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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

678 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

678

Décisions totales

383 581

Ordonnances

267 467

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : JOEffacer tout
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2321480

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête en indemnité de la société d’Approvisionnement et de vente d’énergie, qui demandait 6,5 millions d’euros à l’État. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la société n’a pas produit l’acte attaqué ni justifié de l’impossibilité de le faire, malgré une demande de régularisation. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 222-1, R. 412-1, R. 431-4 et R. 612-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET VALSAMIDIS, AMSALLEM, JONATH, FLAICHER ET ASSOCIES (SELAS)

19 novembre 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512229

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A. E... contestant la suspension de son permis de conduire pour six mois, prononcée par le préfet du Val-de-Marne le 25 mars 2025. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Sur le fond, il a estimé que la suspension était justifiée au regard de l'article L. 224-2 du code de la route, compte tenu d'un excès de vitesse de 74 km/h au-dessus de la limite autorisée.

Avocat : JOSSEAUME

18 novembre 2025
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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500069

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de la société Assystem Polynésie contestant plusieurs dispositions du code des impôts relatives à l'impôt sur les revenus des capitaux mobiliers (IRCM). La société invoquait notamment une violation des principes d'égalité devant la loi et les charges publiques, ainsi qu'un défaut d'accessibilité et d'intelligibilité de la norme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, considérant que les différences de traitement critiquées étaient justifiées par des raisons objectives et que les dispositions contestées étaient suffisamment claires et précises. En conséquence, la demande de décharge de l'IRCM et de la contribution de solidarité territoriale sur les revenus de capitaux mobiliers (CST-RCM) a été rejetée, de même que les conclusions relatives aux frais irrépétibles.

Avocat : VEIL JOURDE

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2102945

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par M. A..., médecin suspendu de ses activités cliniques et thérapeutiques par le centre hospitalier de Brioude le 14 février 2019, décision annulée pour illégalité par un précédent jugement du 11 mars 2021. Le requérant demandait réparation des préjudices matériels et moral subis du fait de cette suspension illégale. Le tribunal a retenu la responsabilité du centre hospitalier, considérant que l’illégalité de la suspension constituait une faute, et que l’établissement ne pouvait se prévaloir de l’autorité de la chose jugée pour contester le principe de l’indemnisation. La décision se fonde sur les principes généraux de la responsabilité administrative et le code de justice administrative.

Avocat : SCP PORTEJOIE & ASSOCIES

18 novembre 2025• Chambre 3
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502174

Cette décision du Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, concerne un litige entre la SAS Entreprise Sallée et la commune de Saint-Martin-le-Vinoux relatif au paiement du solde d’un marché public de travaux. La société requérante sollicitait le versement d’une provision correspondant au solde du décompte général et définitif tacite, ainsi que des intérêts moratoires et une indemnité forfaitaire. Le tribunal a constaté que la commune avait mandaté les sommes dues, mais que le paiement effectif était bloqué par la Trésorerie en raison d’un désaccord sur le montant dû à un sous-traitant et de réserves non levées. Par conséquent, le juge a estimé que la créance n’était pas non sérieusement contestable et a rejeté l’intégralité des demandes de provision, y compris celles relatives aux intérêts moratoires et à l’indemnité forfaitaire.

Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

17 novembre 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2302704

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme A... d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à sa chute dans une trappe ouverte par la société SMT lors de travaux de fibre optique dans un lycée. Le tribunal a retenu la responsabilité de la société SMT pour défaut de signalisation de l'ouvrage public, mais a exonéré partiellement cette responsabilité à hauteur de 50%, en raison de l'imprudence de la victime qui avait connaissance du danger. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal d'un ouvrage public, sans application de textes spécifiques mentionnés.

