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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 373 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 373

Décisions totales

383 581

Ordonnances

266 517

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : JOEffacer tout
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2504327

Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la suspension de permis de conduire de M. A..., prononcée pour cinq mois par le préfet de l’Oise suite à un excès de vitesse de plus de 40 km/h. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie, malgré les besoins professionnels invoqués par le requérant. Il a considéré que la gravité de l’infraction et les exigences de sécurité routière primaient sur l’atteinte à la situation personnelle de l’intéressé.

Avocat : JOSSEAUME

5 novembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2417497

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision « 48 SI » du 3 mai 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire, ainsi que contre les retraits de points sous-jacents. En cours d’instance, le ministre de l’intérieur a retiré la décision contestée et procédé à une reconstitution totale du capital de points du requérant. Le tribunal a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires, notamment celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code, ont été rejetées.

Avocat : TRITSCHLER MARJORIE

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
5 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517832

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités croates, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et les vices de procédure, jugeant la décision préfectorale légalement fondée. La solution retenue confirme la responsabilité de la Croatie pour l'examen de la demande d'asile, sur la base des critères du règlement Dublin III et de l'accord explicite des autorités croates.

Avocat : MAFEUGUEMDJO BLANDINE

5 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301683

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la Société Rennaise de Restauration, qui demandait la condamnation de Rennes Métropole à l’indemniser de préjudices liés à l’exécution d’un contrat de concession de service public pour l’exploitation d’un café-restaurant. Le tribunal a jugé que la société n’établissait pas que l’organisation des « Cafés Philo » lui avait été imposée en dehors des stipulations contractuelles, et que l’installation d’un distributeur automatique de cafés ne constituait pas une faute du concédant en l’absence d’obligation contractuelle de protection contre la concurrence. Il a également estimé que le préjudice lié au défaut de signalétique n’était pas démontré. La requête a été rejetée, et la société a été condamnée à verser 1 500 euros à Rennes Métropole au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

5 novembre 2025• 2ème Chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501419

Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 11 avril 2025 refusant son titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire avec interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, dès lors que M. B... justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, comme établi par un précédent jugement définitif. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour vice de procédure, avec injonction de réexaminer la demande de titre de séjour.

Avocat : DUJONCQUOY

5 novembre 2025• 2ème chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2204168

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D... contestant la taxe foncière sur les propriétés bâties due au titre de 2021 pour des lots d’une maison à Quimper, issus d’une indivision successorale. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l’administration, reconnaissant la qualité pour agir de M. D... en tant que légataire universel. Sur le fond, il a jugé que les lots en cause constituaient des fractions de propriété distinctes au sens de l’article 1494 du code général des impôts, justifiant une imposition séparée. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

5 novembre 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2517854

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A... B... d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 6 octobre 2025 du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l’examen de sa demande d’asile. La requérante soutenait notamment que la décision était insuffisamment motivée, que les brochures d’information ne lui avaient pas été remises dans une langue comprise (le somali), et que la France était responsable de l’examen de sa demande en application de l’article 12 du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que la procédure de transfert était régulière au regard des textes applicables, dont le règlement Dublin III et le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : LEJOSNE

5 novembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515054

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. E..., ressortissant bangladais, contestant l’obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de police. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen sérieux, la méconnaissance du droit d’être entendu et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, étaient manifestement infondés ou irrecevables. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes ne comportant que des moyens manifestement infondés.

Avocat : JOORY

5 novembre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2307369

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A... d’une demande de provision de 20 000 euros, sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, en réparation des préjudices résultant de la morsure par un chien de la police municipale de Rillieux-la-Pape le 13 janvier 2018. La commune ne contestant pas sa responsabilité, le tribunal a jugé que l’obligation de réparer les préjudices non encore indemnisés n’était pas sérieusement contestable. Toutefois, il a estimé que la somme de 7 500 euros déjà versée à titre provisionnel et les évaluations de l’expertise médicale (déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées, préjudice esthétique, déficit fonctionnel permanent) ne justifiaient pas une provision supplémentaire de 20 000 euros. La demande a donc été rejetée, et la commune n’a pas été condamnée au titre des frais de justice.

