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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 133 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 133

Décisions totales

383 581

Ordonnances

303 387

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LAUEffacer tout
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600596

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante ayant sollicité l'asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France sans justifier d'un motif légitime. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a été refusée et les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont été rejetées.

Avocat : SCP ANNIE LEVI-CYFERMAN - LAURENT CYFERMAN

3 février 2026• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2302763

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'une conseillère d'insertion et de probation visant à annuler le refus d'autoriser son cumul d'activité accessoire en qualité de salariée (professeure de yoga en CDI). Le tribunal a jugé irrecevable le recours contre le courrier du 30 janvier 2023, le qualifiant d'acte préparatoire, et a considéré que la décision définitive du 7 avril 2023, qui n'autorisait le cumul que sous le statut d'auto-entrepreneur ou de vacataire, était légale. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2020-69 du 30 janvier 2020 régissant le cumul d'activités.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LAURENT

3 février 2026• 6ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601223

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral fixant le pays de destination de son éloignement, pris en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure était régulière, le droit d'être entendu n'impliquant pas un entretien systématique. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuve de risques personnels et compte tenu de l'absence de vie familiale établie en France. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Avocat : LAURENS

2 février 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601492

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile et sa reconduite à la frontière. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la demande d'asile, fondée sur la crainte de persécutions en raison de son orientation sexuelle, était manifestement infondée au sens de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les déclarations du requérant ont été jugées peu circonstanciées et dépourvues d'éléments crédibles, ne démontrant pas un risque de persécutions au sens de la convention de Genève.

Avocat : LAURENS

2 février 2026• Reconduite à la frontière
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT00075

Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY

30 janvier 2026• 2ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301872

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B..., attachée territoriale, qui contestait son changement d'affectation comme une sanction déguisée et dénonçait un harcèlement moral. La juridiction a estimé que la réorganisation des services du département du Var, justifiée par l'intérêt général, ne constituait pas une mesure disciplinaire. Aucun élément ne démontrant l'intention de sanctionner ou un harcèlement moral, la demande indemnitaire de 218 200,80 euros a été rejetée. Les textes appliqués incluent le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.

Avocat : DE LAUBIER

30 janvier 2026• 2ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600704

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... B..., ressortissant brésilien, qui demandait une injonction de délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas d'un titre de séjour antérieur, de démarches auprès de l'administration, ni d'une activité professionnelle compromise. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.

Avocat : BAZIN-CLAUZADE

30 janvier 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600166

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un permis de construire délivré le 30 octobre 2025 par le maire de Saint-Julien-Montdenis. Les requérants invoquaient notamment une fraude, une méconnaissance des articles R. 421-19 et R. 431-6 du code de l’urbanisme, ainsi qu’une violation du règlement de la zone N et de l’article R. 111-27 du même code. Le juge a estimé qu’aucun de ces moyens n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte attaqué, condition nécessaire à la suspension sollicitée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée et les requérants ont été condamnés à verser 800 euros à la commune et 800 euros au bénéficiaire du permis au titre des frais de justice.

Avocat : LAURENT

30 janvier 2026
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2201192

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SARL Zourite et de ses gérants, qui demandaient l'annulation du refus de la région Réunion de leur verser les aides des volets 1 et 2 du fonds de solidarité régionale (FSR) tourisme. Le tribunal a estimé que les requérants ne justifiaient pas avoir déposé une demande préalable auprès de la région, rendant le refus non contestable. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées. La décision s’appuie sur le code général des collectivités territoriales et le code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : LOMARI LAURA-EVA

30 janvier 2026• 3ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2201004

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. D..., M. B... et de la SARL « Zourite » contestant la résiliation de leur convention d'occupation temporaire par la SPL Tamarun. La juridiction a constaté que les conclusions principales, tendant à la reprise des relations contractuelles, étaient devenues sans objet car la convention était arrivée à son terme. Par ailleurs, les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables en l'absence de demande préalable auprès de l'administration, conformément au principe de liaison du contentieux. Enfin, la requête a été rejetée comme irrecevable pour défaut de ministère d'avocat, en application de l'article R. 431-2 du code de justice administrative.

