8 774 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
8 774
Décisions totales
383 581
Ordonnances
265 317
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision implicite du sous-préfet de Nogent-sur-Marne du 1er juillet 2024 refusant de délivrer une carte de résident de dix ans à Mme B..., ressortissante marocaine. Le tribunal a relevé d'office que cette décision était entachée d'incompétence, le sous-préfet ayant signé en son nom propre sans démontrer qu'il agissait par délégation du préfet du Val-de-Marne, en méconnaissance de l'article R. 311-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : WAKKACH NAJIB
Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... tendant à obtenir une provision de 12 000 euros en réparation des préjudices résultant du retrait de son matériel informatique par l'administration pénitentiaire. Le juge a estimé que, M. B... n'ayant jamais pu utiliser le matériel litigieux faute de lecteur de disque, il n'établissait pas l'existence d'un préjudice, rendant l'obligation de l'État non sérieusement contestable. La requête a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la compétence de la juridiction administrative ou le bien-fondé des fautes alléguées.
Avocat : SALKAZANOV
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur une requête en suspension d’un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, a constaté que le préfet de la Moselle avait délivré un titre de séjour valable du 6 août 2025 au 5 août 2026 après l’introduction de la requête. En conséquence, le juge a estimé que les conclusions à fin de suspension et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Le tribunal a également admis le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire sur le fondement de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : HAJI KASEM
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B... pour contester le refus du préfet de la Moselle d'enregistrer sa demande de titre de séjour en tant qu'étranger malade. Après l'introduction du recours, le préfet a finalement enregistré la demande le 8 janvier 2026, rendant les conclusions en annulation et injonction sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions par une ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, il a condamné l'État à verser 1 000 euros à l'avocate de la requérante au titre des frais d'instance.
Avocat : SABATAKAKIS
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, saisi par M. B... d’une contestation de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2021 et 2022, a constaté son incompétence territoriale. Les impositions litigieuses ayant été établies par les services fiscaux du Doubs, le tribunal a ordonné, sur le fondement des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Besançon, seul compétent.
Avocat : SELARL ASKEA SCHNEIDER KATZ ET ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de police du 17 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la composition de la commission du titre de séjour, qui comprenait un maire d'arrondissement et son suppléant, était régulière au regard des articles L. 432-14 et R. 133-10 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
Avocat : ABDOLLAHI-MANDOLKANI
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet d'Eure-et-Loir du 20 janvier 2026 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Avocat : BEN YAHMED KALTOUM
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. D..., ressortissant bangladais, qui contestait la prolongation d’un an de son interdiction de retour sur le territoire français et son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et d’insuffisance de motivation, jugeant les décisions signées par une autorité délégataire compétente et suffisamment motivées en droit et en fait. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l’intéressé et que les décisions n’étaient pas entachées d’erreur manifeste d’appréciation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : KASSI
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, à l’intérêt supérieur de son enfant et au risque de persécution, mais n’a pas apporté de preuves suffisantes de sa vie familiale stable ni de la contribution du père à l’entretien de l’enfant. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée et que les allégations n’étaient pas fondées, rejetant la demande par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KALED
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme A..., professeure, contestant le refus du recteur de l'académie d'Aix-Marseille de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident dont elle a été victime le 28 février 2022 sur le trajet entre son domicile et son lieu de travail. Le tribunal a annulé la décision du recteur, jugeant que l'accident, survenu dans les parties communes de l'immeuble où résidait l'agent, constitue un accident de trajet au sens de l'article L. 822-19 du code général de la fonction publique. Il a enjoint au recteur de reconnaître l'imputabilité au service et de requalifier la période de congé en conséquence, sous astreinte.
Avocat : AKACHA
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Tourrettes-sur-Loup du 14 novembre 2024, qui s’opposait à une déclaration préalable pour l’installation de trois antennes et d’un pylône-arbre. Par un mémoire enregistré le 24 novembre 2025, les requérantes ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 29 janvier 2026, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le bien-fondé du litige.
Avocat : KATAM Avocats
Le Tribunal administratif de la Guadeloupe était saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet de sa réclamation préalable et d’une demande de mainlevée de saisies administratives à tiers détenteurs émises pour recouvrer des cotisations d’impôt sur le revenu de 2016 et 2017. Le tribunal a rejeté la requête en totalité. Il a jugé qu’il n’appartient qu’à l’autorité judiciaire, juge de l’exécution, de se prononcer sur la demande de mainlevée des saisies, et que la décision de rejet de la réclamation préalable, non détachable de la procédure d’imposition, ne peut être contestée par la voie du recours pour excès de pouvoir.
Avocat : BALOUKA
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, saisi en excès de pouvoir par M. B..., rejette sa requête. Il déclare irrecevables les conclusions tendant à l'annulation de la décision de rejet de sa réclamation préalable, car celle-ci est non détachable de la procédure d'imposition. Sur le fond, le tribunal confirme le bien-fondé des majorations de 40 % pour manquement délibéré, en application de l'article 1729 du code général des impôts, estimant que la déclaration rectificative tardive, postérieure à l'avis de vérification, ne démontre pas la bonne foi du requérant.
Avocat : BALOUKA
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe annule l'arrêté du 22 novembre 2023 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la décision du 5 octobre 2025 fixant le pays de renvoi. Le tribunal juge que le délai anormalement long de près de deux ans entre l'OQTF et son exécution, imputable à l'administration, a révélé une nouvelle décision d'éloignement. Cette solution est fondée sur la jurisprudence relative au changement de circonstances de fait ou de droit.
Avocat : MATHURIN KANCEL
Le Tribunal Administratif de Poitiers (2ème chambre) a rejeté la requête de la société Neoen demandant l'annulation de l'arrêté du 2 avril 2025 par lequel le préfet de la Vienne a refusé de lui délivrer un permis de construire pour un parc photovoltaïque à Millac. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du vice de procédure, fondé sur l'absence d'audition du pétitionnaire par la commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers, était inopérant car la demande avait été déposée avant l'entrée en vigueur de l'article L. 111-31 du code de l'urbanisme. Les autres moyens, relatifs à l'atteinte aux paysages, à la biodiversité et à l'insuffisance de l'étude d'impact, ont été écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner la demande de substitution de motif du préfet.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS KALLIOPE
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A... qui sollicitait l’exécution d’une précédente ordonnance ordonnant le réexamen de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la délivrance imminente d’une carte de séjour temporaire, attestée par le préfet, établissait la mise en œuvre effective de l’injonction initiale. Les textes appliqués sont les articles L. 521-4 du code de justice administrative et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : MATHURIN KANCEL
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante malgache, qui contestait une obligation de quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte grave à sa vie privée et familiale ainsi qu'aux articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison d'un risque de persécution. Le juge a estimé que ces allégations n'étaient pas étayées et que la demande d'asile produite était expirée, rendant la requête manifestement mal fondée. L'ordonnance a été rendue sans audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KALED
Le Tribunal Administratif de MELUN était saisi par la société All Airport Services Plus (AASP) de deux requêtes visant à contester, d'une part, la décision du 15 décembre 2022 du directeur régional et interdépartemental de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Île-de-France réformant une autorisation d'activité partielle, et d'autre part, les ordres de recouvrer émis pour récupérer les sommes indûment perçues. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes. Il a estimé que la décision de réformation n'était pas entachée d'un vice de procédure, d'une erreur de droit ou d'une erreur de fait, et que les ordres de recouvrer étaient légaux. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code du travail relatives à l'activité partielle.
Avocat : KALIANS AVOCATS
Avocat : MONOTUKA
Avocat : DALIL ESSAKALI