Avocat : MAHDJOUB

4 novembre 2025• 4ème chambre
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407112

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant guinéen, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde le 10 juillet 2023. Le tribunal a estimé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation, en raison de l'absence de liens personnels et familiaux en France et de la perte d'activité professionnelle du requérant. Par conséquent, l'exception d'illégalité soulevée contre l'obligation de quitter le territoire a été écartée, et la décision n'a pas été jugée contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : JOUTEAU

4 novembre 2025• 1ère Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403011

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de la société Montagnet Solaire Energie contestant la délibération du 12 décembre 2023 par laquelle le syndicat mixte du parc naturel régional du Haut-Languedoc a décidé de donner un avis systématiquement défavorable aux projets agrivoltaïques. Le tribunal a jugé que cette délibération ne constitue pas une décision faisant grief, car le syndicat mixte ne dispose d'aucune compétence légale pour émettre un avis conforme ou un refus sur ces projets. Par conséquent, les requêtes en annulation ont été déclarées irrecevables, faute de décision attaquable au sens de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP S.JOSEPH-BARLOY - F.BARLOY

4 novembre 2025• 5ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2206440

Le Tribunal Administratif de Lille annule la décision du 7 juillet 2022 par laquelle le maire de Roubaix a refusé de reconnaître la rechute d’accident de service de M. B... comme imputable au service. Le tribunal retient que la décision a été signée par une adjointe au maire sans que l’existence d’une délégation de compétence ou de signature soit démontrée, ce qui constitue un vice d’incompétence. En conséquence, il enjoint au maire de réexaminer la situation de l’agent dans un délai de deux mois. La solution est fondée sur les principes généraux de la compétence des autorités administratives.

Avocat : CABINET D. JOSEPH, P. TILLIE, M. CALIFANO, BAREGE AVOCATS ASSOCIES

4 novembre 2025• 1ère Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2312082

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes de la SARL Rebeva, qui contestait quatre titres exécutoires émis par la Ville de Paris pour le recouvrement de droits de voirie additionnels (années 2016 à 2019) liés à ses dispositifs de chauffage. La société invoquait un vice de forme et de procédure ainsi qu'un défaut de matérialité des faits. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, en application du code général de la propriété des personnes publiques et des arrêtés municipaux fixant les tarifs applicables. La demande de la société a donc été rejetée.

Avocat : JORION

4 novembre 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519051

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer à Mme A., ressortissante béninoise, une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juge a estimé que la condition d’urgence était présumée et que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a été enjoint au préfet de délivrer l’attestation dans un délai de trois jours.

Avocat : SURJOUS

4 novembre 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519895

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant à M. A..., ressortissant vietnamien, un titre de séjour « recherche d’emploi – création d’entreprise ». La condition d’urgence n’a pas été reconnue, car il s’agissait d’un changement de statut et non d’un renouvellement de titre, et le requérant n’a pas justifié de circonstances particulières imposant une mesure provisoire immédiate.

Avocat : DJOSSOU

3 novembre 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2410583

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-d’Oise suspendant son permis de conduire pour 5 mois. M. A... s’est désisté de sa requête. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close sans examen au fond.

Avocat : JOSSEAUME

3 novembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517563

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... contestant les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine du 24 septembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : MAFEUGUEMDJO BLANDINE

3 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2515873

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de délivrer un rendez-vous à M. A..., réfugié reconnu par l’OFPRA, afin de lui permettre de déposer sa demande de carte de résident. Le juge a constaté que le requérant, dont le titre de séjour expirait le 20 septembre 2025, se heurtait à un blocage technique sur le site de l’ANEF, ce qui créait une situation d’urgence et d’utilité justifiant la mesure. La solution retenue impose à l’administration de fixer un rendez-vous sous huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, sans qu’il soit nécessaire de délivrer un document provisoire de séjour à ce stade. Les textes appliqués sont l’article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives aux réfugiés.

Avocat : JOORY

3 novembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2401570

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par la société Lustral Car d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Seine-Saint-Denis accordant le concours de la force publique pour son expulsion. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la société à confirmer le maintien de ses conclusions, mais celle-ci n’a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le président de la 8e chambre a constaté le désistement d’office de la requête, conformément à l’article R. 222-1 du même code.

Avocat : SURJOUS

3 novembre 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515064

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant soudanais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande de renouvellement ayant été présentée après l'expiration du titre, elle devait être regardée comme une première demande, ne bénéficiant pas de la présomption d'urgence. Les allégations du requérant sur les conséquences professionnelles et familiales n'ont pas été étayées par des éléments probants. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET MARTIN JOUVIN

3 novembre 2025