274 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
274
Décisions totales
383 581
Ordonnances
304 206
Avec résumé IA
Avocat : KIPFFER
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de Mme C, ressortissante nigériane, qui contestait son assignation à résidence dans le département de Meurthe-et-Moselle pour une durée de 45 jours, prise par la préfète de Meurthe-et-Moselle le 2 mai 2025. Le tribunal écarte le moyen tiré de la méconnaissance de la procédure contradictoire prévue à l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration, au motif que les règles de procédure applicables aux décisions d’éloignement et d’assignation sont exhaustivement fixées par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il écarte également le moyen fondé sur l’article L. 813-3 du même code, relatif à la durée de la rétention pour vérification du droit au séjour, sans lien avec la légalité de l’assignation à résidence. En conséquence, la requête est rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 26 avril 2025 par lequel la préfète de Meurthe-et-Moselle l'avait assigné à résidence. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, jugeant que les dispositions du code des relations entre le public et l'administration ne s'appliquent pas aux décisions d'assignation à résidence, qui sont régies par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également rejeté le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance de la convention de Genève, au motif que l'intéressé ne justifiait pas d'une demande de réexamen de sa demande d'asile en cours. La solution retenue confirme la légalité de l'assignation à résidence sur le fondement de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Nancy a rejeté la requête de M. F, ressortissant égyptien, qui contestait un arrêté du préfet du Bas-Rhin ordonnant son transfert aux autorités hongroises (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert n'était pas entachée d'incompétence et que le moyen tiré de l'existence de défaillances systémiques en Hongrie (article 3.2 du règlement UE n°604/2013) n'était pas fondé. Par conséquent, l'assignation à résidence, qui ne reposait pas uniquement sur l'absence de moyens financiers, a été maintenue. La solution s'appuie sur le règlement (UE) n°604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. A B, ressortissant nigérian, contestant un arrêté préfectoral du 27 mars 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté. Il a également écarté le moyen d'erreur de droit, considérant que la notification de l'obligation de quitter le territoire français du 8 avril 2024, bien que non réclamée, était valable à l'adresse connue de l'administration, et que le délai de départ volontaire avait donc couru. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A B, y compris celles relatives à l'assignation à résidence, en application des articles L. 612-5 et L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. A B, ressortissant nigérian, contestant un arrêté du 27 mars 2025 de la préfète de Meurthe-et-Moselle prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans et une assignation à résidence de quarante-cinq jours. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un défaut de motivation de l'arrêté d'interdiction de retour, le jugeant suffisamment motivé. Il a également écarté le moyen d'erreur de droit, considérant que l'administration avait notifié l'obligation de quitter le territoire français à l'adresse connue de l'intéressé, et que le délai de départ volontaire avait donc couru, justifiant l'interdiction de retour sur le fondement des articles L. 612-5 et L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy rejette la requête de M. A, ressortissant nigérian, contestant l’arrêté préfectoral du 19 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois et assignation à résidence. Le tribunal écarte le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire, estimant que la préfète n’a pas méconnu l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration. Il juge que l’obligation de quitter le territoire français est légale, dès lors que la demande d’asile de M. A avait été définitivement rejetée par l’OFPRA, conformément aux articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Les autres décisions (délai de départ, pays de renvoi, interdiction de retour, assignation à résidence) sont validées par voie de conséquence.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil de demandeur d'asile au 1er juillet 2024. Le tribunal a jugé que la décision était légale, car le droit de M. A à se maintenir sur le territoire français avait pris fin le 27 juin 2024, suite au rejet définitif de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile, conformément aux articles L. 551-13 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens soulevés (vice de procédure, erreur de droit, erreur manifeste d'appréciation) ayant été écartés comme infondés.
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de Mme C et M. B D du logement qu'ils occupent indûment depuis le rejet définitif de leur demande d'asile. Le juge a considéré que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient caractérisées, le maintien des intéressés faisant obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile dans un contexte de saturation du dispositif d'hébergement (taux d'occupation de 99,8 %). La requête de la préfète de Meurthe-et-Moselle a été accueillie, autorisant le recours à la force publique et l'enlèvement des biens meubles aux frais et risques des occupants. Cette décision applique les articles L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé la décision implicite du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) rejetant le recours de M. A contre le refus des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était entachée d'un défaut de motivation, en méconnaissance des articles D. 551-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B, ressortissante nigériane, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée, car elle visait l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précisait que le refus était fondé sur la présentation d'une demande de réexamen d'asile. Le tribunal a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, la requérante n'établissant pas sa vulnérabilité particulière. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. A, ressortissant nigérian, contestant un arrêté préfectoral du 11 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant soutenait notamment que sa situation relevait de la procédure "Dublin" et que la procédure contradictoire n'avait pas été respectée. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A, jugeant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la préfète de Meurthe-et-Moselle avait légalement pris les décisions contestées sur le fondement des articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'ordonner la production de pièces supplémentaires.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C, ressortissant afghan, qui contestait la décision de l'OFII du 14 août 2024 mettant fin à son hébergement pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que cette décision, fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile, n'avait pas à être motivée en application de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur de droit. La solution retenue confirme la légalité de la fin de l'hébergement, le droit au maintien sur le territoire ayant pris fin à la lecture de la décision de la Cour nationale du droit d'asile.