12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 271
Avec résumé IA
Avocat : LANDETE
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté de mise en demeure d'évacuer un camp de gens du voyage pour trouble à l'ordre public. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de l'arrêté municipal. Il estime que la motivation de l'arrêté est suffisante et que les faits invoqués (amoncellements de déchets, incendie, risques pour la sécurité et la salubrité) justifient légalement la mesure d'évacuation prise en urgence par le maire. **Textes appliqués** : Articles L. 2212-1 et suivants du code général des collectivités territoriales (pouvoirs de police du maire) et articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration (obligation de motivation des décisions).
Avocat : VAN ELSLANDE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale autorisant l'expulsion. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas joint, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative, une copie de son recours en annulation principal. La demande est donc rejetée sans instruction contradictoire sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : VIRGINIE MIRE ET JEROME BLANCHETIERE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande d'indemnisation de Mme A... pour la destruction de son véhicule mis en fourrière. Le juge a relevé d'office son incompétence, considérant que la mise en fourrière pour stationnement gênant constitue une opération de police judiciaire relevant de la juridiction judiciaire. La décision s'appuie sur la distinction des compétences entre les ordres de juridiction, sans examiner le fond de la demande fondée sur les articles L. 325-1 et L. 325-7 du code de la route.
Avocat : LAPLANTE
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa de long séjour pour une ressortissante malgache, épouse d'un Français. Le juge estime que les circonstances invoquées (séparation familiale, grossesse, garde d'un enfant) ne caractérisent pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour suspendre la décision. La demande est donc rejetée sans examen du sérieux du moyen de légalité.
Avocat : PIC-BLANCHARD
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a constaté l'exécution par le préfet de l'Ain d'une précédente injonction et a prononcé un non-lieu à liquider l'astreinte. Le juge a rappelé les principes d'exécution des décisions de justice et le régime juridique des astreintes, en application des articles L. 11, L. 521-1, L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la demande de liquidation, le préfet ayant accordé une carte de résident au requérant dans le délai imparti.
Avocat : LANTHEAUME
Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant et ordonnant l'éloignement de M. A..., ressortissant tunisien. La juridiction a retenu que l'administration avait commis une erreur de fait en se fondant sur des éléments périmés, l'intéressé justifiant d'une inscription en école de commerce reconnue par l'État à la date de la décision. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous trois mois, en délivrant une autorisation provisoire de séjour dans l'intervalle, et a condamné l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LANDOULSI
Cette décision du Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, ordonne une expertise médicale à la demande de Mme B... et M. E... suite au décès de leur enfant lors de l'accouchement au centre hospitalier de Nevers en avril 2025. La mesure est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer les conditions de prise en charge de la patiente. Le tribunal rejette la demande de mise hors de cause de l'ONIAM, estimant que sa présence est utile pour éclairer l'expert, le décès pouvant résulter d'une erreur de diagnostic. Un expert gynécologue-obstétricien est désigné pour analyser les soins prodigués et les diagnostics posés.
Avocat : SCP BLANCHECOTTE BOIRIN
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait d’enjoindre au préfet de la Moselle de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car M. B..., qui se maintient irrégulièrement en France depuis plusieurs années, n’a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire un traitement prioritaire de sa situation. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment l’article R. 431-12, et rappelle que l’urgence n’est pas présumée pour une première demande de titre de séjour.
Avocat : BLANVILLAIN
Avocat : SCP BOURGLAN - DAMAMME - LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société GCC d’un litige en plein contentieux portant sur le décompte général d’un marché public, contestant des retenues pour réserves et des pénalités de retard appliquées par le groupement AQUITANIS/AXANIS. La société requérante a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement. Il a également rejeté les conclusions des défendeurs présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : SCP MIRIEU DE LABARRE LANOT TEANI ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Montpellier, par une ordonnance du 24 février 2026, a donné acte du désistement de M. B... de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre la décision implicite de rejet de sa demande de carte professionnelle. Le requérant, invité par courrier du 5 janvier 2026 à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En application de ces dispositions, il est réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions.
Avocat : BAYEKOLA MILANDOU
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, née le 14 avril 2024, qui avait rejeté le recours contre le refus de délivrance d’un visa de long séjour à une enfant mineure algérienne, confiée à un ressortissant français par une kafala judiciaire. Le tribunal a jugé que le refus de visa méconnaissait l’intérêt supérieur de l’enfant, garanti par l’article 3, paragraphe 1, de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant, dès lors que l’intérêt de l’enfant est en principe de vivre auprès du titulaire de l’autorité parentale. Il a également écarté le motif de substitution invoqué par le ministre, tiré de l’insuffisance des ressources du demandeur, en estimant que ce dernier justifiait de conditions d’accueil suffisantes. En conséquence, le tribunal a enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer le visa sollicité dans un délai de quinze jours.
Avocat : LANTHEAUME
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 10 avril 2024 par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa a rejeté le recours de M. A..., ressortissant marocain, contre le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de conjoint de Française. Le tribunal juge que le motif de menace à l'ordre public retenu par la commission n'est pas fondé, les faits reprochés (séjour irrégulier et condamnations isolées pour défaut de permis et d'assurance) étant insuffisants pour caractériser une telle menace au sens de l'article L. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa demandé dans un délai de deux mois et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.
Avocat : BLANC
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme A... Du contestant le refus d’un permis de visite pour cette dernière au centre pénitentiaire. La décision, signée par une autorité disposant d’une délégation régulière, a été jugée suffisamment motivée. Le tribunal a estimé que le refus, fondé sur la prévention des infractions et le maintien de l’ordre, était proportionné et ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu des menaces de mort proférées par le détenu envers son épouse. Les articles L. 341-7 du code pénitentiaire et la Convention européenne ont été appliqués.
Avocat : LAPLANE
Avocat : BLANC
Avocat : BLANC
Le Tribunal administratif de Lyon statue sur une demande de suspension en référé-liberté concernant le refus implicite de renouveler un certificat de résidence d'un an. Le juge écarte l'irrecevabilité soulevée par la préfète, considérant que la demande de renouvellement était complète et ne relevait pas de la procédure télématique obligatoire pour les premières demandes. Il retient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et ordonne la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus.
Avocat : LANTHEAUME
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'exécution et d'astreinte pour l'inexécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet de la Marne de statuer sur des demandes de renouvellement de titres de séjour. Considérant cette inexécution comme un élément nouveau, le juge a assorti l'injonction initiale d'une astreinte de 30 euros par jour de retard et a condamné l'État à verser 1200 euros aux requérants. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande de la SAEM Assemblia visant à obtenir le paiement d'un préjudice financier suite à la résiliation d'un marché public de travaux. La juridiction a jugé que la procédure de résiliation, notifiée par simple courrier électronique, était irrégulière car elle ne respectait pas les formes de notification prévues par le cahier des clauses administratives générales (CCAG) des marchés publics de travaux. En conséquence, la résiliation ne pouvait être considérée comme une faute de l'entreprise titulaire, la SARL société économique de la Marche et des Combrailles, justifiant une condamnation.
Avocat : TERRIOU RADIGON FURLANINI