87 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
87
Décisions totales
383 581
Ordonnances
269 243
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices d'un agent victime d'un accident de service. La juridiction a fait droit à la demande du requérant en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile pour un futur litige indemnitaire. Elle a en revanche rejeté les conclusions relatives à la prise en charge immédiate des frais d'expertise et des frais d'instance.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'expertise visant à évaluer les préjudices liés à deux accidents de service. Le tribunal a ordonné une expertise uniquement pour l'accident du 15 décembre 2016, reconnu imputable au service, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. En revanche, il a rejeté la demande concernant l'accident du 13 juin 2024, faute d'éléments établissant sa réalité, ainsi que les conclusions relatives à la prise en charge des frais d'expertise et d'instance.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. La juridiction a estimé que le refus, fondé sur une condamnation pour violences conjugales, était légal au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, ce comportement étant de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la compétence du signataire et à la régularité de l'enquête administrative, ont également été écartés.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal Administratif de Rouen a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation des décisions refusant l'allocation temporaire d'invalidité à une fonctionnaire hospitalière. Cette solution est motivée par le fait que l'allocation a été octroyée en cours d'instance, privant ainsi le recours de son objet. Le tribunal a également rejeté la demande d'indemnité au titre des frais de procédure.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le non-renouvellement de son CDD d'agent éducatif. Le juge a estimé que la décision, fondée sur des considérations liées à l'intérêt du service et à l'aptitude professionnelle de l'agent, était légale, notamment après que l'intéressé ait été mis en mesure de présenter ses observations. Les textes appliqués incluent les principes généraux du droit de la fonction publique et les règles relatives aux contrats à durée déterminée.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un surveillant principal stagiaire contre son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le ministre de la justice. Le juge a estimé que la décision, fondée sur l'appréciation de l'aptitude professionnelle de l'agent en période de stage, n'était entachée ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation, ni d'irrégularité procédurale. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives au stage et à la titularisation.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du président du département de la Seine-Maritime rejetant la demande de reconnaissance de rechute de maladie professionnelle d'une fonctionnaire territoriale. La juridiction a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur l'absence de "fait médical nouveau", critère non prévu par la réglementation applicable. Le tribunal a appliqué les dispositions du décret n°87-602 du 30 juillet 1987, qui définissent la rechute comme une modification de l'état de santé postérieure à la consolidation, constituant une conséquence exclusive de la maladie d'origine.
Avocat : LANGUIL
**Sujet principal** : Demande d'annulation du refus d'accorder un congé bonifié à une agente hospitalière souhaitant se rendre en Martinique. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il écarte le moyen d'incompétence de l'autorité signataire, considérant que celle-ci agissait en vertu d'une délégation régulière. Sur le fond, il estime que la requérante ne démontre pas que son centre des intérêts matériels et moraux est situé en Martinique, condition légale pour bénéficier du congé bonifié, et que la circulaire du 2 août 2023 ne peut créer un droit acquis à ce bénéfice. **Textes appliqués** : Article L. 651-1 du code général de la fonction publique, décret n°87-482 du 1er juillet 1987, et article L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration concernant la valeur des circulaires.
