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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

8 774 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

8 774

Décisions totales

383 581

Ordonnances

312 195

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : KAEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401497

Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 16 janvier 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne avait retiré la carte de résident de M. B..., ressortissant congolais, et l'avait obligé à quitter le territoire français. La décision de retrait est annulée pour vice de forme, car elle ne mentionne pas le fondement juridique (article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration) et est insuffisamment motivée. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination sont également annulées.

Avocat : LOKAMBA OMBA MICHEL

30 septembre 2025• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2406882

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de Mme A..., ressortissante cap-verdienne, qui contestait le refus implicite de titre de séjour né du silence du préfet des Yvelines. La requête est jugée irrecevable car la demande de Mme A... du 7 juin 2024 constituait un recours gracieux contre un refus d'enregistrement de dossier, et non une demande de titre de séjour. Aucune décision implicite de refus de titre de séjour n'est donc née, rendant les conclusions irrecevables. Le tribunal applique les articles L. 423-11, L. 431-1, R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BARKAT

30 septembre 2025• 9ème chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2502587

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution du certificat de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire de Trezelles pour l’implantation d’un pylône de radiotéléphonie. La requérante invoquait une atteinte au paysage et à l’environnement, en se fondant sur les articles R. 111-26 et R. 111-27 du code de l’urbanisme, ainsi qu’un vice de procédure. Le tribunal a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le préjudice allégué étant insuffisamment caractérisé, et qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée.

Avocat : KATAM Avocats

30 septembre 2025
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2504125

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme C... épouse A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Bas-Rhin de renouveler sa carte de séjour temporaire. En défense, le préfet a produit un titre de séjour délivré le 10 juillet 2025, rendant la requête sans objet. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, la requérante n’a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté le désistement d’office et donné acte de ce désistement par ordonnance.

Avocat : BOUKARA

30 septembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509195

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B... A..., ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire du 20 juin 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la décision de refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de l'absence de liens familiaux établis en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : AVI KASSI

30 septembre 2025• 4ème chambre
TA21Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502997

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant un arrêté préfectoral du 25 mars 2025 portant obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 13 août 2025, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a rappelé que ce délai n'est pas prorogé par l'exercice d'un recours gracieux, conformément à l'article R. 911-1 du même code. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP THURIOT-STRZALKA

30 septembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502050

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. D..., ressortissant comorien, qui demandait la suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Le juge estime que l'atteinte alléguée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'est pas grave et manifestement illégale, faute pour le requérant de justifier de l'ancienneté de son séjour et de la régularité du séjour de sa compagne. La condition d'urgence n'a pas été examinée.

Avocat : KALED

30 septembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2523621

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les recours de Mme B... contre les arrêtés du préfet de police des 25 juin et 11 août 2025, portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour, assignation à résidence et refus de restitution de passeport. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur des actes, une violation de son droit au maintien sur le territoire en raison de la présence de ses enfants mineurs, une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et une méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la Convention de New York). Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes d'annulation, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et de surveillance prises par le préfet.

Avocat : KADOCH

30 septembre 2025• 8e Section - MESD
TA80Décision

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2503887

Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé, a suspendu l’exécution de la décision du 6 août 2025 imposant des fouilles intégrales systématiques à M. B..., détenu au centre pénitentiaire de Beauvais. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, ces fouilles portant une atteinte grave et immédiate à la dignité et aux conditions de détention du requérant. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d’une insuffisance de motivation et d’une erreur manifeste d’appréciation au regard des articles L. 225-1 du code pénitentiaire et 3 de la Convention européenne des droits de l’homme.

Avocat : SALKAZANOV

30 septembre 2025
CAA69Ordonnance

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-25LY02507

Avocat : TUENDIMBADI KAPUMBA

29 septembre 2025• Juge des référés
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509169

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... contestant un arrêté du préfet de police du 7 janvier 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour douze mois. Le juge a constaté que le recours, introduit le 30 juin 2025, était tardif car présenté après le délai de sept jours prévu par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrecevabilité manifeste, non susceptible d'être régularisée, a conduit au rejet de la demande sans examen au fond.

