925 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
925
Décisions totales
383 581
Ordonnances
306 006
Avec résumé IA
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de la SASU Services Centres Aero France visant à obtenir la restitution d'une créance de CICE de 67 994 euros au titre de l'année 2014. La société soutenait que la créance était définitivement acquise et que sa demande de remboursement du 27 mai 2020 n'était pas tardive. Le tribunal a estimé que les conclusions indemnitaires subsidiaires étaient irrecevables et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser explicitement les textes appliqués dans le considérant final.
Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation des Landes rejetant sa demande de logement social. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, mais n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance, le tribunal a donc constaté le désistement d’office de M. A et lui en a donné acte, conformément à l’article R. 222-1 du même code.
Avocat : LAMAISON
Le Tribunal Administratif de Pau annule la décision du maire de Mauvezin de publier une réponse à la tribune du groupe d'opposition dans le magazine municipal de juillet 2023. Le juge estime que cette réponse, insérée immédiatement après la tribune, a porté atteinte à la liberté d'expression des élus d'opposition, en méconnaissance de l'article L. 2121-27-1 du code général des collectivités territoriales. Il précise que la tribune ne présentait pas de caractère outrageant ou diffamatoire justifiant une réponse dans le même support. En revanche, la demande d'injonction de publier un communiqué judiciaire est rejetée comme irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi en référé-provision par la société Bureau Veritas Exploitation pour obtenir le paiement d'une facture impayée de 4 268,46 euros, assortie d'intérêts moratoires et d'indemnités légales, dans le cadre d'un marché public de vérifications réglementaires conclu avec le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT). Le CNFPT ayant réglé la somme principale en cours d'instance, le tribunal a donné acte du désistement partiel de la société sur ce point. Sur le surplus, le juge a rejeté les conclusions relatives aux intérêts moratoires et aux frais de recouvrement, estimant que la société n'établissait pas que le CNFPT avait dépassé le délai de paiement de trente jours prévu par les articles L. 2192-10 et R. 2192-10 du code de la commande publique. Enfin, les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : CABINET GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par l'Association Syndicale Libre "Les Patios du Marnois" d'un recours pour excès de pouvoir contre une délibération de la commune de Noisy-Le-Grand modifiant la redevance de stationnement. En l'absence de confirmation expresse du maintien de ses conclusions par l'association, malgré une demande formelle adressée sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un désistement d'office. Par ordonnance du 20 juin 2025, le président de la 7ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l'instance.
Avocat : SELARL CARBONNIER LAMAZE RASLE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme C A, M. E A et Mme D A épouse B, qui demandaient la condamnation de la commune de Montgeard à leur verser 27 364,98 euros pour des préjudices liés aux travaux d’aménagement de la place Aimé Ramond. Le tribunal a estimé que la responsabilité sans faute de la commune n’était pas engagée, les requérants n’établissant pas de préjudice anormal et spécial, notamment concernant la suppression d’un accès voirie, l’absence de garage dédié étant constatée. La responsabilité pour faute présumée a également été écartée, les travaux étant conformes aux prescriptions techniques d’accessibilité, avec une tolérance de pente prévue par l’arrêté du 15 janvier 2007. Les préjudices moral et matériel n’ont pas été démontrés, et les frais d’expertise et de conseil ont été rejetés, la commune n’étant pas la partie perdante.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre) a rejeté la requête de la commune de Golancourt qui demandait l'annulation de la décision du 11 janvier 2023 par laquelle la préfète de l'Oise a refusé d'autoriser son retrait de la communauté de communes du Pays Noyonnais. Le tribunal a estimé que le moyen tiré d'un vice de procédure, relatif à la consultation de la formation plénière de la commission départementale de la coopération intercommunale au lieu de sa formation restreinte, n'était pas fondé. Il a également jugé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu des conséquences du retrait sur l'équilibre financier et la stabilité institutionnelle de l'établissement public de coopération intercommunale. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 5211-45 et suivants du code général des collectivités territoriales.
Avocat : SCP CARBONNIER - LAMAZE-RASLE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. D, ancien administrateur des finances publiques, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 27 juin 2022 du directeur général des finances publiques lui refusant l’autorisation d’exercer des activités privées de formation, de conseil et d’expertise après son départ à la retraite. Le requérant invoquait notamment l’incompétence du signataire, un vice de procédure et une erreur d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses moyens, en se fondant sur le décret n°2020-69 du 30 janvier 2020 et le code général de la fonction publique, et a confirmé la légalité de la décision administrative.
Le Tribunal Administratif de Montpellier était saisi par Mme A d’un recours contestant un indu d’allocation logement sociale (ALS) réclamé par la MSA du Languedoc, ainsi que la contrainte subséquente. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par la requérante, jugeant que le contentieux des indus d’ALS relève bien de la compétence de la juridiction administrative. Il a ensuite rejeté l’ensemble des conclusions de Mme A, estimant que la contrainte était devenue définitive faute d’opposition dans le délai légal et que les demandes de rétablissement des droits étaient irrecevables. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de la construction et de l’habitation et du code de la sécurité sociale.
Avocat : CALLAMAND
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, qui contestait le refus de délivrance d’une autorisation de travail par le préfet du Puy-de-Dôme pour le compte de la préfète de l’Ain. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée, en visant notamment les articles L. 5221-6 du code du travail et L. 426-20 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’elle avait été précédée d’un examen particulier de la situation de la requérante. Il a également jugé que le moyen tiré de l’ancrage de sa vie privée et familiale en France était inopérant, le refus d’autorisation de travail n’affectant pas son droit au séjour. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions de Mme A.
Avocat : LAMANDÉ
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société NETTOYAGE EXPRESS. Celle-ci contestait la procédure d'attribution d'un marché public de nettoyage par la commune de Sarcelles, invoquant notamment une erreur d'appréciation sur le critère prix, un défaut de transparence et une capacité insuffisante de l'attributaire, la société GROUPE FRANCE CLEAN. Le tribunal a considéré que l'offre de la requérante était irrégulière pour défaut de production de documents exigés par le règlement de la consultation, et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés. La demande de la société NETTOYAGE EXPRESS a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE & ASSOCIES - LILLE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire de Saint-Sulpice-de-Roumagnac d’entretenir un chemin rural. Après l’ouverture d’une médiation et l’annonce par la commune de la réalisation de travaux, M. B a déclaré se désister de son instance. Le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 6 juin 2025.
Avocat : DANIEL LAMAZIERE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné deux requêtes de Mme B, agent d’un EHPAD, contestant d’une part sa radiation des cadres pour abandon de poste (décision du 3 janvier 2023) et d’autre part le refus de rappels de traitement (décision du 17 avril 2024). La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de la mise en demeure, un vice de procédure au regard du décret n° 88-386 du 19 avril 1988, et une erreur d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, considérant que la radiation pour abandon de poste était justifiée et que le refus de rappels de traitement était légal.
Avocat : SCP DELAMARRE ET JÉHANNIN
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par Mme B, capitaine de sapeur-pompier, d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du SDIS d'Indre-et-Loire de lui accorder la protection fonctionnelle pour des faits de harcèlement moral. En cours d'instance, la requérante a informé le tribunal avoir obtenu satisfaction de la part de l'administration. Le tribunal a donc donné acte de son désistement et rejeté sa demande de frais de justice, estimant qu'il n'y avait pas lieu de les mettre à la charge du SDIS.
Avocat : SELARL BENOIT FLAMANT