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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 373 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 373

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 506

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : JOEffacer tout
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500463

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Groupe Elan. Celle-ci contestait son éviction d'un marché public de prestations intellectuelles de la région Réunion, invoquant notamment une dénaturation de son offre et une méthode de notation irrégulière. Le juge a rappelé qu'il ne lui appartient pas de se prononcer sur l'appréciation de la valeur des offres par l'acheteur, sauf en cas de dénaturation manifeste, et a estimé que tel n'était pas le cas en l'espèce. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation de la procédure de passation.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

13 mai 2025
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2502543

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes du 7 mai 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a annulé cette décision, estimant qu'elle était disproportionnée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Il a relevé que le préfet n'avait pas suffisamment pris en compte la situation personnelle de M. B, notamment sa qualité de père d'un enfant français né en janvier 2025, au regard des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : GUILLOT JOELLE

13 mai 2025• Magistrat Mme Soler
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500251

Le Tribunal Administratif de la Martinique a été saisi par la société Aztec - Le Conseil Pour Les Projets, d'abord en référé précontractuel, puis en référé contractuel, pour contester son éviction d'un marché public d'assistance à maîtrise d'ouvrage passé par la commune de Saint-Joseph. Le juge a constaté que le contrat avait été signé le 10 avril 2025, avant l'introduction de la requête initiale en référé précontractuel, rendant cette première action irrecevable. Saisi ensuite sur le fondement des articles L. 551-13 et suivants du code de justice administrative, le tribunal a examiné les moyens soulevés par la société requérante, notamment l'irrégularité du rejet de son offre et un conflit d'intérêts. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la société Aztec, considérant que les moyens invoqués ne se rattachaient pas à un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence, seuls susceptibles d'être utilement soulevés dans le cadre du référé contractuel.

Avocat : LABEJOF-LORDINOT

13 mai 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403626

Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant géorgien, qui contestait un arrêté préfectoral du 8 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le requérant invoquait une erreur d’appréciation liée à son état de santé, mais le tribunal a jugé que cette circonstance était sans incidence sur la légalité de la mesure prise sur le fondement du 4° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’exception d’illégalité soulevée contre l’interdiction de retour a également été écartée, faute d’illégalité établie de l’obligation de quitter le territoire. La décision a été rendue publique le 13 mai 2025.

Avocat : OLSZAKOWSKI JONAS

13 mai 2025• Chambre 1
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2104156

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement pur et simple de la SMABTP, qui demandait la condamnation in solidum de plusieurs constructeurs sur le fondement de la responsabilité décennale pour des sinistres affectant un ouvrage des hôpitaux du Léman. La solution retenue est le non-lieu à statuer sur l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes reconventionnelles et les frais de justice. Aucun texte spécifique n'est appliqué au fond, le désistement mettant fin à l'instance.

Avocat : SCP FESSLER JORQUERA & ASSOCIES

13 mai 2025• 6ème Chambre
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501637

Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la délivrance sous astreinte d’un permis de conduire français en échange de son permis calédonien. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas établie, d’autant que la demande administrative était toujours en cours d’instruction en raison du caractère incomplet du dossier de l’intéressé, non régularisé malgré une demande en ce sens. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : JOSSEAUME

12 mai 2025
TA102Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500284

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté portant proclamation des résultats des élections des représentants des assistants maternels et familiaux à la commission consultative paritaire territoriale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants n'ont pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention rapide du juge, et que les irrégularités alléguées, à les supposer établies, ne caractérisent pas une urgence suffisante. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LABEJOF-LORDINOT

12 mai 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406971

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B, ressortissant comorien, contestant l'arrêté du préfet de l'Aude refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le comportement de M. B, placé en détention provisoire pour violences conjugales en présence d'un mineur, constituait une menace pour l'ordre public au sens des articles L. 412-5 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette menace justifiait légalement le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire, sans méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : DE ARANJO

12 mai 2025• PROCEDURES 96 H H / 48 H
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402453

