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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 518 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 518

Décisions totales

383 581

Ordonnances

266 317

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : LAUEffacer tout
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509291

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B C, qui contestait l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes fixant la Tunisie comme pays de destination pour son éloignement. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance du droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Le tribunal a rappelé que, selon la jurisprudence européenne, toute irrégularité dans l'exercice de ce droit n'entraîne pas systématiquement l'illégalité de la décision, et qu'il appartient à l'intéressé de démontrer que les éléments qu'il n'a pu présenter auraient pu influer sur le sens de la décision. En l'espèce, M. C n'ayant pas apporté cette démonstration, le tribunal a rejeté sa requête.

Avocat : LAURENS

5 août 2025• Reconduite à la frontière
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2513042

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes concerne le défaut d'exécution d'une précédente injonction (ordonnance du 24 juillet 2025) qui imposait au préfet de la Loire-Atlantique de fournir un hébergement adapté à Mme A et ses huit enfants. Sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le juge des référés constate que l'injonction initiale n'a pas été exécutée et que l'argument du préfet sur l'indisponibilité d'un hébergement local est insuffisant, car la mesure pouvait être réalisée dans d'autres départements. En conséquence, le tribunal assortit l'injonction d'une astreinte de 80 euros par jour de retard à compter de la notification de la présente ordonnance, afin d'en garantir l'exécution.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PRELAUD

1 août 2025
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501587

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. C d'une demande de suspension de l'exécution d'un arrêté du 7 février 2025 par lequel le maire de Sézanne a délivré un permis de construire modificatif à la commune. Le juge des référés a considéré que la condition d'urgence, présumée satisfaite en application de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, était remplie. Il a également estimé qu'en l'état de l'instruction, le moyen tiré de l'absence de signature sur l'arrêté contesté était propre à créer un doute sérieux quant à sa légalité. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l'exécution du permis de construire modificatif.

Avocat : GUILLAUME

1 août 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508674

Le Tribunal administratif de Marseille a examiné la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 12 juillet 2025 prolongeant son assignation à résidence. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction du recours, M. A avait été placé en rétention administrative, rendant ses conclusions en annulation et injonction sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus de la requête, notamment la demande de frais de justice. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la loi relative à l'aide juridique.

Avocat : LAURENS

1 août 2025• Reconduite à la frontière
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2313245

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l’intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant demandait également la restitution de points obtenus lors d’un stage de sensibilisation à la sécurité routière. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité M. A à confirmer le maintien de ses conclusions, mais aucune confirmation n’est parvenue dans le délai imparti. Par ordonnance du 31 juillet 2025, le tribunal a donc constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte.

Avocat : LAURENT

31 juillet 2025
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2503142

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet du Gard de lui délivrer un document provisoire de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, née du silence de l'administration en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la demande a été rejetée comme ne pouvant être prononcée par le juge des référés.

Avocat : LAURENT-NEYRAT

31 juillet 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2509029

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 24 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention de New York. Il a considéré que la décision était suffisamment motivée et proportionnée à la situation personnelle et familiale de l'intéressé. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral a été rejetée.

Avocat : LAURENS

31 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505430

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B, ressortissant gambien, contestant l'arrêté du préfet de l'Aude du 27 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée au regard des textes applicables, notamment l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue par le tribunal est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : BOUILLAUD-JUANCHICH MARION

31 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505415

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 26 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur de date de notification, et a jugé que la décision d'éloignement était légale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : BOUILLAUD-JUANCHICH MARION

31 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2508904

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé suspension par un professeur certifié contestant une sanction d'exclusion temporaire de deux ans avec sursis d'un an, prononcée par la rectrice de l'académie de Lyon pour des manquements à ses obligations statutaires (retards, absences, propos inappropriés). Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant ne justifiant pas d'une situation financière suffisamment critique malgré la privation de rémunération. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, du vice de procédure ou du caractère disproportionné de la sanction, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article L. 521-1) et du code de l'éducation.

