8 774 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
8 774
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 867
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande d'un étudiant étranger visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour pour effectuer un stage. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'extrême urgence nécessaire à cette procédure, notamment en ne justifiant pas que la régularité de son séjour était une condition préalable à la réalisation de son stage. Par conséquent, sans qu'il soit besoin d'examiner l'éventuelle atteinte à une liberté fondamentale, la requête a été rejetée pour défaut d'urgence.
Avocat : ALPHONSE KATY
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 30 mai 2025 refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle de l'intéressé (présence depuis 2016 et présence d'une fille en France) ne constituait pas, en l'espèce, des motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile justifiant une admission exceptionnelle au séjour. Le juge a également écarté le moyen tiré d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TSIKA-KAYA
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté préfectoral de l'Essonne lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, une interdiction de retour de deux ans, et fixant un pays de destination. La juridiction a estimé que la préfète, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale de l'intéressée, au regard notamment des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à une insuffisance de motivation ou à une erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.
Avocat : CHIKAOUI
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de regroupement familial. Le juge estime que le requérant, qui invoquait une atteinte à sa vie familiale (article 8 de la CEDH), n'a pas établi le caractère d'urgence requis par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est rendue sans examen approfondi du fond, sur le seul défaut d'urgence, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : BAKAYOKO
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la décision fixant son pays de renvoi. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris par un agent disposant d'une délégation de signature, était légal et suffisamment motivé, notamment au regard du rejet définitif de sa demande d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1, L. 612-12 et L. 613-1) et a examiné le respect des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : AKAGUNDUZ
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi en référé-suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A..., qui contestait la clôture de sa demande de renouvellement de titre de séjour pour incomplétude, le refus de délivrance d'un récépissé et le refus implicite de renouvellement de son titre. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas d'une situation de précarité administrative suffisamment grave et imminente, et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment les articles R. 431-10 à R. 431-12 et L. 421-3.
Avocat : MASAROTTO ANOUCHKA
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a suspendu l’exécution de l’arrêté du préfet de la Côte-d’Or ordonnant l’expulsion de M. A..., un étranger résidant en France depuis plus de vingt ans et entré avant l’âge de treize ans. La condition d’urgence a été reconnue compte tenu du risque immédiat d’éloignement et des conséquences irréversibles sur sa vie familiale. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 631-1 et L. 631-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L’exécution de l’arrêté préfectoral est donc suspendue jusqu’au jugement au fond.
Avocat : ZIANE KARIM
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi en référé par les sociétés Bouygues Télécom et Cellnex France Infrastructure pour suspendre l'arrêté du maire d'Hérouville-Saint-Clair du 12 novembre 2025 s'opposant à leurs travaux déclarés pour l'implantation d'une antenne relais. Les requérantes invoquaient l'urgence, présumée en matière d'autorisation d'urbanisme, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'une motivation insuffisante et de l'absence de fondement des motifs de refus tirés de l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme et du code des postes et communications électroniques. La commune a contesté l'urgence et la légalité de son arrêté, proposant des substitutions de motifs. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, les sociétés n'apportant pas la preuve d'une atteinte grave et immédiate à leurs intérêts, et a mis à leur charge les frais de justice.
Avocat : KATAM Avocats
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C... D... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a estimé que le préfet de l'Eure avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en constatant l'absence de conditions légales pour délivrer un titre, notamment au titre de la vie privée et familiale (article L. 423-23 du CESEDA) ou de parent d'enfant malade (article L. 425-9 du CESEDA). Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3 de la CIDE ont également été écartés, le juge n'ayant pas constaté d'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale ou de risque pour l'intérêt supérieur de l'enfant.
Avocat : NIAKATE
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2025 refusant son titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en raison de l'absence d'entrée régulière de l'intéressée sur le territoire, condition prévue par les articles L. 423-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également écarté les griefs d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle.
Avocat : NIAKATE
Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a déclaré incompétent pour connaître d'un recours en annulation contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a constaté que le requérant résidait à Bordeaux à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis le dossier au tribunal administratif de Bordeaux, juridiction territorialement compétente.
Avocat : CHIKAOUI MARGAUX
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme A..., ressortissante tchadienne, contestant l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant son titre de séjour pour soins, assorti d'une obligation de quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de son état de santé. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et que l'avis du collège de médecins de l'OFII, concluant à la possibilité d'un traitement approprié au Tchad, n'était pas entaché d'irrégularité. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'un arrêté préfectoral assignant à résidence un étranger pour l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que la motivation de l'arrêté est suffisante et que les modalités de l'assignation (présentation régulière au commissariat, remise des documents d'identité) sont nécessaires, adaptées et proportionnées à l'objectif d'éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 731-1, L. 733-1, L. 733-4 et R. 733-1.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le refus de visa de long séjour. Le requérant est réputé s'être désisté pour n'avoir pas produit le mémoire complémentaire annoncé, malgré une mise en demeure notifiée par voie électronique. La juridiction applique les articles R. 612-5 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs à la procédure devant les tribunaux administratifs.
Avocat : KARZAZI
Le Tribunal administratif de Melun (7ème chambre) a rejeté les requêtes de Mme A... D... et de M. F... C... visant à annuler les décisions préfectorales du 31 mars 2025 leur refusant un titre de séjour et leur enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet du Val-de-Marne était compétent pour prendre ces décisions et que les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas établis. En conséquence, les demandes d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour et de condamnation de l'État aux dépens ont également été rejetées.
Avocat : SALKAZANOV
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 12 novembre 2025 refusant un titre de séjour à M. A..., ancien réfugié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, considérant que l'intéressé pouvait solliciter une autorisation provisoire de séjour auprès du préfet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : KARASU
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII, considérant que le refus fondé sur le seul rejet d'une orientation en région, sans un examen approfondi de la vulnérabilité de la requérante (mère isolée avec un enfant en bas âge), était entaché d'une erreur de droit. La juridiction a appliqué les articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les principes de dignité et de protection des personnes vulnérables.
Avocat : KADOCH
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des décisions implicites du préfet des Bouches-du-Rhône refusant la délivrance d’un récépissé et le renouvellement du titre de séjour de M. A... B.... Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le requérant, qui sollicitait un changement de statut (de "travailleur saisonnier" vers un autre titre), ne pouvait bénéficier de la présomption d’urgence applicable au simple refus de renouvellement d’un titre identique, et n’a pas justifié de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité des décisions, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BAKAYOKO