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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

757 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

757

Décisions totales

383 581

Ordonnances

304 856

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : LAUREEffacer tout
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2404092

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en formation collégiale, a examiné les recours de Mme A..., ressortissante comorienne, contre le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour « vie privée et familiale » (n° 2404092) et l’arrêté préfectoral du 16 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français (n° 2503317). La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 433-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l’intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés étaient infondés et que les décisions attaquées n’étaient entachées d’aucune illégalité.

Avocat : LAURENT-NEYRAT

11 février 2026• 4ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2401836

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante turque, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision attaquée, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lui opposait un défaut de motif légitime pour avoir présenté sa demande d'asile au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France. Le tribunal a estimé que la requérante ne justifiait pas d'un tel motif légitime et qu'elle ne démontrait pas une situation de vulnérabilité particulière, malgré la présence de ses enfants mineurs. Par conséquent, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP ANNIE LEVI-CYFERMAN - LAURENT CYFERMAN

10 février 2026• 5e chambre
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401210

Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné la requête de M. A..., ressortissant malien, contestant le refus implicite du préfet du Gard de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En cours d'instance, M. A... s'est vu délivrer une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en 2029, rendant sans objet ses conclusions en annulation et injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à l'avocat de M. A..., sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.

Avocat : LAURENT-NEYRAT

10 février 2026• 1ère Chambre
CAA54Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-24NC02687

Avocat : ANNIE LEVI-CYFERMAN - LAURENT CYFERMAN

10 février 2026• 4ème chambre - formation à 3
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2310763

**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le refus d’autorisation d’ouverture d’un cabinet secondaire par une société d’exercice libéral de chirurgiens-dentistes. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (12ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la décision du conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes, estimant que les conditions légales (satisfaction des besoins des malades et capacité à répondre aux urgences) ne sont pas remplies. **Textes appliqués** : Article R. 4113-24 du code de la santé publique, qui régit l’ouverture de cabinets secondaires par les sociétés d’exercice libéral de chirurgiens-dentistes.

Avocat : DELPRAT LAURENT

5 février 2026• 12ème Chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501060

Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté préfectoral du 3 mars 2025 obligeant M. B... à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour deux ans. Le tribunal a estimé que le préfet des Alpes-Maritimes avait commis une erreur manifeste d'appréciation, car les faits reprochés, antérieurs de plus de dix ans, ne caractérisaient pas une menace actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LAURENS MAEVA

5 février 2026• 3ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309257

Le Tribunal Administratif de Montreuil a statué sur une demande de remboursement de crédit de TVA formulée par une société espagnole. Il a prononcé un non-lieu à statuer pour la partie du crédit (11 330,42 €) déjà remboursée par l'administration en cours d'instance. Pour le surplus de la demande, le tribunal a rejeté les conclusions de la société requérante, considérant qu'elle n'avait pas démontré son droit au remboursement, en application des articles 271 du code général des impôts et 242-0 R et 242-0 W de son annexe II.

Avocat : CABINET LAURENCE-MARIE GERARD

5 février 2026• 10ème chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600327

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de M. D..., ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 10 janvier 2026 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de trois ans, et une assignation à résidence du 15 janvier 2026. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'absence de menace à l'ordre public, étaient infondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'accord franco-tunisien.

Avocat : LAURENS

4 février 2026• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2302763

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'une conseillère d'insertion et de probation visant à annuler le refus d'autoriser son cumul d'activité accessoire en qualité de salariée (professeure de yoga en CDI). Le tribunal a jugé irrecevable le recours contre le courrier du 30 janvier 2023, le qualifiant d'acte préparatoire, et a considéré que la décision définitive du 7 avril 2023, qui n'autorisait le cumul que sous le statut d'auto-entrepreneur ou de vacataire, était légale. La solution s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 2020-69 du 30 janvier 2020 régissant le cumul d'activités.

Avocat : LAURENT

3 février 2026• 6ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2102340

Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par la SCCV Rives du moulin d’une demande d’annulation de titres exécutoires émis par la commune de Morteau pour un montant total de 122 000 euros, correspondant à des pénalités pour occupation prolongée d’un terrain communal. Le tribunal a relevé d’office que le litige, portant sur le bien-fondé de créances non fiscales issues d’une convention d’occupation précaire du domaine privé communal sans clauses exorbitantes, relevait de la compétence de la juridiction judiciaire. En conséquence, il a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sans se prononcer sur le fond. Cette solution s’appuie sur les règles de répartition des compétences entre les ordres administratif et judiciaire, en l’absence de texte attribuant le contentieux au juge administratif.

