12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 618
Avec résumé IA
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Avocat : LANDETE
Avocat : SELARL BLANC-TARDIVEL-BOCOGNANO
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par la société Enedis, qui demandait la condamnation de la société Arbres Techniques et Paysages pour le sectionnement d’un câble électrique haute tension lors de travaux de transplantation d’arbres, qualifiés de travaux publics. Le tribunal a rejeté la requête d’Enedis, estimant que la responsabilité de la société Arbres Techniques et Paysages n’était pas engagée, faute pour Enedis de démontrer que le préjudice résultait directement des travaux. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage à l’égard des tiers et sur les dispositions du code de l’environnement et de l’arrêté du 15 février 2012 relatifs aux travaux à proximité d’ouvrages souterrains.
Avocat : ORTOLLAND & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 26 mars 2025 portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un refus de titre de séjour, cette décision étant inexistante dans l'arrêté attaqué. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, relevant que l'intéressé n'avait pas sollicité d'audition et que la procédure d'asile lui avait permis de présenter ses éléments. Enfin, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination ont été rejetés comme non fondés.
Avocat : MULAND DE LIK
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 16 juillet 2024 par lequel le maire de La Ferrière a délivré un permis de construire un immeuble de 39 logements locatifs sociaux. Les requérants, voisins du projet, invoquaient notamment une méconnaissance des articles R431-8, R423-53 du code de l’urbanisme, du règlement du PLU et de l’article L. 350-3 du code de l’environnement. Le tribunal a constaté le désistement de l’un des requérants. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais l’affaire a été examinée au regard des textes précités.
Avocat : ATLANTIC JURIS
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... C..., ressortissante colombienne, qui contestait le refus de l’OFII de lui accorder les conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l’incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que l’évaluation de la vulnérabilité de la requérante, effectuée par un agent ayant reçu une formation spécifique, était suffisante et que la décision n’était entachée ni d’erreur de droit ni d’erreur manifeste d’appréciation au regard des articles L. 522-1 à L. 522-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : LAPLANE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SAS residential MDB, qui contestait un rappel de TVA de 483 377 euros assorti de pénalités pour manquement délibéré, relatif à la vente en 2019 d’un immeuble neuf au Cap-Ferret. La société avait appliqué le régime de la TVA sur marge, mais l’administration a estimé que la vente devait être soumise à la TVA sur le prix total, car l’immeuble était neuf et la société n’avait pas acquis le bien sans droit à déduction. Le tribunal a jugé que les conditions de l’article 268 du code général des impôts n’étaient pas remplies, la société ayant construit l’immeuble et non acheté un terrain à bâtir sans TVA déductible. Les pénalités de 40 % ont été maintenues, l’intention délibérée étant caractérisée par l’application d’un régime fiscal inapproprié malgré la complexité des textes.
Avocat : SCP NATAF ET PLANCHAT
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. C..., ressortissant angolais, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde du 29 octobre 2025 ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, de la méconnaissance des droits à l’information et à l’entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013, de l’erreur manifeste d’appréciation concernant la clause discrétionnaire, et de l’absence d’acceptation tacite par le Portugal. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert fondée sur les articles 12 et 18 du règlement (UE) n° 604/2013.
Avocat : LANNE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de l’association Eau & Rivières de Bretagne, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 5 juillet 2022 du préfet des Côtes-d’Armor enregistrant une installation de méthanisation exploitée par la SAS Verts Sapins à Languenan. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, estimant que le délai de recours contentieux de quatre mois prévu à l’article R. 514-3-1 du code de l’environnement avait commencé à courir à compter du premier jour d’affichage de l’arrêté, le 8 juillet 2022, et expirait le 9 novembre 2022, soit avant l’enregistrement de la requête le 16 novembre 2022. En conséquence, les conclusions de l’association ont été rejetées, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Avocat : DELALANDE
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur le recours pour excès de pouvoir de M. B..., ressortissant algérien, contestant le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour « commerçant ». La juridiction a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions d’annulation et d’injonction, la préfète ayant délivré le titre postérieurement à la requête. En revanche, le tribunal a reconnu une faute de l’administration pour le retard fautif dans le traitement du dossier, ayant causé un préjudice moral et des troubles dans les conditions d’existence. Il a condamné l’État à verser 1 000 euros de dommages et intérêts, assortis des intérêts légaux et de leur capitalisation, sur le fondement des articles 1231-6 et 1343-2 du code civil.
Avocat : LANTHEAUME
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en excès de pouvoir, annule l'arrêté du 7 novembre 2022 par lequel le préfet de la Haute-Savoie a rejeté la demande de regroupement familial de Mme C... pour son époux. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit en s'estimant en situation de compétence liée du seul fait de la présence irrégulière de l'époux en France, sans exercer son pouvoir d'appréciation au regard des conditions légales (articles L. 434-2 et L. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) ni examiner l'atteinte au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). La solution retenue est l'annulation des décisions contestées.
Avocat : BLANC
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure demandée faisait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'espèce la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet pendant quatre mois sur sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition de l'article L. 521-3 n'étant pas remplie, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GOZLAN
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. Le requérant résidait à Sarcelles (Val-d’Oise) à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Par ordonnance, le dossier a été transmis à cette juridiction.
Avocat : LANDOULSI
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d’Oise lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a jugé que la seule ancienneté de son séjour en France depuis 2019, malgré son mariage avec une compatriote titulaire d’une carte de résident et la naissance de leur enfant, ne suffisait pas à caractériser une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ou des motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 16 octobre 2025 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante péruvienne. La requérante invoquait notamment une erreur de fait sur la durée de sa vie commune avec son compagnon français, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que les moyens soulevés n'étaient manifestement pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de l’association Aéro touring club de France, qui contestait une amende de 3 000 euros infligée par l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (ACNUSA) pour un décollage après l’horaire de fermeture de l’aérodrome de Toussus-le-Noble. Le tribunal a jugé que l’instructeur, commandant de bord, agissait en tant que préposé de l’association dans le cadre de son objet social, engageant ainsi la responsabilité de cette dernière sur le fondement de l’article L. 6361-12 du code des transports. Il a estimé que l’association n’apportait pas la preuve de mesures de prévention suffisantes pour s’exonérer de sa responsabilité, et que le montant de l’amende n’était pas disproportionné.
Avocat : CABINET JURIS-MONT BLANC (SELARL )
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la SARL Loremag contestant l'arrêté du 13 décembre 2024 par lequel le maire de Mouans-Sartoux a retiré un permis de construire tacite et refusé un nouveau permis pour un projet de 55 logements. La société invoquait notamment un vice de forme (absence de signature) et la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que l'arrêté était régulièrement signé et que le projet ne respectait pas les dispositions des articles UB 2 et UBa 10 du PLU. En conséquence, la demande d'annulation a été rejetée, de même que les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Avocat : SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre le refus de la rectrice de l’académie de Montpellier de transformer son contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, M. A... ne justifiant pas d’une situation de précarité économique ou psychologique suffisamment grave pour justifier une suspension. En outre, aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article L. 322-4 du code général de la fonction publique et l’erreur manifeste d’appréciation, n’a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision.