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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

7 571 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

7 571

Décisions totales

383 581

Ordonnances

295 659

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : LANEffacer tout
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503717

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de la Marne du 7 novembre 2025 prolongeant son assignation à résidence pour 45 jours. Le juge a estimé que l'éloignement de l'intéressé, qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, demeurait une perspective raisonnable, et que les modalités de pointage quotidien au commissariat n'étaient pas incompatibles avec son activité professionnelle de chef de chantier. La décision est fondée sur les articles L. 731-1, L. 732-3 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

28 novembre 2025• Juge unique - Eloignement
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503650

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi de deux requêtes (n° 2503650 et 2503651) par M. I... et Mme B... A..., épouse E..., demandant l'annulation des arrêtés du 4 novembre 2025 par lesquels la préfète des Vosges a prolongé leur assignation à résidence pour 45 jours. Les requérants contestaient notamment la compétence de l'auteur de l'acte, un défaut d'examen, une erreur de droit sur la qualification de "prolongation" plutôt que de "renouvellement", et l'absence de perspective raisonnable d'éloignement. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la décision était signée par une autorité compétente, que la situation des intéressés avait été examinée, et que la mesure était fondée sur les articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, les requêtes ont été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BOULANGER

28 novembre 2025• Reconduites à la frontière
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505390

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 8 juillet 2025 par lequel le préfet du Finistère refusait un titre de séjour à M. B..., ressortissant comorien, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a jugé que cette décision méconnaissait l'article 3, paragraphe 1, de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, en ne prenant pas en compte l'intérêt supérieur de ses deux enfants nés en France, dont la mère bénéficie d'un titre de séjour et ne peut les suivre aux Comores. Le tribunal a ainsi annulé l'arrêté et enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » à M. B....

Avocat : BLANCHOT

28 novembre 2025• 4ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2301320

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de Mme A... contre l'arrêté du maire de Goyave prononçant son reclassement pour inaptitude physique. La requête a été jugée irrecevable car tardive, l'arrêté du 19 septembre 2023 étant considéré comme confirmatif d'une décision antérieure du 22 mars 2021, devenue définitive. Le tribunal a également écarté les moyens au fond, notamment l'absence de motivation, inopérante pour un arrêté de reclassement qui n'est pas une décision défavorable. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : LANDOT & ASSOCIES

28 novembre 2025• 1ère Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400418

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a été saisi par M. A... d’une demande d’indemnisation pour des conditions de détention indignes au centre pénitentiaire de Baie-Mahault entre mars et août 2023. Le tribunal a jugé que l’administration pénitentiaire avait manqué à ses obligations légales et conventionnelles, notamment au regard de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 2, L. 6 et R. 321-1 à R. 321-3 du code pénitentiaire. Il a retenu la responsabilité de l’État pour faute, en raison de conditions de détention attentatoires à la dignité humaine, et a accordé à M. A... une indemnité de 5 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 1er février 2024. La somme demandée au titre des frais de justice a été rejetée.

Avocat : LE SCOLAN

28 novembre 2025• 1ère Chambre
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2513022

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., qui demandait une injonction au ministre de la justice pour l’attribution d’une nouvelle bonification indiciaire. Le juge a rappelé qu’il ne peut prononcer d’injonction à titre principal en dehors des cas d’exécution d’une décision de justice ou de procédures de référé. La demande, ne visant pas l’annulation d’une décision administrative préalable, a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.

Avocat : SCP PLANTARD ROCHAS VIRY & ROUSTAN BERIDOT

28 novembre 2025
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2302983

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé l'arrêté du 4 avril 2023 par lequel le maire de Crozon avait exercé le droit de préemption sur un bien immobilier. La juridiction a jugé que la décision était insuffisamment motivée, car elle ne mentionnait pas de projet concret d'aménagement ou de politique locale de l'habitat, en méconnaissance de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme. Les arguments trop vagues de la commune sur un projet paysager non formalisé n'ont pas été retenus. En conséquence, le tribunal a fait droit à la demande des époux B..., sans examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : VALLANTIN

28 novembre 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2413812

Le Tribunal administratif de Nantes a fixé à 7 unités de valeur la rétribution de Me Laplane, avocat de Mme A..., bénéficiaire de l'aide juridictionnelle. Cette décision fait suite à un jugement du 28 novembre 2025 constatant un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet. Le montant a été déterminé en application de l'article 93-1 du décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020, qui permet au juge d'allouer une rétribution à l'avocat en cas de non-lieu, en fonction des diligences accomplies.

