8 774 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
8 774
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 068
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Paris statue sur une requête en excès de pouvoir concernant le refus de délivrance d'une carte professionnelle de taxi. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales d'annulation et d'injonction, le tribunal ne se prononce que sur la demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il condamne l'État à verser au requérant la somme de 1 500 euros pour les frais exposés et non compris dans les dépens.
Avocat : FOTSO POUOKAM
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que le moyen tiré d'une erreur d'appéciation sur le caractère réel et sérieux des études du requérant créait un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation dans un délai de deux mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Avocat : ALPHONSE KATY
Avocat : SCP FABIANI PINATEL;SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Avocat : KABAMBA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de suspension en référé du rejet implicite du renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la situation irrégulière de la requérante, car elle disposait encore d'un récépissé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KAMARA
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus de Lyon Métropole Habitat de lui attribuer un nouveau logement social. Le tribunal a jugé que ce litige, n'étant pas détachable de l'exécution du contrat de bail de droit privé, relevait manifestement de la compétence de la juridiction judiciaire et non de la juridiction administrative. En conséquence, il a déclaré son incompétence pour en connaître, en application des articles R. 222-1 et R. 772-5 du code de justice administrative.
Avocat : COMBE KAES
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui retirait son recours en excès de pouvoir contre le refus préfectoral de délivrer un titre de séjour. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'annulation et d'injonction.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande d'un ressortissant turc visant à enjoindre la préfecture de lui délivrer un récépissé de demande de carte de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a estimé que le requérant n'établissait pas avoir présenté un dossier complet lors de son rendez-vous en préfecture. Par conséquent, la mesure sollicitée se heurtait à une contestation sérieuse, condition nécessaire pour ordonner une telle injonction en référé.
Avocat : ABDOLLAHI MANDOLKANI
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une famille du centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Tourcoing. Le juge a estimé que le maintien sans titre des occupants, après le rejet définitif de leurs demandes d'asile et malgré plusieurs mises en demeure, constituait une occupation irrégulière justifiant une mesure d'urgence. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal ayant considéré que la présence d'enfants mineurs scolarisés ne constituait pas, en l'espèce, une vulnérabilité particulière faisant obstacle à l'expulsion.
Avocat : LOKAMBA OMBA
Avocat : SALKAZANOV
Avocat : TUENDIMBADI KAPUMBA
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. C... visant à suspendre le refus de visas de regroupement familial pour son épouse et son enfant. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, malgré l'allégation d'une séparation familiale prolongée et de problèmes de santé, considérant que la situation n'est pas suffisamment grave et immédiate. La demande est examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : KAMARA
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d'un étranger visant à obtenir l'injonction de délivrance d'un titre de séjour. Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, n'est pas recevable car elle cherche à faire obstacle à une décision implicite de rejet née du silence de l'administration, ce que l'article L. 521-3 interdit. La décision s'appuie sur les articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient qu'un silence de quatre mois sur une demande de titre vaut rejet.
Avocat : DALIL ESSAKALI
Avocat : KADOCH
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de sa demande principale après avoir obtenu une attestation de prolongation d'instruction, le juge a simplement pris acte de ce désistement. Il a en revanche condamné l'État à lui verser 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés pendant la procédure.
Avocat : NIAKATE
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le rejet implicite d'une demande de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales après avoir obtenu une attestation de prolongation d'instruction, le juge a donné acte de ce désistement. Il a néanmoins mis à la charge de l'État une somme au titre de l'aide juridictionnelle (article 37 de la loi du 10 juillet 1991), sous réserve de l'admission définitive du requérant à cette aide.
Avocat : NIAKATE
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (6ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que l'arrêté contesté est suffisamment motivé en droit et en fait, et que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour au titre de l'article L. 435-1 du CESEDA. **Textes appliqués** : Articles L. 435-1, L. 611-1, L. 612-1, L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration (CRPA).
Avocat : TSIKA-KAYA
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral du 20 février 2026 lui interdisant le retour sur le territoire français pour trois ans. Le tribunal a jugé que le préfet de la Sarthe était compétent pour prendre cette mesure et que sa motivation était suffisante, notamment au regard de l'absence de délai de départ volontaire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 612-6.
Avocat : KAO
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. C... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que l'arrêté, pris par un sous-préfet dûment habilité, est régulier en la forme et suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Elle considère également que la mesure, qui intervient après le rejet définitif de sa demande d'asile, ne méconnaît pas son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : AKAR
Le Tribunal Administratif de Caen a annulé l'arrêté du maire de Saint-Sylvain du 17 juillet 2023 qui s'opposait à l'implantation d'un relais de radiotéléphonie. Le juge a relevé d'office que la décision municipale était dépourvue de base légale, car elle se fondait sur un règlement de plan local d'urbanisme (PLU) qui avait été annulé antérieurement par une autre décision de justice. Par conséquent, le tribunal n'a pas eu à examiner les autres moyens soulevés par les requérantes concernant l'insuffisance de motivation ou l'erreur d'appréciation.
Avocat : KATAM Avocats