 6§5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Il enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer un récépissé durant cet examen. L'État est condamné à verser 1 000 euros à M. B... au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BRUNO BOCHNAKIAN & MARJORIE LARRIEU-SANS

30 septembre 2025• 6ème chambre
TA102Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500584

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 19 août 2025 par laquelle le préfet de la Martinique a refusé le renouvellement de l'habilitation de M. C... pour l'accès aux zones portuaires à accès restreint. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués par le requérant, notamment l'erreur d'appréciation et le lien avec une condamnation antérieure, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La condition d'urgence n'a pas été examinée. Les frais de justice ont été refusés à M. C..., l'Etat n'étant pas la partie perdante.

Avocat : LABEJOF-LORDINOT

30 septembre 2025
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501476

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l’arrêté du 28 janvier 2025 par lequel le préfet de la Guyane a refusé de renouveler le titre de séjour de M. A... B..., ressortissant brésilien, et l’a obligé à quitter le territoire. Le juge a considéré que la condition d’urgence était présumée et qu’il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment en raison d’une erreur de fait sur l’existence d’une condamnation pénale et d’une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’ancienneté du séjour du requérant (depuis 1998), de son insertion professionnelle et de ses attaches familiales. En conséquence, la suspension de l’exécution de l’arrêté a été ordonnée, avec injonction au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour sous huitaine, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.

Avocat : JOUNEAUX

30 septembre 2025
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500376

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... visant à contester l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul (décision 48 SI du 14 mai 2009) et les retraits de points associés. Le juge a constaté que la décision attaquée, notifiée le 14 mai 2009 avec mention des voies et délais de recours, n'avait été contestée que le 24 janvier 2025, soit bien au-delà du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.

Avocat : TRITSCHLER MARJORIE

29 septembre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306581

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... demandant l'annulation des travaux d'aménagement d'un arrêt de bus sur l'avenue du Cèdre à Corenc. Le juge a estimé que les moyens soulevés, relatifs à l'absence de consultation citoyenne, à la privation d'une sortie sécurisée, aux risques d'embouteillage ou au défaut d'information, étaient soit manifestement infondés, inopérants, ou insuffisamment précis. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables ou non fondées. Les conclusions de la métropole au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

29 septembre 2025
TA30Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503957

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de Vaucluse suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois suite à un excès de vitesse de 45 km/h. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (notamment l'urgence professionnelle, l'incompétence, le défaut de motivation, l'erreur d'appréciation, et la méconnaissance des articles L. 224-2 et R. 221-13 du code de la route) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans examen de la condition d'urgence, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : JOSSEAUME

29 septembre 2025
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502885

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision du préfet de la Haute-Garonne du 14 janvier 2025 classant sans suite sa demande de naturalisation pour incomplétude. La requérante s’est désistée purement et simplement de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Par ordonnance du 29 septembre 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de frais irrépétibles présentée par son conseil au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.

Avocat : NJANJO SIKE LOBE ROXANE GAELLE FRIDA

29 septembre 2025
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506688

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par une surveillante pénitentiaire demandant la suspension du tableau de mutations du 1er semestre 2025, en tant qu'elle n'était pas affectée au centre pénitentiaire de Saint-Denis (La Réunion). Le juge a constaté que ce tableau, publié par la direction de l'administration pénitentiaire à Paris, avait un caractère collectif et concernait des agents dans le ressort de plusieurs tribunaux. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a décliné la compétence territoriale du tribunal de Toulouse au profit du tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

29 septembre 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511045

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, par une ordonnance du 29 septembre 2025, a donné acte du désistement de M. A B de sa requête en annulation d’un arrêté préfectoral du 2 juin 2025 suspendant son permis de conduire pour six mois. Le requérant s’étant désisté de manière pure et simple, le juge a constaté qu’aucun obstacle ne s’opposait à ce désistement, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.

