4 178 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 178
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 171
Avec résumé IA
Avocat : LAURENT
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette le recours en excès de pouvoir d'un ressortissant algérien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Espagne. Le tribunal estime que la faculté discrétionnaire de l'État français d'examiner une demande d'asile, prévue à l'article 17 du règlement Dublin III (UE n° 604/2013), ne constitue pas un droit pour le requérant. La décision est fondée sur l'absence d'attaches familiales stables en France et le casier judiciaire de l'intéressé.
Avocat : CLAUSMANN
**Sujet principal** : Recours contre un titre exécutoire émis par la métropole de Lyon pour recouvrer un indu de revenu de solidarité active (RSA). **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (formation sociale). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les moyens soulevés par la requérante concernant la signature, la motivation du titre exécutoire et le défaut de motivation de la décision implicite de rejet de son recours gracieux. Il estime que le titre est régulièrement signé, suffisamment motivé (les bases de liquidation ayant été portées à sa connaissance antérieurement) et que le recours administratif exercé était un recours gracieux dont le rejet implicite ne peut faire l'objet d'un moyen propre. **Textes appliqués** : Principes généraux du droit administratif relatifs aux titres exécutoires et à la nature des recours gracieux (aucun code spécifique n'est cité dans l'extrait pour ces points).
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus d'enregistrement et du refus implicite de délivrance d'un titre de séjour à un étranger. Le juge a estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment en raison d'une erreur de droit, l'administration ayant considéré le dossier incomplet alors qu'il était complet, ce qui a fait naître une décision implicite de rejet. La suspension a été ordonnée en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'urgence étant caractérisée par l'impossibilité pour le requérant de travailler.
Avocat : GUILLAUD
Le Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête de la SASU Vento Sol visant à annuler le refus ministériel de reconnaître l'efficacité de ses procédés "Ecobang" pour le traitement des effluents phytopharmaceutiques. La juridiction estime que la décision attaquée, fondée sur l'article 9 de l'arrêté du 4 mai 2017, a été prise par une autorité compétente et est suffisamment motivée, constatant que le dossier de la requérante était incomplet pour démontrer l'efficacité et l'innocuité des procédés. Les autres moyens, notamment l'erreur manifeste d'appréciation, sont également écartés.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'un permis de construire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car les requérants n'ont pas démontré que les travaux en cours porteraient une atteinte suffisamment grave et immédiate à leurs conditions de jouissance. La demande est donc rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés quant à la légalité de l'arrêté.
Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la demande d'annulation de l'arrêté municipal refusant un permis d'aménager. Le juge relève que, la commune n'étant pas couverte par un document d'urbanisme local, le maire était en situation de compétence liée par l'avis conforme défavorable du préfet, conformément à l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme. La société requérante n'a pas démontré l'illégalité de cet avis préfectoral, qui fondait légalement le refus.
Avocat : LAURENT CHRISTELLE
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) fixant Haïti comme pays de destination. Le tribunal a annulé l'arrêté en tant qu'il désignait Haïti, considérant que l'administration n'avait pas démontré que le requérant, ressortissant haïtien, éviterait les zones de Port-au-Prince, de l'Ouest et de l'Artibonite, où sévit un conflit armé interne d'une intensité exceptionnelle. La décision s'appuie sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui interdit les traitements inhumains ou dégradants, et sur la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme relative au risque encouru en cas d'éloignement.
Avocat : GUILLAUME-MATIME
Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a annulé l'arrêté préfectoral du 30 mai 2024 refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) à M. B... A... Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas que le requérant, présent en France depuis 2016 et bien intégré, remplissait les conditions pour une régularisation exceptionnelle au titre de la vie privée et familiale, au regard des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, a condamné la commune de Fraissé-des-Corbières à payer à la société A... la somme de 18 228 euros TTC pour une facture impayée relative à des prestations de services. Le tribunal a rejeté la défense de la commune, qui invoquait un paiement de bonne foi à un tiers fraudeur, en estimant que ce paiement ne la libérait pas de son obligation envers le véritable créancier. La commune est également condamnée au paiement d'intérêts moratoires et d'une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, conformément aux dispositions du code de la commande publique et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante. Le juge a estimé que l'illégalité de la décision initiale de refus d'agrément (annulée en 2019) ne constituait pas, en l'espèce, une faute de nature à engager la responsabilité de l'administration préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 114-1 et R. 114-2 du code de la sécurité intérieure, qui confèrent à l'autorité administrative un pouvoir d'appréciation pour vérifier la compatibilité du comportement d'un candidat avec les fonctions de police.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête d'un ressortissant camerounais visant l'annulation d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence du signataire, au défaut de motivation et à la méconnaissance de l'article L. 435-1 du CESEDA, estimant que l'administration n'avait pas à examiner d'office ce fondement non invoqué par le requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Toulon rejette la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral d'expulsion pour menace à l'ordre public. Le juge estime que, bien que l'urgence soit caractérisée par la gravité de la mesure, aucun des moyens soulevés (défaut de notification, motivation, erreur d'appréciation, méconvention de l'article 8 CEDH) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête est donc rejetée, notamment sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : LAURENS MAEVA
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants dans leur recours en excès de pouvoir contre un permis de construire. Il rejette les conclusions de la commune défenderesse visant à condamner les requérants à une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du même code, qui permet de statuer par ordonnance en cas de désistement.