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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

8 774 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

8 774

Décisions totales

383 581

Ordonnances

302 807

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : KAEffacer tout
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406265

Le Tribunal administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de titre de séjour de M. B..., au motif d'un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs malgré la demande de l'intéressé (articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration). Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois et de délivrer un document provisoire de séjour, sans astreinte. Les conclusions de M. B... tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Avocat : KACOU

18 décembre 2025• 11ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2210787

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 19 janvier 2022 par laquelle Pôle emploi (devenu France Travail) réclamait le remboursement de 3 844,73 euros d’aides « emplois francs » à l’association Groupe scolaire Al-Ghazali. La juridiction a jugé que Pôle emploi ne pouvait se fonder sur les articles 9 et 10 du décret n° 2019-1471 du 26 décembre 2019 pour exiger ce remboursement, car ces textes ne permettent un tel recouvrement qu’en cas de déclaration inexacte ou de fraude de l’employeur, ce qui n’était ni établi ni allégué en l’espèce. En conséquence, la décision attaquée a été retirée sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, et l’État a été condamné à verser 1 500 euros à l’association au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BOUKARA

18 décembre 2025• 9ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506531

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer une attestation de demande d’asile de six mois. En cours d’instance, la Cour nationale du droit d’asile a reconnu à l’intéressé la qualité de réfugié le 2 octobre 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction avaient perdu leur objet, prononçant un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : ABDOLLAHI MANDOLKANI

18 décembre 2025• 9ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2521892

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de titre de séjour de Mme B..., ressortissante algérienne. La requérante sollicitait ce renouvellement pour un changement de statut vers un titre "étudiant" et invoquait l'urgence en raison de l'empêchement de poursuivre une formation en alternance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'a pas démontré avoir été empêchée de réaliser son apprentissage, son contrat étant arrivé à échéance. La solution retenue est fondée sur l'absence de circonstances particulières justifiant une urgence à très bref délai, conformément à la jurisprudence constante en matière de refus de titre de séjour.

Avocat : HOCINI-BROUK KAÏNA

18 décembre 2025
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518257

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé liberté de Mme B..., qui demandait la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour pour raison médicale. Le juge a estimé que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-2 du code de justice administrative n’était pas remplie, la requérante ayant elle-même contribué à sa situation en déposant tardivement son certificat médical, près d’un an après sa mise à disposition. Faute de justifier d’une urgence particulière nécessitant une intervention sous 48 heures, la demande a été rejetée sans examen de l’atteinte aux libertés fondamentales.

Avocat : KADIMA KANDE

18 décembre 2025
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536019

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du proviseur du lycée Jean Racine refusant l’inscription de l’enfant des requérants pour l’année 2025/2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’enfant étant scolarisé au conservatoire national supérieur de danse de Lyon et pouvant suivre les autres enseignements à distance via le CNED, tandis que l’inscription sollicitée ne permettrait pas un suivi effectif de la spécialité danse en présentiel. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : SADAKA

18 décembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300828

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme B..., sage-femme clinicienne au CHU de Lille, qui contestait un blâme infligé le 4 août 2022. La requérante invoquait la méconnaissance des droits de la défense, l'absence de matérialité des faits et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a jugé que la procédure disciplinaire, notamment la communication du dossier et le délai de convocation, était régulière au regard des articles L. 532-4 du code général de la fonction publique et du décret n° 89-822 du 7 novembre 1989. Les conclusions indemnitaires pour harcèlement moral et préjudices ont également été rejetées, faute de faute établie de l'administration.

Avocat : KRZYKALA

18 décembre 2025• 4ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2407306

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision implicite du préfet du Val de Marne refusant de délivrer un titre de séjour « salariée » à Mme A..., ressortissante américaine. La requérante justifiait d’un contrat à durée indéterminée et d’une autorisation de travail, conditions prévues à l’article L. 421-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a enjoint au préfet du Nord, territorialement compétent, de délivrer la carte de séjour dans un délai d’un mois. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à Mme A... au titre des frais de justice.

Avocat : KARILA

18 décembre 2025• 4ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400830

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C... A... demandant l’annulation de la décision du 27 novembre 2023 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a refusé de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d’accueil (CMA). Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne souffrait d’aucun défaut d’examen de la situation personnelle du requérant. Il a également écarté le moyen tiré de l’erreur de fait, faute pour le requérant d’établir qu’il n’avait pas abandonné son lieu d’hébergement, justifiant ainsi la cessation initiale des CMA sur le fondement de l’article L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Enfin, le tribunal a jugé que le moyen relatif à l’erreur d’appréciation de la vulnérabilité n’était pas fondé.

