8 774 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
8 774
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 668
Avec résumé IA
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un refus implicite de délivrance d'un titre de séjour "salarié" et d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de travail. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant, en situation irrégulière depuis son entrée en France en 2017 et n'ayant déposé une première demande de titre de séjour qu'en 2023, ne démontre pas que le refus de titre de séjour lui cause un préjudice suffisamment grave et immédiat pour caractériser l'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de la suspension en référé).
Avocat : KACOU
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui renonçait à son recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). En conséquence, la juridiction n'a pas eu à examiner le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui habilite le président du tribunal à constater un tel désistement.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. G... visant à annuler son arrêté de transfert vers la Suisse au titre du règlement Dublin III. La juridiction estime que la décision est régulière, notamment au regard de la délégation de signature, de l'accord exprès des autorités suisses et de l'application correcte de l'article 12 du règlement (UE) n°604/2013. Elle retient que le visa uniforme délivré par la France au nom de la Suisse engage la responsabilité de cet État pour l'examen de la demande d'asile.
Avocat : ATSATITO KAMANOU
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour, et une assignation à résidence. La juridiction a estimé que les décisions étaient légalement prises, suffisamment motivées et ne constituaient pas une atteinte disproportionnée à la vie privée au sens de l'article 8 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) pour fonder sa décision.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'assignation à résidence de 45 jours pris à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la délégation de signature et la motivation, conformément aux articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les contraintes imposées par l'assignation ne constituaient pas une atteinte disproportionnée au droit d'aller et venir.
Avocat : KAOULA
Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Le Tribunal administratif de Pau statue par ordonnance sur une requête en exécution d'un jugement. La requérante, ayant omis de confirmer le maintien de ses conclusions après une mise en demeure, est réputée s'être désistée, acte dont le tribunal donne acte en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Les conclusions de l'établissement défendeur au titre de l'article L. 761-1 du même code sont rejetées.
Avocat : SELARLU KARINE LHOMY
Avocat : KADDOURI
Avocat : KACOU
Avocat : AKAR
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. D... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté, fondé sur le retrait de son titre de séjour et l'absence de séjour régulier, est légal et suffisamment motivé au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1). Elle écarte également les moyens tirés d'un vice d'incompétence et d'une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH.
Avocat : KALED
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 10 février 2026 obligeant M. A... B... à quitter le territoire français. Le juge a retenu que le refus d'accorder un délai de départ volontaire était insuffisamment motivé, notamment sur l'appréciation du risque de soustraction à l'obligation de quitter le territoire français, méconnaissant ainsi les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Conformément à la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, cette illégalité entraîne l'annulation de la décision de retour dans son intégralité.
Avocat : ABDOLLAHI MANDOLKANI
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que le ministre de l'intérieur, par sa décision explicite du 15 mars 2023, avait légalement substitué sa propre appréciation à celle du préfet, en relevant notamment des périodes de séjour irrégulier et une aide à un séjour irrégulier justifiant l'ajournement. La décision a été prise en application des articles 21-15 et 21-24 du code civil, le tribunal considérant qu'elle n'était pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des éléments du dossier.
Avocat : KARIMI
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la commune de Cour-Cheverny, qui demandait l'annulation de l'arrêté interministériel du 11 juillet 2022 refusant la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse en 2021. La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée, notamment par l'avis défavorable de la commission interministérielle estimant que l'intensité des phénomènes n'était pas anormale, et que la procédure avait été régulièrement suivie. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de l'article L. 125-1 du code des assurances.
Avocat : SCP DIKAIA AVOCATS
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand rejette la requête de M. B... visant à contester des amendes fiscales, en raison de son irrecevabilité manifeste. Le requérant n'a pas produit, malgré une mise en demeure, la réclamation préalable obligatoire ou son accusé de réception, condition prévue par le livre des procédures fiscales. La juridiction fonde sa décision sur les articles R. 190-1 et R. 199-1 du livre des procédures fiscales et applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet par ordonnance des requêtes manifestement irrecevables non régularisées.
Avocat : KARTAL EMEL
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision implicite de rejet par l'OFII du bénéfice des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Le tribunal a retenu que la décision initiale de refus, fondée sur le non-respect du délai de 90 jours pour solliciter l'asile, avait été prise sans procéder à l'entretien de vulnérabilité préalable exigé par l'article R. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ce vice de procédure affectait la régularité de la décision soumise au juge.
Avocat : SELARL BERARD - JEMOLI - SANTELLI - BURKATZKI - BIZZARRI
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en annulation d'un permis d'aménager délivré pour un lotissement. Le juge a estimé que les requérants n'établissaient pas un intérêt à agir suffisant, car ils ne démontraient pas que le projet affectait directement leurs conditions d'occupation, et a jugé leurs moyens sur le fond non fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : ALEXANDRE - LÉVY - KAHN - BRAUN & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant algérien, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que l'arrêté, signé par un secrétaire général délégataire, était régulier, suffisamment motivé et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. Elle a jugé que l'ingérence de l'autorité publique, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers, était justifiée au regard de la situation irrégulière prolongée du requérant et de l'absence d'éléments familiaux particulièrement contraignants.
Avocat : SKANDER
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, se prononce sur une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Il constate que le requérant, initialement en rétention dans le Loiret, est domicilié dans le Morbihan. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il estime que le tribunal administratif de Rennes est désormais territorialement compétent et ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Avocat : KAO
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction. En effet, l'objet du litige a disparu suite à la délivrance d'une carte de séjour temporaire au requérant après l'introduction de son recours. La juridiction rejette également la demande d'allocation pour frais de procédure présentée sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : HAJI KASEM