8 774 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
8 774
Décisions totales
383 581
Ordonnances
268 117
Avec résumé IA
Avocat : SAKASHVILI
Avocat : HAIK MICKAEL
Avocat : BAKAYOKO
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 7 juin 2023 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a rejeté les demandes de document de circulation pour étranger mineur (DCEM) pour les deux filles de M. D..., ressortissant algérien. La décision est annulée pour vice de forme et défaut de motivation, en méconnaissance des articles L. 212-1 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration. Le tribunal n’enjoint pas la délivrance des titres, mais renvoie l’administration à réexaminer les demandes.
Avocat : ELLAKANI
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 28 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation personnelle, et la méconnaissance du principe du contradictoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure était régulière, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ABDOLLAHI MANDOLKANI
Le Tribunal administratif de Toulon annule l'arrêté du préfet du Var du 7 mai 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant algérien, avec obligation de quitter le territoire et interdiction de retour. Le juge retient que le requérant justifiait d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, remplissant ainsi les conditions de l'article 6-1° de l'accord franco-algérien pour obtenir un certificat de résidence "vie privée et familiale". L'illégalité du refus de séjour entraîne l'annulation de l'ensemble des décisions contestées. Aucune injonction n'est prononcée car un titre de séjour a été délivré en cours d'instance, et l'Etat est condamné à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
Avocat : AKACHA
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Moselle. La requérante invoquait notamment un vice de procédure lié à l'avis du collège de médecins de l'OFII et une méconnaissance des articles L. 425-9, L. 542-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen de procédure, estimant que l'avis du collège de médecins, composé de trois médecins régulièrement désignés et distinct du médecin auteur du rapport, était régulier. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Avocat : SELARL BERARD - JEMOLI - SANTELLI - BURKATZKI - BIZZARRI
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... D..., ressortissante congolaise, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français sans délai et la fixation du pays de renvoi pris par le préfet de l'Eure. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Avocat : NIAKATE
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet du Cher du 29 janvier 2025. Ce dernier refusait le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé. La solution retenue s'appuie sur le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet du Pas-de-Calais du 13 juin 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DALIL ESSAKALI
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé suspension par les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France, contestant l'arrêté du maire de Pessac du 25 septembre 2025 qui s'opposait à leur déclaration préalable pour l'installation d'une antenne relais. Les requérantes invoquaient l'urgence, présumée par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'une motivation insuffisante et de motifs infondés tirés de l'atteinte paysagère ou du stationnement. La commune de Pessac a conclu au rejet, soutenant que l'urgence n'était pas établie et que les moyens n'étaient pas fondés, en se prévalant de diverses méconnaissances du plan local d'urbanisme (PLU). Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés ne créait de doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal, appliquant les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'urbanisme.
Avocat : KATAM AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait d'enjoindre au préfet de la Corrèze de statuer sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant dispose d'une attestation de prolongation d'instruction valable et ne justifie d'aucune circonstance particulière nécessitant un examen prioritaire de sa situation. La demande est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : AKAKPOVIE EKOUE DIDIER
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en 1ère chambre, a annulé l'arrêté du 27 mai 2025 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait refusé l'admission au séjour de Mme A..., ressortissante turque, au titre de l'asile, abrogé son attestation de demande d'asile et prononcé une obligation de quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance des articles L.541-1, L.541-2 et L.542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé qu'à la date de l'arrêté, Mme A... bénéficiait encore du droit de se maintenir sur le territoire français, la décision de l'OFPRA lui ayant été notifiée le 13 mai 2025 et un recours ayant été introduit devant la CNDA le 11 juin 2025.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de l'Oise du 30 décembre 2025 prolongeant son assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de la situation personnelle, l'irrégularité de la notification, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La décision a été rendue sur le fondement des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KARAKAS
Avocat : MOUTSOUKA
Le Tribunal administratif d'Amiens rejette la requête de Mme B..., ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 3 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, en raison de craintes liées à un réseau de proxénétisme en Belgique et de ses attaches en France. Le tribunal estime que ces allégations ne sont pas étayées et qu'aucune circonstance particulière ne justifie l'application de la clause dérogatoire de l'article 17. La décision de transfert est donc validée, et l'ensemble des conclusions de la requête (annulation, injonction, frais) est rejeté.
Avocat : TUENDIMBADI KAPUMBA
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème Chambre) a rejeté la requête de M. A... qui contestait la décision de l'OFII du 13 mai 2022 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) avait été respectée, M. A... ayant été invité à présenter ses observations. La solution retenue est fondée sur les articles L. 551-8 et L. 551-16 du CESEDA, qui permettent de mettre fin aux conditions matérielles d'accueil en cas de non-respect des exigences des autorités chargées de l'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes était saisi de cinq requêtes distinctes, introduites par M. H... et Mme D... épouse C..., visant à contester les décisions de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France du 10 avril 2024. Ces décisions confirmaient le refus de délivrance de visas de long séjour pour leurs quatre enfants mineurs et pour Mme D... épouse C... par l'autorité consulaire française à Bamako (Mali). En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a informé le tribunal que les visas sollicités avaient été délivrés le 19 novembre 2025. Par conséquent, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation des requêtes, celles-ci étant devenues sans objet.
Avocat : SELAS MIKEB SAAD KATUF
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'arrêté du 10 septembre 2025 du président de Colmar Agglomération levant la mise en sécurité de son immeuble. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était établie, les moyens invoqués (incompétence de l'agent, persistance des dangers, irrégularité de l'avis du comité technique) n'étant pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment les articles L. 511-5 et L. 511-14, et confirme la légalité de la mainlevée de l'arrêté de mise en sécurité.
Avocat : ALEXANDRE - LÉVY - KAHN - BRAUN & ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Caen, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... contestant son placement au quartier de lutte contre la criminalité organisée. Le juge se déclare incompétent territorialement, estimant que le litige relève du tribunal administratif de Paris, conformément à la décision du Conseil d’État n° 506827 du 28 octobre 2025. Il applique les articles R. 351-3, R. 312-1 et R. 312-8 du code de justice administrative, ainsi que l’article L. 224-5 du code pénitentiaire. La solution retenue est le rejet de la requête pour incompétence.
Avocat : SALKAZANOV