Avocat : SABATAKAKIS

18 décembre 2025• 1ère chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2213704

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... contre la décision du ministre de l’intérieur ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que le ministre n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en se fondant sur l’absence de ressources stables et d’insertion professionnelle complète du requérant. Malgré les éléments personnels invoqués (tutorat d’une fille handicapée, situation familiale stable), l’instabilité des revenus et l’absence d’activité continue ont justifié l’ajournement. La décision s’appuie sur l’article 21-15 du code civil et l’article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : HAKKAR

18 décembre 2025• 7ème Chambre
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522170

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l’annulation du refus de visa d’études opposé par les autorités consulaires françaises à Dakar. Le juge a relevé que les conclusions présentées tendaient à l’annulation des décisions attaquées, et non à leur suspension, ce qui excède la compétence du juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En outre, l’urgence n’était pas établie, le requérant pouvant poursuivre ses études au Sénégal ou solliciter une inscription ultérieure. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable.

Avocat : KANDJI

18 décembre 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2502009

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Marne refusant son changement de statut de "travailleur saisonnier" vers "salarié" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant l'article 3 de l'accord franco-tunisien, considérant que la demande de M. B... constituait une première demande de titre "salarié" et non un simple changement de statut. Les moyens soulevés, notamment le défaut d'examen, la méconnaissance du contradictoire, l'erreur manifeste d'appréciation et l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), ont tous été écartés.

Avocat : SKANDER

18 décembre 2025• 1ère chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500835

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., ressortissant dominiquais, contestant un arrêté préfectoral du 26 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que l’arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.

Avocat : MATHURIN KANCEL

18 décembre 2025• 2ème Chambre
TA108Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de St Martin — N° TA108-2500049

Le Tribunal administratif de Saint-Martin a examiné la requête de M. B..., ressortissant britannique, contestant un arrêté du 21 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur de fait sur la durée de son séjour (84 jours sur 180), et une atteinte à sa liberté d'aller et venir. La décision a été rendue sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du règlement (UE) 2016/399 (code frontières Schengen). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté était légal et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.

Avocat : MATHURIN-KANCEL

18 décembre 2025• 2ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2515109

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône l'assignait à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, incluant l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation liée à son état de grossesse. La solution retenue confirme la légalité de la mesure d'assignation à résidence prise sur le fondement de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AKAR

18 décembre 2025• Reconduite à la frontière
CAA44Ordonnance• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT01273

Avocat : NTSAKALA

18 décembre 2025• Juge des référés
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500080

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la demande de la société Clean garden, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt de 195 782 euros pour investissements productifs en outre-mer (article 244 quater W du code général des impôts). Le tribunal a jugé que le bénéfice de ce crédit d’impôt est subordonné au respect de l’obligation de dépôt des comptes annuels, et que la société ne justifiait pas avoir déposé ses comptes pour 2016, ni avoir respecté les délais pour les années 2017 à 2020. Il a écarté les arguments de la société sur le caractère non imputable des retards et sur la prétendue marge d’appréciation de l’administration, confirmant ainsi le refus de remboursement.

Avocat : TUROLLA-KARSALLAH

18 décembre 2025• 1ère Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500216

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête de M. A..., ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait sa situation familiale (mariage avec une Française et paternité d'un enfant français) sur le fondement des articles L. 423-1 et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal juge ces moyens inopérants concernant l'obligation de quitter le territoire, et estime que M. A... n'établit pas contribuer effectivement à l'entretien de son enfant. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : MATHURIN KANCEL

18 décembre 2025• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520427

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur une requête en suspension, a rejeté la demande de Mme et M. B... visant à suspendre le refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposé à l'épouse et aux trois enfants du requérant, réfugié afghan. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas justifié de diligences suffisantes pour obtenir un réexamen de leur situation depuis le refus initial. En conséquence, la suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa (CRRV) n'a pas été ordonnée, et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : KATI

18 décembre 2025
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506163

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 30 mars 2025 par lequel le préfet du Pas-de-Calais avait obligé M. C..., ressortissant turc, à quitter le territoire français. Cette annulation est fondée sur la reconnaissance ultérieure de la qualité de réfugié à l'intéressé par la Cour nationale du droit d'asile le 2 octobre 2025, décision qui a autorité absolue de chose jugée et rétroagit à sa date d'entrée en France. Par voie de conséquence, les décisions de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour sont également annulées. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

Avocat : ABDOLLAHI MANDOLKANI

18 décembre 2025• 9ème Chambre