8 774 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
8 774
Décisions totales
383 581
Ordonnances
304 892
Avec résumé IA
Avocat : SCP MELKA-PRIGENT-DRUSCH
Avocat : KALED
Avocat : MOUTSOUKA
Avocat : KATI
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... B... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressé une carte de résident valable de 2024 à 2034, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation. Les conclusions à fin d’injonction, visant à obtenir la remise effective de ce titre, ont été rejetées comme manifestement irrecevables car elles constituaient une demande principale distincte. Enfin, la demande de frais de justice a été rejetée, le tribunal estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Avocat : IHARKANE
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête de M. C..., ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 24 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le principe du contradictoire n'avait pas été méconnu et que le préfet avait suffisamment examiné la situation personnelle du requérant. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LOKAMBA OMBA MICHEL
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de police du 5 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant l'Afghanistan comme pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et de détournement de pouvoir concernant l'obligation de quitter le territoire. S'agissant de la décision fixant le pays de destination, le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme était inopérant, car le requérant n'apportait pas d'éléments suffisants démontrant un risque réel et personnel de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Afghanistan. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 612-12 et L. 721-4.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme A... agissant pour leur enfant mineur. Les requérants demandaient des injonctions pour organiser une scolarité partagée entre le lycée Racine, le CNED et un conservatoire, invoquant une atteinte grave au droit à l'éducation. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, notamment car des solutions alternatives (scolarisation à Lyon, inscription en candidat libre) étaient envisageables et que l'état de santé de l'enfant ne justifiait pas un suivi exclusif par sa professeure parisienne. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
Avocat : SADAKA
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a constaté le non-lieu à statuer sur la requête de M. A... tendant à l’annulation du refus implicite de titre de séjour, dès lors que le préfet du Val-de-Marne lui a délivré un titre valable du 1er décembre 2024 au 30 novembre 2025, remis le 5 août 2025. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État est condamné à verser 1 200 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Avocat : KACOU
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante kosovare, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet de la Loire. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en raison de sa résidence habituelle en France depuis 2016 avec son époux et ses trois enfants scolarisés. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la décision ayant été signée par une autorité bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser davantage la solution retenue sur le fond dans l'extrait fourni.
Avocat : KADRI
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B... contestant la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 21 septembre 2022 déclarant irrecevable sa demande de naturalisation pour défaut de justificatif du niveau B1 en français, ainsi que la décision implicite de rejet du ministre de l’intérieur. Le tribunal a constaté que le ministre avait, par une décision expresse du 26 mai 2023, substitué à la décision préfectorale d'irrecevabilité une décision d'ajournement à deux ans de la demande de naturalisation. En application de l'article 45 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, cette décision ministérielle s'est substituée à la décision préfectorale initiale, et la décision implicite a été retirée. Par conséquent, le tribunal a jugé que les conclusions de Mme B... devaient être regardées comme dirigées uniquement contre la décision ministérielle du 26 mai 2023.
Avocat : LUBELO - YOKA
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 14 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance du droit d'être entendu, en se fondant sur les articles L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
Avocat : AKACHA
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de Vaucluse refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il a également estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'était pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Avocat : BARAKAT
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant son déclassement définitif d'une formation professionnelle en maison d'arrêt. La requête a été jugée irrecevable car elle n'avait pas été précédée du recours administratif préalable obligatoire auprès du directeur interrégional des services pénitentiaires, conformément à l'article R. 412-18 du code pénitentiaire. Le tribunal a précisé que l'absence de mention de ce recours dans la notification de la décision n'affectait pas cette irrecevabilité, mais seulement le délai de recours.
Avocat : KAOULA
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires de la résidence « Les Abeilles » contestant la délibération du 19 septembre 2018 de la commune de Cap d’Ail classant l’avenue Jacques Abba dans le domaine public communal. Saisi après une question préjudicielle tranchée par le tribunal judiciaire de Nice le 26 avril 2022, le tribunal a constaté que la portion de voie litigieuse appartient à la commune depuis 1970, conformément à l’article L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Les moyens soulevés, tirés de l’inexistence de la voie et d’un détournement de procédure, ont été écartés comme non fondés.
Avocat : KATTINEH-BORGNAT