588 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
588
Décisions totales
383 581
Ordonnances
238 773
Avec résumé IA
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B..., ressortissante macédonienne, contre un arrêté préfectoral du 31 mars 2025 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Avocat : BOULANGER
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 22 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la secrétaire générale de la préfecture disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que le refus de titre de séjour n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'admission exceptionnelle au séjour (article L. 435-1 du CESEDA) et du pouvoir de régularisation du préfet. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, interdiction de retour et fixation du pays de destination, fondées sur ce refus légal, ont été maintenues.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la demande de Mme C... visant à être déchargée de sa responsabilité solidaire pour le paiement de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux de 2019 et 2020. L'administration fiscale ayant partiellement fait droit à sa demande en prononçant la mainlevée de 8 209 euros pour les prélèvements sociaux, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur cette partie. Pour le surplus, le tribunal a rejeté les conclusions comme irrecevables, car la demande en décharge fondée sur l'article 1691 bis du code général des impôts était prématurée, n'ayant pas respecté le délai de six mois prévu à l'article 382 ter de l'annexe II du même code. Les conclusions relatives à la mainlevée de la saisie et à l'octroi de délais de paiement ont également été jugées irrecevables, faute de réclamation préalable obligatoire et d'incompétence du juge de l'impôt.
Avocat : COLLANGE
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de la Drôme. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut d'examen, estimant que la décision était signée par une autorité habilitée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation du requérant. Il a jugé que le préfet n'avait pas méconnu les stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ni les dispositions des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions attaquées ont été validées.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C... contestant le refus de l’Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d’accueil pour demandeurs d’asile. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un vice de procédure et un défaut d’examen de sa situation personnelle. Le tribunal a écarté l’ensemble de ces moyens, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente et que la procédure d’information prévue à l’article L. 551-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) avait été respectée. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les articles L. 551-10 et L. 551-15 du CESEDA, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours en excès de pouvoir de M. F..., ressortissant tunisien, contre les arrêtés préfectoraux l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, prononçant une interdiction de retour de deux ans et l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions étaient légalement justifiées au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours de M. et Mme D..., ressortissants albanais, contre leur assignation à résidence du 29 septembre 2025 et a demandé la suspension de l'obligation de quitter le territoire français du 20 août 2024. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen de leur situation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'absence de perspective raisonnable d'éloignement, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 922-2, et confirme la légalité de la mesure d'assignation à résidence.
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. et Mme D..., ressortissants albanais, contestant leur assignation à résidence et demandant la suspension de l'obligation de quitter le territoire français prise le 20 août 2024. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'absence de perspective raisonnable d'éloignement. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.