Avocat : LANGUIL
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté municipal de révocation d'une secrétaire de mairie pour excès de pouvoir. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule l'arrêté de révocation, considérant que la matérialité des faits reprochés (manquement au devoir de réserve et à l'obligation de probité) n'est pas établie, la commune ne rapportant pas la preuve suffisante des allégations. **Textes appliqués** : Le juge exerce son contrôle de légalité et de proportionnalité de la sanction disciplinaire dans le cadre de l'article L. 530-1 du code général de la fonction publique.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de deux agents territoriaux visant l'annulation d'arrêtés fixant leur complément indemnitaire annuel à zéro. Le juge a estimé que la commune n'était pas tenue de motiver individuellement ces décisions et que les moyens tirés d'une procédure irrégulière ou d'une erreur d'appréciation n'étaient pas fondés. La juridiction a notamment appliqué les articles L. 714-4 et L. 714-5 du code général de la fonction publique, ainsi que l'article R. 612-6 du code de justice administrative.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'une agente territoriale visant à annuler l'article 4 d'un arrêté municipal qui excluait la prise en charge de ses lésions psychologiques suite à un accident de service. La juridiction a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve du lien direct et certain entre son syndrome dépressif et l'accident, contrairement aux lésions physiques reconnues. Le tribunal a ainsi jugé que la décision du maire, fondée sur l'article L. 822-24 du code général de la fonction publique, n'était entachée ni d'erreur de fait ni d'erreur d'appréciation.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation d'une ancienne agent technique territorial licenciée pour inaptitude physique. Le tribunal a reconnu que le licenciement était entaché d'illégalités procédurales (absence de communication du dossier administratif et convocation irrégulière devant le comité médical), constituant une faute de la part du SIVOS de l'Oison. Cependant, il a estimé que la requérante n'apportait pas la preuve de son aptitude à reprendre son poste à la date du licenciement, rompant ainsi le lien de causalité direct entre les fautes commises et les préjudices financier, moral et de retraite allégués.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la demande indemnitaire de Mme A..., puéricultrice territoriale, qui sollicitait la condamnation du département de la Seine-Maritime pour défaut d'information sur son droit d'option prévu par le décret du 18 août 2014. Le tribunal a jugé qu'aucune faute n'était imputable au département, dès lors que Mme A... était réputée avoir exercé un droit d'option définitif en juillet 2012 pour la fonction publique hospitalière, en application du décret du 29 septembre 2010. Il a également estimé que la requérante ne démontrait pas qu'elle aurait opté pour le nouveau cadre d'emploi territorial si elle en avait été informée, ni le lien de causalité entre la faute alléguée et les préjudices financiers invoqués. La solution retenue se fonde sur les dispositions des décrets n° 2010-1139 du 29 septembre 2010 et n° 2014-923 du 18 août 2014, ainsi que sur la loi n° 2010-751 du 5 juillet 2010.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. D..., agent territorial de la commune d'Oudalle. Cette mesure vise à évaluer l'ensemble des préjudices subis du fait d'une maladie professionnelle (épaule droite) et d'un accident de service survenu le 30 mai 2024, en vue d'un futur contentieux indemnitaire. La demande a été jugée utile sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté les conclusions relatives aux frais d'expertise et à l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ces questions devant être tranchées ultérieurement.
Avocat : LANGUIL
Cette décision du Tribunal Administratif de Rouen, rendue en référé, fait droit à la demande d’expertise médicale présentée par Mme A... sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. L’expertise vise à évaluer l’ensemble des préjudices (patrimoniaux et extrapatrimoniaux) subis du fait d’une maladie professionnelle et de sa rechute, reconnues imputables au service par le département de la Seine-Maritime. Le tribunal rejette les conclusions de la requérante tendant à ce que les frais d’expertise soient mis à la charge du département, cette fixation relevant du seul président de la juridiction après l’accomplissement de la mesure. Il rejette également la demande de frais d’instance.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par un professeur contestant le refus de reconnaissance de l’imputabilité au service de son accident, s’est déclaré territorialement incompétent. En application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil, seul compétent car le requérant est affecté dans le département de la Seine-Saint-Denis.
Avocat : LANGUIL
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par le syndicat CGT de l'EHPAD public Le Havre Les Escapes d'un recours pour excès de pouvoir contre des instructions verbales du directeur imposant aux agents (infirmiers, aides-soignants, ASH) de s'auto-remplacer pour poser des congés le week-end. Le tribunal a annulé ces décisions, jugeant qu'elles constituaient une modification de l'organisation interne et des conditions de travail qui aurait dû être soumise à la consultation préalable du comité social d'établissement, en application de l'article 36 du décret n°2021-1570 du 3 décembre 2021 et de l'article L. 253-9 du code général de la fonction publique.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. B... dirigée contre le refus du CNAPS de lui délivrer une carte professionnelle de sécurité privée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'exerçant plus d'activité dans le secteur de la sécurité depuis octobre 2022 et percevant des allocations chômage, sans démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée par ordonnance motivée sans instruction contradictoire ni audience publique, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : LANGUIL
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme H... demandant l'annulation de la décision du 5 juin 2024 par laquelle le président du département de la Seine-Maritime a retiré son agrément d'assistante familiale. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Il a également jugé que la procédure était régulière, la requérante ayant été informée des motifs de la décision envisagée dans le courrier de convocation à la commission consultative paritaire départementale, conformément aux articles R. 421-23 et L. 226-2-2 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : LANGUIL