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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

449 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

449

Décisions totales

383 581

Ordonnances

262 545

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LAIREffacer tout
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314796

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l’État à indemniser Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 30 septembre 2020, pour son absence de relogement. La carence fautive de l’État a engagé sa responsabilité, causant des troubles dans les conditions d’existence de la requérante et de ses trois enfants, vivant dans un logement suroccupé. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : DUBOIS CLAIRE

19 décembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503527

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2025 ordonnant la fermeture administrative de l'« Epicerie de la gare » pour 90 jours. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés financières invoquées par l'exploitant n'étant pas suffisamment établies et ne pouvant primer sur les enjeux de lutte contre le travail illégal. Il a également considéré qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité de la décision, l'infraction de travail dissimulé étant caractérisée et la sanction, compte tenu des circonstances aggravantes (vulnérabilité du salarié, manœuvres), n'apparaissant pas disproportionnée au regard des articles L. 8221-5 et R. 8272-8 du code du travail.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP HILLAIRAUD & JAUVAT

19 décembre 2025
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2401267

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de Mme B... A..., ressortissante comorienne, contestant l'arrêté préfectoral du 5 mars 2024 refusant son titre de séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatifs au parent d'enfant français, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la préfète n'avait pas commis d'erreur de droit en opposant les conditions de contribution à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du CESEDA et les stipulations conventionnelles invoquées.

Avocat : SCP HILLAIRAUD & JAUVAT

19 décembre 2025• Chambre 1
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314795

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser Mme B... pour son absence de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 26 janvier 2022, n'a été relogée que le 29 décembre 2023. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État durant cette période engageait sa responsabilité, causant des troubles dans les conditions d'existence. Cette solution s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : DUBOIS CLAIRE

18 décembre 2025• 10ème Chambre (JU)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209551

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par un groupement de sociétés de maîtrise d'œuvre afin d'obtenir la condamnation de la commune d'Houplin-Ancoisne au versement d'indemnités de résiliation et de réparation d'un préjudice, suite à la résiliation de leur marché public. La commune a opposé l'irrecevabilité de la requête et, à titre subsidiaire, la nullité du contrat. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires des sociétés requérantes, considérant que le contrat était nul en raison de l'absence d'habilitation du maire par le conseil municipal pour le conclure, de l'absence d'inscription des crédits au budget et de l'absence de transmission au représentant de l'État, ce qui faisait obstacle à toute indemnisation sur le fondement contractuel.

Avocat : CLAIRANCE AVOCATS

16 décembre 2025• 2ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515404

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 7 décembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. La juridiction a estimé que la décision d'éloignement était légale, notamment au regard des articles L. 612-1 à L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'absence de garanties de représentation et de la menace pour l'ordre public constituée par les faits de violence et les signalements. L'interdiction de retour de trois ans a été jugée proportionnée, conformément aux articles L. 612-6 et suivants du même code, compte tenu de la situation personnelle et professionnelle précaire du requérant.

Avocat : MATHIEU CLAIRE

12 décembre 2025• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515286

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien détenu, qui contestait la décision de la préfète de l’Ain fixant le pays de destination de son éloignement. Le tribunal a jugé que l’arrêté attaqué était suffisamment motivé en droit et en fait, et qu’il avait été précédé d’un examen particulier de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d’annulation, sur le fondement des articles L. 641-1 à L. 641-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : MATHIEU CLAIRE

12 décembre 2025• ELOIGNEMENT
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2301119

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand annule l'arrêté du 29 novembre 2022 par lequel la préfète de l'Allier a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante comorienne, en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal juge que la préfète a commis une erreur de droit en exigeant la production d'un visa de long séjour, alors que l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispense expressément de cette condition pour ce type de titre. La solution retenue est l'annulation de la décision initiale et du rejet du recours gracieux.

Avocat : SCP HILLAIRAUD & JAUVAT

11 décembre 2025• Chambre 2
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2108381

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la demande de Mme A..., agent territoriale révoquée, qui sollicitait la condamnation de la commune de Méry-sur-Marne pour ne pas l'avoir réintégrée immédiatement après la suspension de sa révocation par le juge des référés. Le tribunal a rappelé que la suspension d'une décision administrative est une mesure provisoire qui prend effet à la date de sa notification, et non de manière rétroactive. Par conséquent, la commune n'a pas commis de faute en ne réintégrant pas Mme A... au 1er avril 2021, mais seulement à compter du 28 mai 2021, date de l'ordonnance. La requête a été rejetée, le tribunal estimant que la commune avait exécuté l'injonction en réintégrant l'agent et en lui versant le traitement dû pour la période postérieure à la suspension.