Avocat : LAURENT

31 juillet 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510150

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était fondé sur le dépôt tardif de sa demande d'asile, au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours prévu à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que l'ignorance des procédures invoquée par le requérant ne constituait pas un motif légitime et qu'aucune vulnérabilité particulière n'était établie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : THIRION LAURENT

31 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510153

Le Tribunal administratif de Melun était saisi par Mme A, ressortissante congolaise, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 21 mai 2025 par laquelle l’OFII lui avait refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu soulevée par l’OFII, estimant que l’octroi ultérieur des conditions matérielles d’accueil à compter du 11 juin 2025 n’avait pas retiré la décision attaquée pour la période antérieure. Sur le fond, il a annulé la décision de refus, jugeant que l’OFII n’avait pas suffisamment pris en compte la vulnérabilité de la requérante et les motifs légitimes ayant conduit au dépôt tardif de sa demande d’asile, en méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : THIRION LAURENT

31 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2510155

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante palestinienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Mme B avait refusé l'orientation en région strasbourgeoise proposée par l'OFII, invoquant un stage à Paris auprès de l'UNESCO. Le tribunal a jugé que ce motif, à le supposer établi, ne caractérisait pas une situation de vulnérabilité au sens de l'article L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article L. 551-15 du même code, le refus de l'OFII a été considéré comme légal, et la demande d'annulation a été rejetée.

Avocat : THIRION LAURENT

31 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512818

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus de visas de long séjour au titre de la réunification familiale opposé à une famille afghane résidant en Iran. Les requérants, membres de la famille d'un réfugié statutaire en France, invoquaient l'urgence liée à leur situation de précarité et aux risques encourus en Iran, notamment depuis l'intensification du conflit avec Israël. Le juge a toutefois estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, sans examiner le moyen tiré du doute sérieux sur la légalité des décisions. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LAURENT

29 juillet 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508670

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Alpes-Maritimes fixant le pays de destination pour l'exécution d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, n'était pas fondé, l'intéressé ayant été mis à même de présenter ses observations. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : LAURENS

28 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508073

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant marocain contestant l'arrêté du préfet de la Corse-du-Sud du 6 juillet 2025 le maintenant en rétention administrative pour l'examen de sa demande d'asile. Le juge a constaté que le requérant avait été libéré du centre de rétention par une ordonnance du juge des libertés et de la détention du 21 juillet 2025, rendant sa demande d'annulation sans objet. En application de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête.

Avocat : LAURENS

28 juillet 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509470

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui demandait l'annulation de la décision du 27 juin 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A n'avait pas présenté sa demande d'asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France, sans motif légitime. Le fait qu'il se soit rendu en Belgique après l'enregistrement de sa demande en 2023 ne constitue pas un tel motif. Le tribunal a également jugé que l'OFII avait procédé à un examen particulier de la vulnérabilité du requérant, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : CLAUDE

25 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement
TA34Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505433

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de la Sarl L'exo BS. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté préfectoral du 16 juillet 2025 ordonnant la fermeture administrative de son établissement "Exotik Café" pour 30 jours en raison de nuisances sonores et de troubles à l'ordre public. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu de la persistance des manquements de l'établissement à la tranquillité publique. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER

25 juillet 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512827

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B qui contestait son transfert vers l'Espagne. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de ne pas subir des traitements inhumains et dégradants, ainsi qu'à l'intérêt supérieur de ses enfants, en raison de la rupture des suivis médicaux. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas établie, la requérante n'ayant pas contesté en temps utile la décision de transfert et ne justifiant pas de l'impossibilité de voyager ou d'une carence des autorités espagnoles à assurer la continuité des soins. La solution retenue est donc le rejet de la demande de suspension et d'injonction, après avoir admis provisoirement Mme B à l'aide juridictionnelle.

Avocat : PRELAUD

25 juillet 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2210188

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant britannique, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur d'ajourner à deux ans sa demande de naturalisation. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision. Il a jugé que le ministre avait légalement pu fonder son ajournement sur une procédure pour conduite en état alcoolique dont le requérant avait fait l'objet en 2018, ces faits étant suffisamment graves et récents. La solution retenue s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : CALLAUD - MELLIER - KURZAWA

25 juillet 2025• 5ème Chambre