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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 373 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 373

Décisions totales

383 581

Ordonnances

269 317

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : JOEffacer tout
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300083

Le Tribunal Administratif de Toulouse annule l’arrêté du 15 juillet 2022 par lequel le maire de Moissac a refusé de délivrer un permis de construire à M. A... pour des serres photovoltaïques. La décision est annulée pour incompétence du signataire, faute pour la commune de justifier d’une délégation régulière. Le tribunal n’examine pas les autres moyens, dont celui tiré de l’existence d’un permis tacite, mais enjoint au maire de réexaminer la demande dans un délai de deux mois. L’article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales est implicitement appliqué.

Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER -HUOT -PIRET-JOUBES

2 octobre 2025• 3ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202352

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par la société Domaine de Clapiers d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commune de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume de lui communiquer le plan du réseau d’évacuation des eaux usées de la station d’épuration, visé par un arrêté préfectoral de 2005. La société soutenait que ce document lui était nécessaire dans le cadre d’un litige portant sur l’implantation irrégulière d’une canalisation sur sa propriété. La commune a opposé ne pas détenir ce plan, malgré une demande préalable auprès de la CADA. Le tribunal a jugé que la commune ne justifiait pas de l’impossibilité de produire le document et a annulé la décision de refus, en application des articles L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l’administration. Il a enjoint à la commune de communiquer le plan dans un délai de deux mois, sans astreinte.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JOURNAULT

2 octobre 2025• 3ème chambre - Juge Unique
TA87Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501881

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 11 août 2025 suspendant le permis de conduire de M. B... pour cinq mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Bien que le requérant invoquait la nécessité de son permis pour son activité professionnelle, il n'a pas apporté de preuves suffisantes. De plus, la gravité de l'infraction (excès de vitesse à 190 km/h) justifiait la suspension au nom de la sécurité routière, faisant primer l'intérêt public sur l'intérêt particulier du conducteur.

Avocat : JOSSEAUME

2 octobre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303582

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société Etablissements Nicolas contestant des cotisations supplémentaires de taxe d’apprentissage, de contribution à la formation professionnelle continue et de participation à l’effort de construction pour 2016-2018. Le litige portait sur l'inclusion dans l'assiette de ces taxes d'une indemnité compensatrice forfaitaire versée aux gérants non-salariés ne bénéficiant pas d'un logement de fonction. Le tribunal a jugé que cette indemnité, bien que forfaitaire, constitue un avantage en espèces soumis à cotisations sociales et donc imposable, en application des articles 1599 ter B du code général des impôts et L. 242-1 du code de la sécurité sociale. Il a également écarté le moyen tiré d'une rupture d'égalité de traitement.

Avocat : JOSEPH AGUERA & ASSOCIES

2 octobre 2025• 10ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2313103

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 5 octobre 2023 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait de délivrer un titre de séjour à M. C..., ressortissant égyptien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur un vice de procédure : le préfet n'a pas saisi la commission du titre de séjour, comme l'exige l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que M. C... justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Cette illégalité a entraîné l'annulation de l'ensemble des décisions contenues dans l'arrêté.

Avocat : JOURNEAU

2 octobre 2025• 11ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300504

Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné les demandes de Mme A... concernant le versement rétroactif de l'indemnité forfaitaire pour travaux supplémentaires (IFTS) et de la prime de fonctions et de résultats (PFR). Le tribunal a rejeté la requête n° 2300504 comme irrecevable en raison de sa tardiveté, et a également rejeté les conclusions indemnitaires pour défaut de liaison du contentieux. Concernant la requête n° 2400948, le tribunal a annulé l'arrêté du 16 avril 2024 attribuant un rappel d'IFTS, au motif que cette indemnité n'était plus en vigueur depuis 2015, et a rejeté les conclusions indemnitaires pour irrecevabilité. Les demandes de Mme A... ont donc été intégralement rejetées.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES**

2 octobre 2025• 2ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201643

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 5 octobre 2021 par lequel le maire de Saint-Jean-de-Moirans s'est opposé à la déclaration préalable de la SARL Paradox pour le détachement d'un lot à bâtir. Le tribunal a jugé que le motif tiré de l'absence de permission de voirie était illégal, car non motivé en droit et non requis par le code de l'urbanisme, et que la société bénéficiait d'une servitude de passage. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et de la décision de rejet du recours gracieux, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Cette décision est fondée sur les articles L. 421-6, L. 424-3 et R. 111-2 du code de l'urbanisme.

Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

2 octobre 2025• 1ère Chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2202293

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation d'un courrier du président de l'Université Clermont Auvergne. Le tribunal a jugé que ce courrier, qui répondait à une demande d'explications sur l'organisation des épreuves, ne constituait pas une décision faisant grief et était donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation ont été déclarées irrecevables sur le fondement de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code ont également été rejetées.

Avocat : SCP PORTEJOIE & ASSOCIES

2 octobre 2025• Chambre 2
TA76Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504198

Le Tribunal administratif de Rouen a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Seine-Maritime suspendant son permis de conduire pour six mois. Par un mémoire du 29 septembre 2025, le requérant s’est désisté de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, lui a donné acte par ordonnance du 2 octobre 2025. Aucune autre solution au fond n’a été retenue.