Avocat : JOURNEAU

13 novembre 2025• 2ème chambre
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2207655

Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance du 12 novembre 2025, du désistement pur et simple de la SARL des Rochers de Fontainebleau de sa requête en plein contentieux fiscal. Cette requête visait à obtenir le remboursement d’un crédit de taxe sur la valeur ajoutée de 13 080 euros au titre de 2019, assorti d’intérêts moratoires. Le désistement étant intervenu après que l’administration fiscale a conclu au non-lieu à statuer, le tribunal a constaté qu’aucun obstacle ne s’opposait à ce qu’il en soit donné acte, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET VEIL JOURDE

12 novembre 2025
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2400961

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 541-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme B..., agent contractuel du ministère de l’Agriculture, qui sollicitait une provision pour ses congés payés et jours de RTT non pris, ainsi que pour un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d’existence. Le tribunal a constaté que l’administration avait, après l’introduction de la requête, versé une indemnité pour les congés payés non pris, rendant sans objet cette partie de la demande. Pour le surplus, le juge a estimé que les obligations invoquées (indemnisation des jours de RTT, préjudice moral et troubles dans les conditions d’existence) étaient sérieusement contestables, et a donc rejeté les conclusions provisionnelles.

Avocat : DUGOUJON

7 novembre 2025
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301683

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la Société Rennaise de Restauration, qui demandait la condamnation de Rennes Métropole à l’indemniser de préjudices liés à l’exécution d’un contrat de concession de service public pour l’exploitation d’un café-restaurant. Le tribunal a jugé que la société n’établissait pas que l’organisation des « Cafés Philo » lui avait été imposée en dehors des stipulations contractuelles, et que l’installation d’un distributeur automatique de cafés ne constituait pas une faute du concédant en l’absence d’obligation contractuelle de protection contre la concurrence. Il a également estimé que le préjudice lié au défaut de signalétique n’était pas démontré. La requête a été rejetée, et la société a été condamnée à verser 1 500 euros à Rennes Métropole au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

5 novembre 2025• 2ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2204168

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D... contestant la taxe foncière sur les propriétés bâties due au titre de 2021 pour des lots d’une maison à Quimper, issus d’une indivision successorale. Le tribunal a d’abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par l’administration, reconnaissant la qualité pour agir de M. D... en tant que légataire universel. Sur le fond, il a jugé que les lots en cause constituaient des fractions de propriété distinctes au sens de l’article 1494 du code général des impôts, justifiant une imposition séparée. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.

Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES

5 novembre 2025• 2ème Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2307369

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A... d’une demande de provision de 20 000 euros, sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, en réparation des préjudices résultant de la morsure par un chien de la police municipale de Rillieux-la-Pape le 13 janvier 2018. La commune ne contestant pas sa responsabilité, le tribunal a jugé que l’obligation de réparer les préjudices non encore indemnisés n’était pas sérieusement contestable. Toutefois, il a estimé que la somme de 7 500 euros déjà versée à titre provisionnel et les évaluations de l’expertise médicale (déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées, préjudice esthétique, déficit fonctionnel permanent) ne justifiaient pas une provision supplémentaire de 20 000 euros. La demande a donc été rejetée, et la commune n’a pas été condamnée au titre des frais de justice.

Avocat : MAHDJOUB

4 novembre 2025• 4ème chambre
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2513475

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 29 juillet 2025 suspendant le permis de conduire de M. A... pour 12 mois. Le requérant invoquait l'urgence liée à sa situation professionnelle et familiale, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la décision, soutenant qu'il n'était pas le conducteur du véhicule. Le juge a toutefois relevé que l'infraction reprochée, consistant en un refus de se soumettre aux vérifications d'alcoolémie ou de stupéfiants, justifiait la suspension au regard des exigences de sécurité routière prévues à l'article L. 224-2 du code de la route. La condition d'urgence n'étant pas caractérisée face à la gravité de l'infraction, la requête a été rejetée.

Avocat : ASSOCIATION JOURDAN CRUDO

3 novembre 2025
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2519742

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Maine-et-Loire suspendant le permis de conduire de M. B... pour six mois pour usage de stupéfiants. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'avait pas saisi le tribunal d'une requête au fond en annulation, condition préalable à une demande de référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la condition d'urgence et les moyens soulevés n'ont pas été examinés.

