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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 048 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 048

Décisions totales

383 581

Ordonnances

248 821

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LANGEffacer tout
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500896

Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé la décision du 22 octobre 2024 par laquelle la préfète des Vosges a refusé d’enregistrer la demande de titre de séjour de Mme C, ressortissante serbe. Le tribunal a jugé que ce refus était illégal, car l’administration ne peut écarter une demande comme abusive ou dilatoire sans examiner si elle présente des éléments nouveaux, ce qui n’a pas été fait en l’espèce. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 431-10 à R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui imposent l’enregistrement d’une demande non abusive ou dilatoire. Le tribunal a enjoint à la préfète d’enregistrer la demande et de délivrer un récépissé dans un délai d’un mois.

Avocat : BOULANGER

26 août 2025• Chambre 1
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2500893

Le Tribunal Administratif de Nancy annule la décision du 22 octobre 2024 par laquelle la préfète des Vosges a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant serbe. Le tribunal juge que ce refus est illégal car il ne peut être fondé sur le seul caractère non nouveau des pièces fournies, sans établir le caractère abusif ou dilatoire de la demande au sens de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint à la préfète d'enregistrer la demande et de délivrer un récépissé dans un délai d'une semaine, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et met à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : BOULANGER

26 août 2025• Chambre 1
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508356

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion et de la décision fixant le pays de renvoi pris par le préfet de la Drôme à l'encontre de M. B, ressortissant tunisien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des arrêtés. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l'absence de doute sérieux. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.

Avocat : COLLANGE

19 août 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510688

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. D, ressortissant italien, contestant un arrêté préfectoral du 25 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a soulevé d'office une substitution de base légale, remplaçant le fondement initial (1° de l'article L. 251-1 du CESEDA, pour défaut de droit au séjour) par le 2° du même article, relatif à la menace pour l'ordre public. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après examen des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

14 août 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510398

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 16 juillet 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à M. A, ressortissant comorien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient une erreur de fait : l'administration a calculé le délai de quatre-vingt-dix jours pour solliciter l'asile à partir de la première entrée en France (1er septembre 2024), alors que M. A justifie d'une nouvelle entrée le 30 juin 2025 après un séjour en Belgique, rendant sa demande du 16 juillet 2025 recevable. La solution s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'annulation implique l'octroi des conditions matérielles d'accueil à compter du 16 juillet 2025.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

12 août 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510399

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A avait déposé sa demande d'asile plus de six mois après son entrée en France, sans justifier d'un motif légitime pour ce retard. Il a également estimé que la situation de vulnérabilité alléguée n'était pas établie, l'intéressé ne démontrant pas de circonstances particulières faisant obstacle à ce refus.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

12 août 2025• 12ème chambre, éloignement
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504059

Le Tribunal Administratif de Grenoble (3ème chambre) a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 19 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance des articles L. 141-2 et L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge estimant que la procédure était régulière et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Les textes appliqués sont le CESEDA et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : COLLANGE

8 août 2025• 3ème Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502437

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B A, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 22 juillet 2025 par lequel la préfète des Vosges l'avait assigné à résidence pour 45 jours. Le requérant soutenait que son mariage récent avec une Française justifiait la suspension de l'obligation de quitter le territoire français et que la mesure portait une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a jugé que l'assignation à résidence était justifiée car l'éloignement de M. A demeurait une perspective raisonnable, et que son mariage, postérieur à la décision d'éloignement, ne faisait pas obstacle à la mesure. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 732-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BOULANGER

8 août 2025• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502438

Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé l'arrêté du 28 juillet 2025 par lequel la préfète des Vosges assignait à résidence M. A pour une durée de quarante-cinq jours. Le juge a constaté que cette mesure constituait le troisième renouvellement de l'assignation, en violation de l'article L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui limite le renouvellement à deux fois. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour excès de pouvoir, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : BOULANGER

8 août 2025• Reconduites à la frontière
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502355

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Foug. Celle-ci sollicitait une mesure d'expertise avant la démolition de trois immeubles (parcelles AB 84, 85 et 86) dans le cadre d'un projet de revitalisation du centre-ville. Le juge a désigné un expert pour constater l'état actuel des immeubles riverains (parcelles AB 83 et AB 87) susceptibles d'être affectés par les travaux. La mission de l'expert se limite à la phase de constat préalable, sans prolongation pendant l'exécution des travaux.

Avocat : LANG

1 août 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400612

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné les recours de Mme B contre une amende administrative de 300 euros et un indu de revenu de solidarité active (RSA). La requérante contestait ces décisions en soutenant avoir déclaré toutes ses ressources, les sommes de son ex-mari étant des prêts. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que l'amende était fondée et que la procédure relative à l'indu, notamment la saisine de la commission de recours amiable, avait été régulièrement effectuée. Les décisions attaquées ont été confirmées sur la base des articles L. 262-47 et suivants du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : LANGUERY CLAIRE

1 août 2025• Magistrat Mme SORIN
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 499513

Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE

31 juillet 2025ECLI:FR:CECHR:2025:499513.20250731• 10ème et 9ème chambres réunies
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-24NC00664

Avocat : BOULANGER

31 juillet 2025• 1ère chambre - formation à 3
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 503393

Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE

30 juillet 2025ECLI:FR:CECHS:2025:503393.20250730• 4ème chambre jugeant seule
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2202432

Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A, enseignant, qui contestait le refus implicite du recteur de l'académie de Mayotte de lui verser l'indemnité de sujétion géographique (ISG) pour la période 2017-2021. Le tribunal a relevé d'office que la décision implicite de rejet née de la demande du 25 octobre 2021 était confirmative d'une précédente décision implicite de rejet née le 7 janvier 2018, et qu'elle n'avait pas rouvert le délai de recours contentieux. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été jugées irrecevables pour tardiveté, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées comme dépourvues de lien avec une décision illégale.

Avocat : LANGA

29 juillet 2025• 1ère chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 494651

Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE;SARL LE PRADO – GILBERT;SCP LYON-CAEN, THIRIEZ

24 juillet 2025ECLI:FR:CECHR:2025:494651.20250724• 5ème et 6ème chambres réunies
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 499073

Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE

24 juillet 2025ECLI:FR:CECHS:2025:499073.20250724• 6ème chambre jugeant seule
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400580

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire turc contre un permis français. La requérante invoquait l'incompétence du signataire de la décision, mais le tribunal a écarté ce moyen, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, le tribunal a rappelé que, selon l'article R. 222-3 du code de la route, l'échange doit être demandé dans un délai d'un an après l'acquisition de la résidence normale en France. Mme C ayant acquis sa résidence le 9 décembre 2021 et présenté sa demande le 12 octobre 2023, soit après l'expiration de ce délai, le refus était légal, indépendamment de ses difficultés personnelles. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : COLLANGE

24 juillet 2025• Juge unique 8
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA03765

Avocat : SELARL JOVE-LANGAGNE-BOISSAVY

22 juillet 2025• 8ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 501993

Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE

22 juillet 2025ECLI:FR:CECHS:2025:501993.20250722• 1ère chambre jugeant seule