Avocat : MOUTSOUKA

29 septembre 2025
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2506463

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral du 2 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé en droit et en fait. Sur le fond, il a estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de justifier de liens familiaux intenses en France ou d'une insertion professionnelle établie. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 424-1 et L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AKAGUNDUZ

29 septembre 2025• 1ère chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2506001

Le Tribunal administratif de Versailles a constaté le désistement d'office de la requête de M. B..., dont la copie était illisible (page blanche). Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le juge a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui permet d'inviter le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions sous peine de désistement. Faute de réponse de l'intéressé dans le délai d'un mois suivant la demande de confirmation, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.

Avocat : KARASU

29 septembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2307357

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... contestant les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2014 et 2015, issues de revenus distribués par la SARL Verso. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification était suffisamment motivée, notamment sur le taux de charges de 80% et l'origine des renseignements, et que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires n'était pas entachée d'erreur. Il a également estimé que la majoration de 40% pour manquement délibéré était justifiée. La solution s'appuie sur les articles L. 57 et L. 76 B du livre des procédures fiscales, ainsi que sur le 1° du 1 de l'article 109 du code général des impôts.

Avocat : ARIKAN

29 septembre 2025• 7ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408087

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à verser 5 700 euros à Mme A... pour carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 2 février 2022, n’avait reçu aucune proposition de logement, engageant la responsabilité de l’État à compter du 2 août 2022. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, estimant que le maintien dans une situation de privation de logement avec cinq enfants causait des troubles dans les conditions d’existence. L’indemnisation a été fixée à 5 700 euros pour la période du 2 août 2022 à la date du jugement.

Avocat : N'TSIKABAKA

29 septembre 2025• 2ème Chambre (J.U)
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2502517

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de M. et Mme B... visant à annuler les arrêtés du préfet du Haut-Rhin du 26 février 2025 leur refusant un titre de séjour, leur faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que la procédure d’avis médical était régulière et que les décisions n’étaient pas contraires à l’article L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni aux stipulations de l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant. Il a également jugé que les moyens tirés de l’illégalité des décisions subséquentes par voie de conséquence étaient infondés.

Avocat : SABATAKAKIS

29 septembre 2025• 4ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508615

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de Mme A... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision est jugée suffisamment motivée et non entachée d'un vice de procédure, aucune disposition n'imposant une procédure contradictoire préalable. Sur le fond, le tribunal estime que l'OFII a fait une exacte application de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme A... ayant déposé sa demande d'asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France sans motif légitime. En l'absence d'éléments prouvant sa vulnérabilité, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation est également écarté.

Avocat : TUENDIMBADI KAPUMBA

29 septembre 2025• ELOIGNEMENT
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527071

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante iranienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 16 septembre 2025 refusant son admission sur le territoire français au titre de l'asile. La requérante soutenait ne pas avoir bénéficié de la présence d'un tiers lors de son entretien à l'OFPRA et que la décision fixant le pays de destination violait l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : KARIMI

29 septembre 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527074

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., ressortissant iranien, qui contestait le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile. Le juge a estimé que sa demande d’asile était manifestement infondée au sens des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, son récit de conversion au christianisme et de crainte de persécutions étant dépourvu de crédibilité. La décision a également écarté le moyen tiré de la violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme concernant le pays de destination.

Avocat : KARIMI

29 septembre 2025• 8e Section - MESD
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503881

Le Tribunal administratif d'Orléans a été saisi par Mme C..., ressortissante congolaise, d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 23 juin 2025 refusant son titre de séjour en tant que parent d'enfant français, l'obligeant à quitter le territoire sans délai et fixant le pays de destination. La requérante soutenait notamment que le refus méconnaissait les droits de la défense et l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa contribution à l'entretien de son enfant français. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la requérante n'établissait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant, condition nécessaire à la délivrance du titre de séjour sollicité. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 371-2 du code civil.

Avocat : MIAMONECKA

29 septembre 2025