3 133 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 133
Décisions totales
383 581
Ordonnances
289 967
Avec résumé IA
Avocat : PRELAUD
Avocat : CABINET LAURANT MICHAUD DUCEUX
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. A..., ressortissant roumain, contestant le renouvellement de son assignation à résidence par le préfet du Bas-Rhin. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut d'information et d'interprète, de la méconnaissance du droit d'être entendu, du caractère disproportionné de la mesure et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également déclaré irrecevables les conclusions tendant à la suspension de l'obligation de quitter le territoire français de 2023. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté du 4 novembre 2025 a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Avocat : LAUMIN
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a constaté que la décision d'éloignement dont le requérant demandait la suspension était matériellement inexistante, le préfet ayant confirmé qu'aucune OQTF n'avait été prise à son encontre. En conséquence, les conclusions de la requête ont été jugées manifestement irrecevables.
Avocat : MASCLAUX
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de son droit à l'information et un défaut d'examen de sa vulnérabilité au regard du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer Mme B..., ressortissante congolaise, pour le dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour (articles L. 435-1 et L. 435-2 du CESEDA). Le juge a constaté que la requérante avait déposé son dossier en ligne depuis plus de deux ans sans obtenir de rendez-vous, ce qui constitue un délai anormalement long révélant un dysfonctionnement grave du service public. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de la précarité prolongée de l'intéressée. Le tribunal a ordonné au préfet de fixer un rendez-vous dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Avocat : SCP ARLAUD AUCHER-FAGBEMI
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Calvados. Le requérant, marié à une Française depuis juillet 2023, invoquait notamment une méconnaissance de son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, compte tenu de l'entrée irrégulière de l'intéressé et de l'absence de communauté de vie établie. La solution s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LAUNOIS
Avocat : SELARL LAUNOIS-FONDANECHE
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme Lamirand de deux recours en excès de pouvoir dirigés contre les décisions du président du conseil départemental de la Seine-Maritime des 2 et 24 avril 2025, portant respectivement retrait de son agrément d’assistante familiale et licenciement. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence du signataire, de l’insuffisance de motivation et de l’erreur d’appréciation. Il a jugé que la décision de retrait d’agrément était légalement motivée et fondée sur les dispositions des articles L. 421-6 et R. 421-23 du code de l’action sociale et des familles. Par conséquent, les requêtes ont été rejetées.
Avocat : ALQUIER CLAUDIE
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de Mme C... Lamirand, qui contestait son licenciement et le retrait de son agrément d’assistante familiale par le département de la Seine-Maritime. La décision de retrait d’agrément du 2 avril 2025 a été jugée légale, l’autorité signataire disposant d’une délégation de compétence et la motivation étant suffisante. Le tribunal a également validé le licenciement subséquent du 24 avril 2025, en se fondant sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme E... A..., représentante légale de ses enfants mineurs, visant à annuler le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France. Cette décision, née du silence gardé sur le recours formé contre les refus consulaires à Luanda, s’opposait à la délivrance de visas de long séjour au titre de la réunification familiale. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le motif retenu par l’administration, tiré de l’absence de preuve suffisante du lien de filiation entre la requérante et les enfants, était fondé. La solution s’appuie sur les articles L. 434-3 et L. 434-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, relatifs aux conditions de la réunification familiale.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS (BESCOU SABATIER GUILLAUME)
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre la décision du 20 mars 2024 de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour en qualité de travailleur salarié à M. F..., ressortissant tunisien. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, en se fondant sur le procès-verbal de séance démontrant que la commission s'était valablement réunie en présence de son président et de deux membres régulièrement nommés, conformément à l'article D. 312-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à l'arrêté du 4 décembre 2009. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant écarté les autres moyens soulevés, notamment le défaut d'examen et l'erreur d'appréciation.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 25 août 2023 autorisant la création et l’utilisation d’une plateforme pour ULM sur la commune de Bibost. Les requérants, riverains et une association, contestaient notamment une erreur manifeste d’appréciation sur la sécurité et les nuisances, la méconnaissance des règles de survol des habitations, et une atteinte au droit au respect du domicile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la préfète avait correctement concilié les nécessités de l’activité ULM avec la tranquillité du voisinage, en application de l’article 5 de l’arrêté du 13 mars 1986 et du code de l’aviation civile.
Avocat : LAURENT
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A... contestant une mise en demeure de payer émise par le comptable public pour le remboursement d'une rémunération. La juridiction a jugé que les conclusions fondées sur la régularité en la forme de l'acte (incompétence du signataire et défaut de motivation) relèvent de la compétence du juge de l'exécution, et non du juge administratif, en application de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Par conséquent, ces conclusions ont été rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent.
Avocat : CHADAM-COULLAUD MIREILLE
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de conseillers municipaux d'opposition de Saint-Lô demandant l'annulation de la délibération du 29 novembre 2022 approuvant le programme et le coût estimatif du réaménagement du cœur de ville. Les requérants soutenaient une méconnaissance des articles L. 2121-10, L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, ainsi qu'une irrégularité liée à la composition d'un groupe de travail. Le tribunal a jugé que la convocation et la note de synthèse, complétée par l'envoi de plans, respectaient les délais et formalités légaux, et n'a pas retenu le moyen tiré de l'irrégularité du groupe de travail. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Avocat : SELARL CHRISTOPHE LAUNAY
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en excès de pouvoir, a examiné la requête de Mme B... contestant le refus du préfet du Calvados d’enregistrer sa demande de titre de séjour pour raisons médicales sur le fondement de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté la demande d’annulation, considérant que la requérante, ayant déposé sa demande après l’expiration du délai prévu à l’article L. 431-2 du même code, n’avait pas invoqué de circonstance nouvelle justifiant un réexamen. La solution retenue confirme la légalité du refus d’enregistrement, en application des articles L. 431-2 et D. 431-7 du code précité.
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser pour les préjudices résultant de sa désinscription d'office à plusieurs épreuves du CAP "accompagnement éducatif petite enfance" en juin 2022. La requérante invoquait des dysfonctionnements du rectorat dans la gestion de son dossier d'inscription. Le tribunal a jugé que la responsabilité de l'administration n'était pas engagée, car Mme A... n'avait pas fourni les documents requis, notamment l'annexe relative aux périodes de formation en milieu professionnel, malgré les informations qui lui avaient été communiquées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et l'arrêté du 30 novembre 2020.
Avocat : DARRIOUMERLE GUILLAUME
Avocat : XSELARLU GUILLAUME CHAINEAU AVOCAT
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 5 avril 2025. Cet arrêté lui imposait une obligation de quitter le territoire français sans délai, une interdiction de retour de douze mois et un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Le tribunal a notamment jugé que les conclusions dirigées contre l'information relative au signalement Schengen étaient irrecevables, car cette information ne constitue pas une décision faisant grief. Sur le fond, il a estimé que les moyens soulevés par le requérant, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés, en application des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.