8 774 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
8 774
Décisions totales
383 581
Ordonnances
270 317
Avec résumé IA
Cette décision du Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie (1ère chambre) concerne une demande d’indemnisation de M. A... pour le préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa entre 2018 et 2023. Le requérant invoque une atteinte à la dignité humaine (article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme) et au respect de la vie privée et familiale (article 8), en raison de la surpopulation carcérale, du manque d’espace, de l’absence d’intimité et de défaillances sanitaires. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité pour la période postérieure à la réincarcération du requérant en septembre 2022, faute de réclamation préalable. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le débat porte sur l’engagement de la responsabilité de l’État pour faute simple et l’évaluation du préjudice, en application des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, du code pénitentiaire et du code de procédure pénale.
Avocat : SELARL D'AVOCAT KAIGRE
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 12 456 euros pour le préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa entre mars 2022 et août 2023. Le requérant invoquait notamment une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (traitements inhumains et dégradants) et de l'article 8 (vie privée et familiale), en raison de la surpopulation carcérale, du manque d'espace et de divers manquements sanitaires. Le tribunal a jugé que les éléments apportés ne démontraient pas un défaut d'espace individuel suffisant pendant une période significative, ni des conditions de détention attentatoires à la dignité humaine sur l'ensemble de la période, et a donc écarté la faute de l'État. La solution s'appuie sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code pénitentiaire.
Avocat : SELARL D'AVOCAT KAIGRE
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral subi en raison de conditions de détention indignes au centre pénitentiaire de Nouméa entre décembre 2021 et août 2023. Le requérant invoquait notamment une violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des dispositions du code de procédure pénale, en raison de la surpopulation carcérale, du manque d'espace individuel et de défaillances sanitaires. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute simple, mais a limité l'indemnisation aux périodes où le requérant n'a pas bénéficié d'un espace individuel d'au moins 3 mètres carrés, soit 41 jours. Il a accordé une somme de 380 euros, rejetant le surplus des conclusions, en application des principes dégagés par la Cour européenne des droits de l'homme et du code pénitentiaire.
Avocat : SELARL D'AVOCAT KAIGRE
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention indignes au centre pénitentiaire de Nouméa du 8 février 2022 au 29 août 2023. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (traitements inhumains et dégradants) et de l'article 8 (droit à la vie privée et familiale). Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour faute simple, en raison de la surpopulation carcérale et du manque d'espace individuel, mais a limité l'indemnisation à 1 080 euros, estimant que le préjudice ne concernait que 41 jours de détention dans des conditions particulièrement indignes. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et du code de procédure pénale, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'indemnisation des conditions de détention.
Avocat : SELARL D'AVOCAT KAIGRE
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A... d’une demande d’indemnisation pour préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa du 3 mai 2022 au 29 août 2023. Le requérant invoquait une atteinte à la dignité humaine (article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme) et au droit à la vie privée et familiale (article 8), en raison de la surpopulation carcérale, du manque d’espace individuel, de la vétusté des installations et de défaillances dans l’accès aux soins. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l’administration pénitentiaire n’avait pas commis de faute de nature à engager la responsabilité de l’État, au vu des travaux entrepris et de l’absence de preuve d’un traitement inhumain et dégradant caractérisé sur l’ensemble de la période. La décision s’appuie notamment sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que sur les dispositions du code de procédure pénale et du code pénitentiaire.
Avocat : SELARL D'AVOCAT KAIGRE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 avril 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur a invalidé le permis de conduire de Mme B... pour solde de points nul. La juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, malgré l’argument de la requérante sur sa nécessité professionnelle de chauffeur de taxi, en raison de la gravité des infractions commises (excès de vitesse et franchissement de ligne continue) et du délai de huit mois écoulé depuis la décision attaquée. Aucun des moyens soulevés, notamment le défaut d’information préalable ou l’erreur sur la restitution de points, n’a été examiné au fond, le rejet étant fondé sur l’absence d’urgence.
Avocat : SCP GUILLEMIN & MSIKA
Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la convocation à un rendez-vous préfectoral, même tardif, n'ouvre pas droit à la délivrance d'un récépissé, lequel suppose un dépôt de dossier complet. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KACHI
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. B... contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de retour de deux ans, et un arrêté d’assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la mesure d’éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, et n’a pas méconnu l’intérêt supérieur de ses enfants. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur les stipulations des conventions internationales invoquées.
Avocat : TUENDIMBADI KAPUMBA
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 5 décembre 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer une carte de séjour temporaire « vie privée et familiale » à Mme B..., ressortissante congolaise. Le tribunal juge que la préfète a inexactement apprécié la menace pour l'ordre public, les condamnations de Mme B... datant de plus de treize ans, et que le refus méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint à la préfète de délivrer la carte de séjour sollicitée dans un délai de deux mois.
Avocat : IHARKANE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant australien, qui contestait l'arrêté du 8 avril 2024 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de fait, jugeant que la délégation de signature était régulière et la motivation suffisante. Elle a estimé que M. B... ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale protégée par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, le tribunal a confirmé la légalité de l'arrêté et rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
Avocat : AITKAKI
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le requérant n'apportait aucune pièce justifiant de l'ancienneté et de la continuité de son séjour à Mayotte, ni de son insertion socioprofessionnelle, et qu'il ne démontrait pas l'atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur de son enfant. En conséquence, la demande a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur l'urgence, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KALED
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante malgache, qui contestait un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d’aller et venir ainsi qu’aux articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, en raison d’un risque d’éloignement imminent. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, faute pour l’intéressée de produire des éléments probants à l’appui de ses allégations, et a rejeté la requête sans audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KALED
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. B... dirigées contre les arrêtés du préfet de Seine-et-Marne du 9 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la requête contre l’obligation de quitter le territoire était irrecevable car tardive, et a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes d’annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : TUENDIMBADI KAPUMBA
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour présentée par une ressortissante argentine. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car l'intéressée s'est vu délivrer une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 19 janvier 2026, maintenant ses droits (travail, circulation en zone Schengen). Ce document en cours de validité renverse la présomption d'urgence qui s'attache habituellement à un refus de renouvellement de titre de séjour. La requête est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : CABINET ETHIKA AVOCATS (SELARL)
Avocat : SELARL NEKAA ALLARD
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B... contre le refus du CNAPS de renouveler sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le requérant invoquait l'urgence et plusieurs moyens de légalité, notamment l'incompétence du signataire et une erreur d'appréciation. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La requête a donc été rejetée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : BARKAT
Le Tribunal administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A... contestant l’arrêté du préfet de l’Oise du 2 décembre 2025 l’assignant à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen de la situation personnelle, et la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La décision s’appuie sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), estimant que la mesure était justifiée car l’éloignement de l’intéressé demeurait une perspective raisonnable.
Avocat : KARAKAS
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension d’une décision implicite de rejet d’une demande de permis de communiquer présentée par un détenu. Le juge a constaté que la demande initiale avait été envoyée à une adresse électronique erronée et n’avait jamais été reçue par l’administration, de sorte qu’aucune décision implicite n’était née. En l’absence de décision administrative existante, la requête a été déclarée irrecevable.
Avocat : SALKAZANOV
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C... A..., ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté préfectoral du 13 janvier 2025 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, le défaut de motivation et la violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle et familiale de la requérante, dont la demande d'asile avait été rejetée par l'OFPRA et la CNDA, ne justifiait pas une protection. En conséquence, la solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sans admission provisoire à l'aide juridictionnelle, sur le fondement des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LOKAMBA OMBA