Avocat : LOMARI LAURA-EVA

30 janvier 2026• 3ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2510575

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet des Yvelines du 12 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et qu'il ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge ayant considéré que M. B... ne justifiait pas d'une présence ancienne et stable en France ni de liens familiaux suffisamment intenses pour faire obstacle à la mesure d'éloignement.

Avocat : PETILLAULT

29 janvier 2026• 7éme chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301312

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... contestant la décision du ministre de l’intérieur du 30 janvier 2023 confirmant l’ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en se fondant sur l’insuffisance et l’instabilité des ressources de l’intéressée, inférieures au SMIC, malgré son handicap. La solution retenue s’appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, reconnaissant le large pouvoir d’appréciation de l’administration en matière de naturalisation.

Avocat : LAURENT

29 janvier 2026• Magistrat : M. BARES - R. 222-13
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502999

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 18 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Elle a jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison de l'entrée irrégulière et de l'absence de titre de séjour de l'intéressé, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le motif tiré de la menace pour l'ordre public. Par conséquent, les conclusions en annulation des décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour et fixation du pays de destination) ont également été rejetées.

Avocat : AARPI CLAUDE THOMAS CATHERINE BERNEZ & OLIVIER NUNGE

29 janvier 2026• Chambre 3
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600230

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 10 septembre 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet du Nord de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Constatant que l'administration n'avait pas exécuté cette injonction, le juge des référés a fait droit à la demande et assorti l'injonction de réexamen d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, à compter d'un délai de quinze jours suivant la notification de la présente décision. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.

Avocat : GUILLAUD

29 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600285

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme B... sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour demander l'astreinte de l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet du Nord de réexaminer sa situation. En cours d'instance, le préfet a exécuté cette ordonnance en accordant une carte pluriannuelle, et la requérante s'est désistée de ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a admis Mme B... à l'aide juridictionnelle provisoire. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocate.

Avocat : GUILLAUD

29 janvier 2026
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600571

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 24 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.

Avocat : LEGUEVAQUES GUILLAUME

29 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401065

Le Tribunal administratif de la Guyane a été saisi par M. B..., ressortissant haïtien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 19 août 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. En défense, le préfet a produit une carte de séjour pluriannuelle délivrée au requérant postérieurement à l’introduction de la requête. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : MASCLAUX

29 janvier 2026• 1ère Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601071

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône fixant le pays de destination de sa reconduite à la frontière, en exécution d'une interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que le défaut de base légale lié à l'absence de signification du jugement correctionnel. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire n'avait pas été violée et que l'interdiction judiciaire était exécutoire malgré l'appel interjeté. La solution s'appuie sur les articles L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et les articles 410 et 498 du code de procédure pénale.

Avocat : LAURENS

29 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600007

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 29 octobre 2025 accordant le concours de la force publique pour l’expulsion de Mme A.... La requérante avait obtenu, par une ordonnance du juge de l’exécution du 4 décembre 2025, un délai de grâce l’autorisant à se maintenir dans les lieux jusqu’au 4 août 2026. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, la décision préfectorale ayant déjà ses effets suspendus par cette décision judiciaire.

Avocat : LOMARI LAURA-EVA

29 janvier 2026
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400105

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de la commune de Baie-Mahault demandant l'annulation de deux titres de recette émis par le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable et d'assainissement de la Guadeloupe (SIAEAG) pour un montant total de 11 950 692 euros, correspondant au remboursement de prêts suite au retrait de la commune du syndicat. La commune soutenait notamment que l'obligation de remboursement avait été transférée à la communauté d'agglomération Cap Excellence et au syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement de Guadeloupe. Le tribunal a appliqué l'article L. 5211-25-1 du code général des collectivités territoriales, qui prévoit qu'en cas de retrait d'un établissement public de coopération intercommunale, le solde de l'encours de la dette afférente aux biens restitués est restitué à la commune propriétaire. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de la commune, confirmant la légalité des titres de recette émis par le SIAEAG.

Avocat : BRUNSCHWIG GUILLAUME

29 janvier 2026• 2ème Chambre