Avocat : JOSSEAUME

29 septembre 2025
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511482

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C B, ressortissante brésilienne, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète de l'Essonne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. La requérante invoquait l'urgence et une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit au travail, à l'éducation) en raison de l'absence de titre de séjour l'empêchant de conclure un contrat d'apprentissage. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour justifier une intervention à très bref délai, n'était pas remplie, cette circonstance ne caractérisant pas une urgence à quarante-huit heures. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

Avocat : JOORY

27 septembre 2025
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506814

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet de l'Hérault à l'encontre de M. A, ressortissant marocain. Le juge a estimé que l'exécution de la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni aux droits de l'enfant à naître. Cette appréciation a été motivée par la gravité des condamnations pénales de M. A (violences aggravées, évasion) et par le caractère récent de sa relation et de la grossesse de sa compagne. La requête a été rejetée comme manifestement infondée.

Avocat : JOULIE LISA

26 septembre 2025
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400395

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A B, ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 27 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son maintien irrégulier et de l'existence de précédentes décisions d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PODAN JOANNA

25 septembre 2025• 2ème Chambre
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2500889

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A... contestant la suspension de son permis de conduire pour quatre mois, décidée par le préfet de l'Oise suite à un excès de vitesse de 128 km/h au lieu de 80 km/h. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire n'avait pas à être mise en œuvre en raison de l'urgence, conformément aux articles L. 121-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi qu'à l'article L. 224-2 du code de la route.

Avocat : JOSSEAUME

25 septembre 2025• JU1
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513637

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par le préfet de Seine-et-Marne d’une demande de suspension de l’exécution de la décision de la maire de Savigny-le-Temple d’apposer un drapeau palestinien sur la façade de l’hôtel de ville, sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. La commune a fait valoir que le drapeau avait été retiré le 23 septembre 2025, et le préfet s’est désisté de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, constatant qu’il n’y avait plus lieu de statuer. Aucun texte autre que les dispositions procédurales du code de justice administrative n’a été appliqué au fond.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

25 septembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504580

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Savoie. Le tribunal a substitué à la base légale erronée de l'article L. 435-1 du CESEDA, inapplicable aux ressortissants tunisiens pour un titre de séjour salarié, le pouvoir de régularisation du préfet. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le refus ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente et de l'absence d'attaches familiales stables en France. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

Avocat : JOIE

24 septembre 2025• 4ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2502757

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société Native Ostrea. Celle-ci sollicitait qu'il soit enjoint à l'État et à la commune de Séné de faire respecter la servitude piétonnière prévue à l'article L. 121-31 du code de l'urbanisme sur sa parcelle. Le juge a estimé que la mesure demandée se heurtait à une contestation sérieuse, dès lors qu'une ordonnance exécutoire du juge judiciaire imposait déjà à la société requérante de laisser librement circuler les véhicules sur cette même bande. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : ASSOCIATION ROUX PIQUOT-JOLY

24 septembre 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511884

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme D et M. C qui demandaient la suspension de la décision du 14 août 2025 par laquelle le maire de Maisons-Alfort refusait d’inscrire leur fille à l’école Jules Ferry. La demande a été jugée sans objet car la décision contestée avait déjà été annulée par un jugement du 5 septembre 2025 de la 4ème chambre du même tribunal. La solution retenue est fondée sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : KPONDJO

23 septembre 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307752

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A née B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de Charenton-le-Pont prolongeant sa suspension de fonctions. Par un mémoire du 3 juillet 2025, la requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’annulation, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a toutefois condamné la commune à verser à Mme A née B la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du même code, tout en rejetant les conclusions de la commune présentées sur le même fondement.

Avocat : JORION AVOCATS

23 septembre 2025
TA35Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506302

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur une demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme E et M. C. Ceux-ci contestaient le refus de la rectrice de l'académie de Rennes d'autoriser l'instruction en famille de leur fille pour l'année 2025-2026. Le juge a d'abord constaté que la décision initiale du 2 juillet 2025 avait été remplacée par celle du 27 août 2025, rendant irrecevables les conclusions dirigées contre la première. S'agissant de la décision du 27 août 2025, le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à leur situation, la rentrée scolaire étant déjà intervenue et l'obligation de scolarisation ne présentant pas, en l'espèce, un caractère d'urgence suffisant.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

23 septembre 2025