Avocat : JOSSEAUME

2 octobre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510113

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la communication d’un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l’exécution d’une décision implicite ou explicite de rejet de sa demande de communication de documents, ce qui n’entre pas dans le champ d’application des dispositions invoquées. Il a également relevé que les voies et délais de recours ne sont pas opposables à l’intéressé tant que l’arrêté ne lui a pas été régulièrement notifié. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.

Avocat : SELARL JOVE LANGAGNE BOISSAVY AVOCATS

2 octobre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2516763

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de délivrer une carte de résident à M. A..., ressortissant malien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières caractérisant une atteinte grave et immédiate à sa situation, s'agissant d'une première demande de titre de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 424-3, sans faire droit aux moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : JOORY

2 octobre 2025
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2300993

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B... contestant l'arrêté du maire de Saint-Paul du 9 février 2023 refusant un permis de construire pour une extension et un logement de fonction sur un bâtiment agricole. Le tribunal a jugé que le motif de refus, fondé sur l'article L. 421-9 du code de l'urbanisme, n'était pas entaché d'erreur d'appréciation, car la demande ne portait que sur une partie des travaux réalisés sans autorisation, nécessitant une régularisation globale. Il a également écarté le moyen tiré de l'absence de demande de régularisation préalable et celui relatif à une erreur manifeste d'appréciation du classement en zone agricole par le plan local d'urbanisme.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES**

1 octobre 2025• 3ème chambre
CAA44Ordonnance• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT01514

Avocat : SELARL VALADOU JOSSELIN & ASSOCIES

1 octobre 2025• Juge des référés
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515270

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 19 août 2025 par laquelle le directeur général de l’OFII a mis fin à ses conditions matérielles d’accueil de demandeur d’asile. Le tribunal a jugé que la décision était légale, en se fondant sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a retenu que Mme A... avait abandonné son lieu d’hébergement pendant plus de sept jours et ne s’était pas présentée aux autorités chargées de l’asile, justifiant ainsi la cessation des conditions matérielles d’accueil. La requête a été rejetée.

Avocat : LEJOSNE

1 octobre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503864

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par M. A... d'une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral du 11 juillet 2025 suspendant son permis de conduire pour six mois. Par un mémoire du 25 août 2025, le requérant s'est désisté purement et simplement de son recours. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 1er octobre 2025, mettant ainsi fin à l'instance.

Avocat : JOSSEAUME

1 octobre 2025
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501481

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... visant à suspendre la décision implicite de rejet du préfet de la Guyane refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que parent d'enfant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence, pourtant présumée en cas de refus de renouvellement, n'était pas remplie en l'espèce, car la requérante bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 28 décembre 2025, ce qui lui permettait de séjourner régulièrement sur le territoire. En conséquence, la suspension de la décision attaquée n'a pas été ordonnée.

Avocat : JOUNEAUX

1 octobre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2508881

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de la décision du préfet du Pas-de-Calais suspendant son permis de conduire pour douze mois. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles L. 224-2 du code de la route et du droit à une contre-expertise, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Sans se prononcer sur l'urgence, la requête a été rejetée.

Avocat : JOSSEAUME

1 octobre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2307972

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant la décision du ministre du travail du 28 février 2023 autorisant son licenciement par la société Netcom Group. Le tribunal a jugé que le mandat de membre du conseil départemental auprès du conseil d’administration de l’URSSAF n’est pas visé par les articles L. 2411-1 et L. 2411-18 du code du travail, ni par l’article L. 231-11 du code de la sécurité sociale, de sorte que M. A... ne bénéficiait pas de la protection exceptionnelle contre le licenciement. Par conséquent, la demande d’autorisation préalable de licenciement n’était pas nécessaire, et la décision ministérielle accordant cette autorisation n’est pas entachée d’illégalité.

Avocat : JOFFROY LITAIZE LIPP

1 octobre 2025• 5ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309082

Le Tribunal administratif de Montreuil a annulé la décision implicite de l'inspectrice du travail rejetant la demande d'autorisation de licenciement pour motif économique d'un salarié protégé (membre du CSE), ainsi que le rejet du recours gracieux. La société requérante avait sollicité la communication des motifs de ces décisions implicites sans obtenir de réponse, ce qui constitue un défaut de motivation. Cette illégalité a été retenue sur le fondement des articles R. 2421-11 et R. 2421-12 du code du travail, combinés à l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. L'État a été condamné à verser 900 euros à la société au titre des frais de justice.

Avocat : MAJORELLE AVOCATS

1 octobre 2025• 5ème chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2101302

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par l'indivision D... d'une demande de condamnation de la commune de L'Étang-Salé à les indemniser pour des préjudices résultant de travaux publics (construction d'un pont, occupation temporaire, dépôts de déchets) réalisés entre 2010 et 2013 sur leur parcelle. Les requérants invoquaient la responsabilité sans faute de la commune en tant que maître d'ouvrage et sa carence dans l'exercice de ses pouvoirs de police. La commune a soulevé plusieurs fins de non-recevoir, notamment l'incompétence de la juridiction administrative, le défaut de qualité de propriétaire des requérants (du fait d'une expropriation), l'absence de réclamation préalable liant le contentieux, la tardiveté de la requête et la prescription quadriennale des créances. Le tribunal a fait droit à l'exception de prescription quadriennale, estimant que les requérants avaient une connaissance exacte de leurs préjudices au plus tard en 2013, et a rejeté l'ensemble de leurs demandes comme irrecevables, sans examiner le fond.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES**

1 octobre 2025• 3ème chambre