12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 367
Avec résumé IA
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
PUILLANDRE
Le Tribunal Administratif de Toulon a examiné la requête de l’EURL A... contestant des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de TVA. La solution retenue est un non-lieu à statuer partiel, car l’administration a accordé une remise de l’amende fiscale et des intérêts de retard avant l’introduction de la requête, rendant ces conclusions irrecevables. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions de la requête, estimant que les moyens soulevés par la société, notamment sur la charge de la preuve, la déductibilité des charges et la régularité des rectifications, n’étaient pas fondés. Cette décision s’appuie sur les articles 1729 D et 1756 du code général des impôts, ainsi que sur le livre des procédures fiscales.
Avocat : DELBOSC CLAVET BLANC CURZU
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une fonctionnaire territoriale pour enjoindre à la commune de Saint-Denis de lui communiquer des documents nécessaires à l’instruction de sa demande d’allocation temporaire d’invalidité (ATI). Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ayant attendu plus de six mois après un courrier de la Caisse des dépôts et consignations pour saisir le tribunal, et que la perspective d’un classement de son dossier n’était pas suffisamment imminente pour caractériser une atteinte grave et immédiate à sa situation. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2005-442 du 2 mai 2005 relatifs à l’ATI.
Avocat : LAPLANTE
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de Triaize ne s’opposant pas à une déclaration préalable de travaux. Les requérants ont ensuite déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance du 24 novembre 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par un désistement.
Avocat : ATLANTIC JURIS
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. B... d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 4 février 2025, qui enjoignait au préfet de la Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travailler et de réexaminer sa situation. Constatant l’inaction persistante du préfet, le tribunal a assorti cette injonction d’une astreinte de 50 euros par jour de retard, à compter d’un délai d’un mois suivant la notification du présent jugement. La décision se fonde sur l’article L. 911-4 du code de justice administrative, relatif à l’exécution des jugements.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... dirigée contre la décision implicite du ministre de l'intérieur ajournant sa demande de naturalisation. La requête était prématurée, car le recours administratif préalable obligatoire formé par l'intéressée n'avait pas encore fait l'objet d'une décision explicite ou implicite du ministre à la date de l'ordonnance. Le juge a rappelé que, conformément à l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, le silence gardé pendant quatre mois par le ministre vaut rejet du recours, et qu'il appartiendra à Mme B. de saisir le tribunal après l'expiration de ce délai. La solution est fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Avocat : GOZLAN
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Marne refusant de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante nigériane. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas délivré l'accusé de réception obligatoire prévu à l'article L. 112-3 du code des relations entre le public et l'administration, ce qui a privé la requérante de la garantie d'être informée des délais et voies de recours. Cette omission constitue un vice de procédure substantiel, rendant la décision illégale sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. La solution retenue est l'annulation de la décision implicite de rejet.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de la Marne concernant la demande de titre de séjour de Mme B..., ressortissante ivoirienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision faisant obstacle à la poursuite des études de l'intéressée et la plaçant dans une situation de précarité. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, au regard des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours.
Voici un résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme D... visant à suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Marne. La requérante invoquait une urgence liée à la poursuite de ses études et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard des articles L. 423-21 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a soulevé d'office un moyen d'irrecevabilité, relevant que les conclusions dirigées contre une décision implicite de rejet sont dépourvues d'objet en cas de refus d'enregistrement de la demande de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite du préfet de la Marne refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à M. A.... Le juge a estimé que la condition d’urgence était caractérisée, l’absence de récépissé menaçant la poursuite du contrat de travail de l’intéressé et le plaçant dans une situation de précarité. Il a également retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n’ayant pas justifié avoir respecté les obligations de délivrance d’un récépissé prévues aux articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par Mme A..., ressortissante philippine, pour contester un arrêté du préfet du Doubs l'obligeant à quitter le territoire français et une assignation à résidence. En cours d'instance, le préfet a abrogé ces deux arrêtés, ce qui a conduit Mme A... à se désister de ses conclusions en annulation. Le tribunal a pris acte de ce désistement et a rejeté comme irrecevable la demande d'injonction de restitution du passeport, faute de demande d'annulation d'un refus préalable. L'Etat a été condamné à verser 850 euros à Mme A... au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET
Le Tribunal administratif de Besançon a été saisi par le préfet du Doubs d’un déféré tendant à l’annulation de la décision de la maire de Besançon d’afficher un drapeau palestinien devant la mairie, sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Faute pour le préfet d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande qui lui a été adressée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté son désistement et lui en a donné acte par ordonnance. La demande de la commune de Besançon tendant à la condamnation de l’État au titre des frais de justice a été rejetée.
Avocat : LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police du 26 avril 2023 refusant un duplicata de titre de séjour, retirant son certificat de résidence et prononçant une obligation de quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable en raison de sa tardiveté, constatant que le délai de recours de quarante-huit heures prévu par l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'avait pas été respecté. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet.
Avocat : LANNE
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de titre de séjour pour raisons médicales. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de l'avis du collège de médecins de l'OFII et la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que l'avis médical était régulier et que la préfète ne s'était pas estimée en situation de compétence liée. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : BLANC
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante mongole, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendue, garanti par le principe de bonne administration issu du droit de l'Union européenne. Le tribunal a jugé que ce droit n'avait pas été violé, car Mme A... avait été auditionnée et mise en mesure de présenter ses observations avant l'édiction de la mesure. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant kosovar, contestant l'arrêté préfectoral du 5 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que l'intéressé avait pu présenter ses observations lors de son audition par les services de police. Il a également jugé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son arrivée récente en France et de la présence de sa famille au Kosovo. Enfin, le tribunal a validé le refus de délai de départ volontaire en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans préciser le motif retenu.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné deux requêtes de l’association Nature et Avenir. La première, dirigée contre une preuve de dépôt de déclaration d’installation classée pour un élevage de volailles, a été jugée sans objet car cette preuve a été implicitement retirée suite à un nouvel enregistrement. La seconde requête, visant l’arrêté d’enregistrement du 10 décembre 2024 pour un élevage de 40 000 poules pondeuses, a été rejetée. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l’absence d’évaluation environnementale et la méconnaissance des rubriques de la nomenclature des installations classées, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’environnement, notamment les articles L. 512-7-2 et les arrêtés ministériels relatifs aux installations classées.
Avocat : DELALANDE
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi de deux recours en excès de pouvoir par Mme D... et M. B..., ressortissants marocains, contre les arrêtés du préfet de la Marne du 7 mai 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, de l’article 3 de la Convention internationale des droits de l’enfant, et, pour Mme D..., un vice de procédure pour défaut de saisine de la commission du titre de séjour. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après instruction, a rejeté l’ensemble des conclusions des requérants, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987.