12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 018
Avec résumé IA
Avocat : SELARL MAINNEVRET - MALBLANC AVOCATS
Avocat : SELARL ATLANTIQUE ASSOCIES
Avocat : BLANC
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la SARL Daliaclose Lingerie contestant une cotisation supplémentaire d’impôt sur les sociétés pour 2017 et des amendes pour 2017-2018 (total 126 389 €). La société invoquait des irrégularités de procédure (méconnaissance des articles L. 51 et L. 47 A du livre des procédures fiscales) et le mal-fondé des redressements liés à des écarts de stock. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, confirmant la régularité de la vérification de comptabilité et le bien-fondé des impositions et amendes appliquées sur le fondement du code général des impôts.
Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D... contestant l'arrêté préfectoral du 10 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a substitué la base légale de la décision d'éloignement, retenant le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (étranger ne justifiant pas être entré régulièrement) au 1° initialement visé. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'un an ont été jugées légales.
Avocat : CABINET DAMY RAYNAL HERVE-LANCIEN
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 13 février 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en se fondant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, lequel estimait que l'enfant de M. B... pouvait bénéficier d'un traitement approprié en Algérie. La solution retenue s'appuie sur l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LANDOULSI
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne refusant de délivrer un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant congolais. La décision est annulée pour défaut de motivation, car l'administration n'a pas communiqué les motifs de son refus implicite malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... B... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail durant cet examen.
Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, contestant le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de sa résidence continue en France depuis 2017 avec son époux et ses deux enfants scolarisés. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que rien ne s'opposait à la reconstitution de la cellule familiale hors de France, l'époux étant également en situation irrégulière. La solution retenue est fondée sur les dispositions des articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH.
Avocat : GOZLAN
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la SARL Riwodis, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, des retenues à la source et une amende fiscale pour les exercices 2015 et 2016. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions relatives à l'impôt sur les sociétés, faute de mise en recouvrement. Sur le fond, il a confirmé le bien-fondé des redressements, estimant que les sommes versées à des personnes physiques constituaient des revenus distribués au sens de l'article 111 du code général des impôts, et a rejeté l'application de la convention fiscale franco-chinoise. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de la société.
Avocat : CABINET CANIS, LE VAILLANT (SCP)
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... contestant sa radiation de la liste des demandeurs d'emploi par France Travail pour insuffisance d'actions de recherche d'emploi. Le tribunal a écarté l'exception d'incompétence soulevée par France Travail, jugeant que le litige portait sur la mesure de radiation et non sur les droits à l'allocation. Il a considéré que la décision de radiation était légalement justifiée, en application des articles L. 5411-1, R. 5411-11, R. 5411-12 et L. 5412-1 du code du travail, dès lors que Mme B... n'avait pas démontré avoir accompli des actes positifs et répétés de recherche d'emploi.
Avocat : GALLAND YANNICK & KIEFFER EMMANUEL
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme irrecevable la requête de M. A... dirigée contre un arrêté du 4 décembre 2025 rectifiant les horaires de pointage d’une précédente assignation à résidence. Le juge a constaté que cet arrêté initial du 30 septembre 2025 n’était plus applicable à la date de la décision attaquée, car remplacé par un nouvel arrêté de prolongation du 7 novembre 2025. L’acte contesté n’ayant pu produire aucun effet et ne faisant pas grief, les conclusions en annulation étaient manifestement irrecevables. La décision s’appuie sur l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G..., ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 18 janvier 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le CESEDA et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Avocat : LANNE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante géorgienne, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 2 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 542-2 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a estimé que la décision d'éloignement était légale, le droit au maintien sur le territoire ayant pris fin suite au rejet de la demande d'asile par l'OFPRA, et a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... contestant des indus d'aide personnalisée au logement (APL) d'un montant total de 1 329,17 euros, notifiés par la caisse d'allocations familiales de l'Isère. Le juge unique a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et que M. B..., qui ne contestait pas la durée de ses absences de France (plus de quatre mois par an), ne remplissait pas la condition de résidence stable et effective prévue à l'article R. 822-23 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice.
Avocat : PALLANCA
Le Tribunal Administratif de Marseille annule la décision implicite de refus de permis de visite et d’autorisation téléphonique, ainsi que la décision de retrait de l’autorisation de correspondance postale, prises par la directrice du centre de détention de Tarascon à l’encontre de Mme C.... La solution retenue est fondée sur le défaut de motivation des décisions, en méconnaissance de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration, l’administration n’ayant pas établi avoir communiqué les motifs malgré la demande de l’intéressée. Le tribunal enjoint à l’administration de réexaminer la demande de Mme C... dans un délai de quinze jours.
Avocat : LANTHEAUME
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par Mme B... afin d’obtenir le relogement d’urgence qu’elle estimait dû, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a fait droit à sa demande en application de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, constatant qu’aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui attribuer un logement tenant compte de ses besoins et capacités, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter d’un délai de trois mois. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été rejetée comme sans objet, Mme B... ayant déjà obtenu l’aide juridictionnelle totale.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. F... et autres demandant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 16 décembre 2022 enregistrant l'extension d'un élevage porcin de la SCEA Fillatre à Saint-Ovin. Les requérants contestaient notamment l'absence d'évaluation environnementale, le classement erroné du projet sous la rubrique 2102 plutôt que 3660 de la nomenclature des installations classées, et le non-respect des distances d'implantation. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment au regard des articles L. 122-1 et R. 122-2 du code de l'environnement, ainsi que de l'arrêté du 27 décembre 2013, mais les a jugés non fondés. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée.
Avocat : SARL BOBIER-DELALANDE-MARIN
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., agent public, qui demandait l'indemnisation de préjudices résultant d'une retenue sur salaire pour absence non justifiée en décembre 2023, durant un mouvement de grève. Le tribunal a jugé que la retenue, mesure purement comptable, n'exigeait aucune procédure particulière et que l'absence de service fait était matériellement constatée. Il a également écarté les moyens relatifs à l'absence d'information préalable et à l'imputabilité de l'absence à l'administration. La décision s'appuie sur les articles L. 712-1, L. 711-2 et L. 711-3 du code général de la fonction publique.
Avocat : CATALAN
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. B..., agent public, qui demandait la condamnation du syndicat mixte de gestion de l’eau et de l’assainissement de Guadeloupe à l’indemniser des préjudices résultant d’une retenue sur salaire pour absence non justifiée lors d’un mouvement de grève. Le tribunal a jugé que la retenue, fondée sur l’absence de service fait, constitue une mesure purement comptable non soumise à une procédure particulière, et qu’elle est légale dès lors que l’absence n’est pas imputable à une faute de l’administration. Les moyens soulevés par le requérant, notamment l’absence de décision préalable et la rupture d’égalité, ont été écartés. La décision s’appuie sur les articles L. 712-1, L. 711-2 et L. 711-3 du code général de la fonction publique.