Avocat : CHANLAIR

11 décembre 2025• 5ème chambre
TA77Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405880

Le Tribunal administratif de Melun a pris acte, par ordonnance, du désistement pur et simple de la société Nunc Architectes dans le litige l’opposant à la commune de Villeneuve-Saint-Georges. La société réclamait initialement le versement de 8 058,37 euros au titre des indemnités de résiliation d’un marché de maîtrise d’œuvre. Le tribunal a constaté que rien ne s’opposait à ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’instance est donc close sans qu’il soit statué au fond.

Avocat : CLAIRANCE AVOCATS

8 décembre 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507484

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Finistère de lui délivrer un récépissé provisoire de séjour. Le juge a estimé que cette demande avait perdu son utilité, car le préfet avait déjà refusé le titre de séjour sollicité par une décision du 14 novembre 2025. La solution retenue est donc le rejet de l'intégralité des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.

Avocat : CLAIRAY

2 décembre 2025
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2503202

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné la requête de Mme A..., de nationalité tunisienne, contestant le renouvellement de son assignation à résidence par le préfet de l'Allier. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, estimant que la signataire disposait d'une délégation de signature valable. Concernant l'état de santé de la requérante, le tribunal a jugé que les obligations de l'assignation (pointage et plage horaire) n'étaient pas incompatibles avec ses pathologies, car les hospitalisations étaient prévisibles et pouvaient être gérées. Enfin, la décision a été validée car l'éloignement de Mme A... demeurait une perspective raisonnable, l'administration justifiant des démarches en cours auprès des autorités tunisiennes. La requête a donc été rejetée, sur le fondement des articles L. 731-1, L. 732-3, L. 733-1 et L. 733-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCP HILLAIRAUD & JAUVAT

25 novembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Ordonnance

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2507660

Le Tribunal Administratif de Lille, par une ordonnance du 19 novembre 2025, a été saisi par M. A... d’une demande d’annulation de la décision du garde des sceaux du 23 juillet 2025 le plaçant dans le quartier de lutte contre la criminalité organisée du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil. Se fondant sur une décision récente du Conseil d’État (n° 506827 du 28 octobre 2025), le tribunal a estimé que ce litige, relatif à une affectation décidée par le ministre de la justice sur le fondement de l’article L. 224-5 du code pénitentiaire, relève de la compétence territoriale du tribunal administratif de Paris. En application de l’article R. 351-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction.

Avocat : ABELLO CLAIRE

19 novembre 2025
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302995

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme D... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2018. La requérante, associée d'une société, contestait la réintégration d'une quote-part de résultat et demandait l'application du système du quotient pour revenu exceptionnel. Le tribunal a jugé que la déclaration déposée ne comportait pas les annexes requises pour les bénéfices industriels et commerciaux, et que le revenu en cause ne pouvait être qualifié d'exceptionnel au sens de l'article 163-0 A du code général des impôts. Les majorations pour défaut de déclaration ont également été maintenues, la contribuable n'ayant pas respecté ses obligations déclaratives.

Avocat : LAIR

12 novembre 2025• 4ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311699

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 5 355 euros à Mme A..., reconnue prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation le 21 octobre 2020, en raison de la carence fautive de l'administration à exécuter cette décision. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour la période allant du 21 avril 2021 au 16 juillet 2025, durant laquelle la requérante et ses quatre enfants ont subi des troubles dans leurs conditions d'existence en occupant un logement T2 inadapté. Le tribunal a ainsi partiellement fait droit à la demande indemnitaire de Mme A..., en fixant une somme inférieure aux 10 000 euros réclamés.

Avocat : DUBOIS CLAIRE

7 novembre 2025• 3ème Chambre (J.U)
CAA33Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX02418

Avocat : CLAIRANCE AVOCATS SELARL;CABINET VERDIER LE PRAT AVOCATS

6 novembre 2025• 6ème chambre (formation à 3)
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506966

Le Tribunal Administratif de Rennes annule la décision du 9 octobre 2025 par laquelle l'OFII a refusé à Mme B... A..., ressortissante brésilienne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que cette décision a été prise avant la réalisation de l'entretien d'évaluation de la vulnérabilité prévu par les articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui constitue un défaut d'examen particulier de sa situation. En conséquence, le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de l'intéressée dans un délai d'un mois.

Avocat : CLAIRAY

4 novembre 2025• Eloignement urgent
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503328

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante albanaise, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet des Alpes-Maritimes le 14 octobre 2025. La décision, fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation. Le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France et de la possibilité de reconstituer sa vie familiale en Albanie.

Avocat : VAXELAIRE

3 novembre 2025• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503400

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant sénégalais, contre les décisions du préfet de la Marne du 22 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, en sa qualité de père d'un enfant français. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. B... ne démontrait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant, et que la menace à l'ordre public justifiait les mesures prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VAXELAIRE

29 octobre 2025• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503329

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B..., ressortissant béninois, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Aube du 10 octobre 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'irrégularité de notification, et a jugé que le préfet avait suffisamment motivé sa décision en se fondant sur les critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment la menace pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : VAXELAIRE

28 octobre 2025• Reconduites à la frontière