5 373 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
5 373
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 474
Avec résumé IA
Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER -HUOT -PIRET-JOUBES
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. C... visant à suspendre un arrêté préfectoral l’astreignant à conduire avec un éthylotest anti-démarrage. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la mesure n'entraîne pas une privation du droit de conduire mais seulement une restriction temporaire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le classement sans suite d'une demande de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), le juge a donné acte de ce désistement. Il a ensuite rejeté la demande d'allocation d'une somme d'argent au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'elle n'était pas justifiée en l'espèce.
Avocat : JOUVIN
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés municipaux fixant le taux d'indemnités (IAT et IEMP) pour un agent non-titulaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'agent. Il estime que le maire, en fixant les taux d'indemnité, a exercé son pouvoir discrétionnaire sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation et que les critères de la délibération municipale ont été respectés. **Textes appliqués** : Loi du 13 juillet 1983 (article 20), loi du 26 janvier 1984 (article 88), décrets du 6 septembre 1991, du 26 décembre 1997 et du 14 janvier 2002 relatifs aux régimes indemnitaires dans la fonction publique.
Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant, M. B..., de sa demande d'annulation du refus implicite de titre de séjour. Le juge applique l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, constatant que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'a pas répondu dans le délai imparti. La procédure est ainsi close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : JOORY
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante algérienne. Le tribunal a annulé la décision du préfet de police, considérant que le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) étaient entachés d'une erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de la situation personnelle et familiale de la requérante. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que les conventions internationales invoquées, et a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de titre de séjour.
Avocat : DJOUANI
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et prononçant son éloignement. Le juge a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle de l'intéressé (vie familiale avec une compagne et des enfants en situation irrégulière) ne constituait pas des circonstances humanitaires ou exceptionnelles au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La promesse d'embauche invoquée n'a pas été jugée suffisante pour justifier une admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : OLSZAKOWSKI JONAS
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en jugeant que sa situation ne répondait pas aux critères humanitaires ou exceptionnels prévus à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle a également écarté le moyen tiré de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que l'atteinte à sa vie privée et familiale n'était pas disproportionnée.
Avocat : JOLET INGRID
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête en excès de pouvoir d'un ressortissant haïtien visant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que le préfet a procédé à l'examen requis de la situation personnelle du requérant et que ce dernier, qui ne justifie pas d'une insertion durable en France, ne peut se prévaloir utilement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le CESEDA et la CEDH.
Avocat : ATTAL JOHANNA
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête d'un fonctionnaire territorial visant à annuler un arrêté constatant son absence de service et le titre de perception associé. Le tribunal a jugé que l'administration avait compétence liée pour opérer une retenue sur traitement, l'absence étant imputable à l'agent, et a écarté les moyens soulevés contre l'arrêté comme inopérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, notamment l'article L. 712-1, et de la loi du 12 avril 2000.
Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'un ressortissant étranger visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la requête se heurte à une contestation sérieuse, car le demandeur a adressé sa demande par courriel alors que la procédure requise passait par une plateforme en ligne spécifique. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CASTEJON
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un étranger. Il a constaté son incompétence territoriale, car l'assignation a eu lieu dans les Hauts-de-Seine. En application des articles R. 922-2 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, juridiction territorialement compétente.
Avocat : AJOYEV
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête d'un propriétaire visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant des travaux pour faire cesser un danger imminent dans un logement. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement des articles L. 1331-22 du code de la santé publique et L. 511-19 du code de la construction et de l’habitation, était légal, les désordres constatés (risque d'électrocution et d'intoxication) justifiant pleinement la mesure. Il a également rejeté les conclusions indemnitaires du requérant, considérant que les conditions pour engager la responsabilité de l'État n'étaient pas réunies.
Avocat : NJOCKE
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante péruvienne et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que le préfet des Yvelines avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas l'existence de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au regard de l'ancienneté du séjour, de l'intégration professionnelle et de la vie privée de la requérante. L'administration est enjoint de réexaminer sa demande de titre de séjour.
Avocat : CABINET MARTIN JOUVIN
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour pour une ressortissante kosovare. Le juge a estimé que le refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, au regard de son ancienneté de séjour, de son mariage avec un résident régulier et de la naissance de ses deux enfants en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à la requérante un titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête en annulation d'un retrait de points et de l'invalidation d'un permis de conduire. Le juge estime que les conclusions relatives aux retraits de points antérieurs sont sans objet, ceux-ci ayant été restitués avant l'introduction du recours. Concernant le moyen principal, le tribunal considère que l'administration a rapporté la preuve qu'elle avait bien informé le requérant des conséquences de l'infraction, comme l'exigent les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : SOPHIE JONQUET AVOCATS ASSOCIES
Avocat : JOURDAN
Avocat : NJOYA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la suspension administrative de son permis de conduire pour cinq mois. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, relevant que la décision était régulièrement signée et suffisamment motivée par l'excès de vitesse (120 km/h dans une zone limitée à 70 km/h). Concernant l'absence de procédure contradictoire, le tribunal a jugé que l'urgence inhérente à la suspension dans un délai de 72 heures, prévue par les articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route, justifiait cette dérogation au principe général du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : JOSSEAUME
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de la commune de Berre-l'Étang qui sollicitait la fin des mesures provisoires (suspension d'un arrêté municipal et injonction de délivrer une autorisation) ordonnées par une précédente ordonnance. Le juge estime que la commune n'apporte aucun élément nouveau justifiant une modification des mesures et que ses arguments sont soit irrecevables, soit manifestement mal fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL VALADOU-JOSSELIN & ASSOCIÉS