Avocat : LAPLANE

28 novembre 2025• 12eme chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519101

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa rejetant la demande de visa de long séjour pour les enfants B... et D... A..., au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la séparation prolongée entre la mère, bénéficiaire de la protection subsidiaire, et ses jeunes enfants, et que les moyens soulevés, notamment l'erreur d'appréciation sur l'authenticité des actes d'état civil, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 561-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : PIC-BLANCHARD

28 novembre 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500821

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet de la Marne sur la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante tunisienne. La décision est jugée illégale en raison du défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de son refus dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressée, en méconnaissance des articles L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros à son avocat au titre des frais d'instance.

Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC

28 novembre 2025• 2ème chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503651

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. I... et de Mme B... A..., épouse E..., qui demandaient l'annulation des arrêtés du 4 novembre 2025 prolongeant leur assignation à résidence dans les Vosges. Les requérants contestaient notamment la compétence de l'auteur de l'acte, un défaut d'examen de leur situation, et une erreur de droit sur la notion de prolongation versus renouvellement de l'assignation. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, y compris ceux tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes, sans qu'il soit fait droit aux conclusions aux fins de suspension ou d'injonction, en application des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BOULANGER

28 novembre 2025• Reconduites à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2402550

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme E..., ressortissante marocaine, contestant le refus du préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, estimant que la décision était suffisamment motivée, que le signataire était compétent et que le préfet avait bien examiné sa situation au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BLANVILLAIN

28 novembre 2025• 3ème chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 497670

Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE

27 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:497670.20251127• 5ème chambre jugeant seule
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2505643

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 26 mars 2025 portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante dans l'arrêté attaqué. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, relevant que l'intéressé n'avait pas sollicité d'audition et que la procédure d'asile lui avait permis de présenter ses éléments. Enfin, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination ont été rejetés comme non fondés.

Avocat : MULAND DE LIK

27 novembre 2025• 5ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2500381

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 16 juillet 2024 par lequel le maire de La Ferrière a délivré un permis de construire un immeuble de 39 logements locatifs sociaux. Les requérants, voisins du projet, invoquaient notamment une méconnaissance des articles R431-8, R423-53 du code de l’urbanisme, du règlement du PLU et de l’article L. 350-3 du code de l’environnement. Le tribunal a constaté le désistement de l’un des requérants. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire a été examinée au regard des textes précités.

Avocat : ATLANTIC JURIS

27 novembre 2025• 6ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519657

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... C..., ressortissante colombienne, qui contestait le refus de l’OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que l’évaluation de la vulnérabilité de la requérante, effectuée par un agent ayant reçu une formation spécifique, était suffisante et que la décision n’était entachée ni d’erreur de droit ni d’erreur manifeste d’appréciation au regard des articles L. 522-1 à L. 522-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : LAPLANE

27 novembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2507911

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C..., ressortissant angolais, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde du 29 octobre 2025 ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de la méconnaissance des droits à l’information et à l’entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013, de l’erreur manifeste d’appréciation concernant la clause discrétionnaire, et de l’absence d’acceptation tacite par le Portugal. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert fondée sur les articles 12 et 18 du règlement (UE) n° 604/2013.

Avocat : LANNE

27 novembre 2025• Eloignement 72 heures
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2205783

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l’association Eau & Rivières de Bretagne, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 5 juillet 2022 du préfet des Côtes-d’Armor enregistrant une installation de méthanisation exploitée par la SAS Verts Sapins à Languenan. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, estimant que le délai de recours contentieux de quatre mois prévu à l’article R. 514-3-1 du code de l’environnement avait commencé à courir à compter du premier jour d’affichage de l’arrêté, le 8 juillet 2022, et expirait le 9 novembre 2022, soit avant l’enregistrement de la requête le 16 novembre 2022. En conséquence, les conclusions de l’association ont été rejetées, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.

Avocat : DELALANDE

27 novembre 2025• 3ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406906

Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant algérien, contestant le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour « commerçant ». La juridiction a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions d’annulation et d’injonction, la préfète ayant délivré le titre postérieurement à la requête. En revanche, le tribunal a reconnu une faute de l’administration pour le retard fautif dans le traitement du dossier, ayant causé un préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence. Il a condamné l’État à verser 1 000 euros de dommages et intérêts, assortis des intérêts légaux et de leur capitalisation, sur le fondement des articles 1231-6 et 1343-2 du code civil.

Avocat : LANTHEAUME

27 novembre 2025• 3ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2304072

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, annule l'arrêté du 7 novembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a rejeté la demande de regroupement familial de Mme C... pour son époux. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en s'estimant en situation de compétence liée du seul fait de la présence irrégulière de l'époux en France, sans exercer son pouvoir d'appréciation au regard des conditions légales (articles L. 434-2 et L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) ni examiner l'atteinte au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). La solution retenue est l'annulation des décisions contestées.

Avocat : BLANC

27 novembre 2025• 3ème Chambre