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée par le préfet de Seine-et-Marne à M. B, ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’ancienneté de son séjour, de son mariage avec une compatriote titulaire d’une carte de résident, de la naissance de leur enfant en France et de son insertion professionnelle. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à M. B un titre de séjour mention « vie privée et familiale » dans un délai de deux mois et a condamné l’État à lui verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

9 mai 2025• 4ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409730

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique lui interdisant le retour sur le territoire français pendant un an. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : COJOCARU

9 mai 2025• OQTF 6 semaines - 12ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503146

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait, et que la procédure avait respecté les droits de l'intéressé. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : JOULIE LISA

9 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503147

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de M. A, ressortissant algérien, contre un arrêté préfectoral du 28 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, une erreur de droit (en se prévalant de l'accord franco-algérien), une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant. Après audience publique, la magistrate désignée a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que l'arrêté était légal. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant la mesure d'éloignement.

Avocat : JOULIE LISA

9 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2501513

Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Pas-de-Calais suspendant le permis de conduire de M. A pour douze mois à la suite d’une conduite sous l’emprise d’alcool. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré les besoins professionnels invoqués par le requérant, en raison de la gravité de l’infraction et de l’existence de suspensions antérieures pour des faits similaires. La solution retenue privilégie les exigences de sécurité routière et d’intérêt général sur la situation personnelle de l’intéressé. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : JOSSEAUME

7 mai 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503321

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 13 mars 2025 suspendant son permis de conduire pour six mois. Par un mémoire du 22 avril 2025, le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 7 mai 2025, mettant ainsi fin à l’instance.

Avocat : JOSSEAUME

7 mai 2025
TA45Ordonnance

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502227

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 4 avril 2025 suspendant le permis de conduire de M. B pour sept mois. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas remplie. Il relève que le requérant, artisan créateur d'objets, n'apporte pas de justificatifs suffisants démontrant que la suspension porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle. En outre, la proximité de l'audience au fond, fixée au 11 juin 2025, exclut le caractère urgent de la demande de suspension.

Avocat : JOSSEAUME

7 mai 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407741

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le tribunal considérant que les moyens soulevés ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et les dispositions du CESEDA.

Avocat : JOUTEAU

7 mai 2025• 3ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502641

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. A, ressortissant roumain, contestant un arrêté préfectoral du 9 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet concernant la tardiveté de la requête, en application des articles L. 251-7 et L. 614-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui prévoient des délais spécifiques pour les étrangers détenus. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté, jugeant que la décision d'obligation de quitter le territoire français était entachée d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 251-1 2° du CESEDA, ce qui a entraîné par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes (refus de délai, pays de renvoi, interdiction de circulation). La solution retenue est l'annulation totale de l'arrêté préfectoral.

Avocat : JOUBIN

7 mai 2025• Reconduite à la frontière
TA33Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406248

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme D épouse A, qui contestait le refus implicite de séjour du préfet de la Gironde. Le tribunal a constaté qu’un arrêté de refus de séjour avec obligation de quitter le territoire, notifié par pli recommandé présenté le 9 avril 2024, s’était substitué à la décision implicite. La requête, enregistrée le 7 octobre 2024, était tardive car déposée après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu par les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative.

Avocat : JOUTEAU

6 mai 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311849

Cette décision du Tribunal Administratif de MELUN (6ème chambre) annule le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de délivrer un titre de séjour à Mme B épouse A, ressortissante ivoirienne. Le tribunal retient que la décision est illégale pour défaut de motivation, car l'administration n'a pas communiqué les motifs de son refus implicite à la requérante, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, il enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

6 mai 2025• 6ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301248

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en formation de 2ème chambre, était saisi par M. A, ressortissant géorgien, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet de l’Indre refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé. Le tribunal a d’abord prononcé la radiation de la première requête (n° 2301248) au motif que le requérant, en désignant un nouvel avocat pour une seconde requête (n° 2301689), avait implicitement choisi un mandataire unique. Sur le fond, la décision implicite de rejet a été annulée, le préfet n’ayant pas justifié avoir saisi le collège de médecins de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) pour avis, en méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : AJOYEV NADER

6 mai 2025• 2ème chambre