Avocat : JOSSEAUME

3 novembre 2025
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302521

Le Tribunal administratif de Toulon a annulé partiellement la décision du préfet de police des Bouches-du-Rhône du 5 juin 2023 suspendant le permis de conduire de Mme B... pour neuf mois. La suspension était motivée par un dépassement de vitesse de 51 km/h, relevant du 3° du I de l'article L. 224-2 du code de la route. Le tribunal a jugé que, selon le II du même article, la durée maximale d'une telle suspension ne pouvait excéder six mois, en l'absence de circonstances aggravantes prévues par la loi. La décision a donc été annulée en tant qu'elle fixait une durée supérieure à six mois, et l'État a été condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Avocat : JOSSEAUME

23 octobre 2025• 3ème chambre - Juge Unique
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516612

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé par le préfet de la Loire-Atlantique sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande visait à obtenir l'expulsion de Mme G... et M. D... A... C... d'un logement dédié aux demandeurs d'asile, qu'ils occupaient indûment depuis l'obtention du statut de réfugié en janvier 2023 et d'une carte de résident en avril 2024. Le tribunal a fait droit à la requête, ordonnant la libération immédiate des lieux, au motif que leur maintien compromettait le bon fonctionnement du service public d'hébergement des demandeurs d'asile, en raison de la saturation du dispositif (99,9% d'occupation dans le département). La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, en retenant l'urgence et l'absence de contestation sérieuse, malgré la présence d'enfants mineurs.

Avocat : LEJOSNE

22 octobre 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 501062

Avocat : VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIÉS

20 octobre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:501062.20251020• 3ème chambre jugeant seule
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400894

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de M. A... et de l'EURL MCV visant à obtenir la condamnation de la commune de Saint-Martin-de-Londres à leur verser 42 212,11 euros pour des préjudices financier et moral. Le tribunal a jugé que la commune avait commis une faute en louant un hangar qui appartenait au domaine public départemental, faute d'un déclassement préalable, ce qui rendait le bail nul. Cependant, les requérants n'ont pas démontré de préjudice indemnisable, car les loyers versés correspondaient à l'occupation effective des lieux et les autres préjudices allégués n'étaient pas établis. La solution s'appuie sur les principes d'inaliénabilité et d'imprescriptibilité du domaine public, issus du code de la propriété des personnes publiques.

Avocat : DE ARANJO

16 octobre 2025• 4ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405886

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B..., ressortissante guinéenne, d’une demande d’indemnisation de 17 313,80 euros pour des préjudices résultant de fautes commises par l’État dans l’instruction de sa demande de titre de séjour. Elle invoquait un refus implicite illégal, une délivrance tardive du récépissé et du titre de séjour, lui ayant causé un préjudice financier, une perte de chance d’emploi et un préjudice moral. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions indemnitaires, estimant que les fautes alléguées n’étaient pas établies. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 424-3 et R. 424-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : JOURDAIN DE MUIZON

15 octobre 2025• 2ème Chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500735

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise pour déterminer l'origine et les causes d'un incendie survenu le 29 juin 2024 à Coti Chiavari, ainsi que pour évaluer les préjudices subis par les requérants. La société EDF, qui ne s'opposait pas à la mesure, a été mise en cause, tandis que la SA Axa France IARD a été mise hors de cause, faute de lien d'assurance établi. La demande de mise en cause de la MAIF et de la société MMA IARD a été jugée utile pour le bon déroulement de l'expertise.

Avocat : JOB-RICOUART

14 octobre 2025
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518517

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision « 48SI » du 14 août 2025 invalidant le permis de conduire de M. B... pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, malgré l'atteinte à la situation professionnelle du requérant (chauffeur routier), en raison de la gravité et du caractère répété des six infractions commises sur une courte période, qui prévalent sur les exigences de sécurité routière. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés.

Avocat : SOPHIE JONQUET AVOCATS ASSOCIES

14 octobre 2025