Avocat : SELARL LAURENCE BROSSET - AVOCATS ASSOCIES

3 février 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600231

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté municipal du 12 décembre 2025 qui assortissait une mise en demeure d'une astreinte journalière. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de cette décision, notamment au regard des dispositions de l'article L. 481-1 du code de l'urbanisme. La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas non plus caractérisée.

Avocat : LAURENT

3 février 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600596

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le refus était fondé sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante ayant sollicité l'asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France sans justifier d'un motif légitime. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a été refusée et les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont été rejetées.

Avocat : SCP ANNIE LEVI-CYFERMAN - LAURENT CYFERMAN

3 février 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601223

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral fixant le pays de destination de son éloignement, pris en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure était régulière, le droit d'être entendu n'impliquant pas un entretien systématique. Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuve de risques personnels et compte tenu de l'absence de vie familiale établie en France. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.

Avocat : LAURENS

2 février 2026• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601492

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, contestant le refus du ministre de l'intérieur de l’admettre sur le territoire au titre de l’asile et sa reconduite à la frontière. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que la demande d'asile, fondée sur la crainte de persécutions en raison de son orientation sexuelle, était manifestement infondée au sens de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les déclarations du requérant ont été jugées peu circonstanciées et dépourvues d'éléments crédibles, ne démontrant pas un risque de persécutions au sens de la convention de Genève.

Avocat : LAURENS

2 février 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600166

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un permis de construire délivré le 30 octobre 2025 par le maire de Saint-Julien-Montdenis. Les requérants invoquaient notamment une fraude, une méconnaissance des articles R. 421-19 et R. 431-6 du code de l’urbanisme, ainsi qu’une violation du règlement de la zone N et de l’article R. 111-27 du même code. Le juge a estimé qu’aucun de ces moyens n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’acte attaqué, condition nécessaire à la suspension sollicitée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée et les requérants ont été condamnés à verser 800 euros à la commune et 800 euros au bénéficiaire du permis au titre des frais de justice.

Avocat : LAURENT

30 janvier 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301312

Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... contestant la décision du ministre de l’intérieur du 30 janvier 2023 confirmant l’ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en se fondant sur l’insuffisance et l’instabilité des ressources de l’intéressée, inférieures au SMIC, malgré son handicap. La solution retenue s’appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, reconnaissant le large pouvoir d’appréciation de l’administration en matière de naturalisation.

Avocat : LAURENT

29 janvier 2026• Magistrat : M. BARES - R. 222-13
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601071

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône fixant le pays de destination de sa reconduite à la frontière, en exécution d'une interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que le défaut de base légale lié à l'absence de signification du jugement correctionnel. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire n'avait pas été violée et que l'interdiction judiciaire était exécutoire malgré l'appel interjeté. La solution s'appuie sur les articles L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et les articles 410 et 498 du code de procédure pénale.

Avocat : LAURENS

29 janvier 2026• Reconduite à la frontière
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502681

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme C... d'une demande d'expertise médicale et d'une provision de 20 000 euros, suite à une intervention de pose de prothèse en 2015 au CHU de Toulouse. Le juge des référés a rejeté la demande d'expertise, estimant qu'elle était dépourvue d'utilité car la requête indemnitaire au fond serait manifestement prescrite. En effet, la décision de rejet de la demande indemnitaire préalable, notifiée le 22 mai 2017, mentionnait correctement les voies et délais de recours, et Mme C... n'a pas saisi le tribunal dans le délai de deux mois ni la commission régionale de conciliation et d'indemnisation pour le suspendre. La solution retenue est fondée sur les articles R. 532-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

Avocat : MASCARAS LAURENT

27 janvier 2026
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2500983

Le Tribunal Administratif de Bastia annule l'arrêté du 18 juin 2025 par lequel le préfet de la Haute-Corse a fixé le pays de destination de M. A..., ressortissant marocain faisant l'objet d'une mesure d'expulsion. La juridiction retient que cet arrêté méconnaît l'autorité de la chose jugée, car il reprend en termes identiques un précédent arrêté du 12 mai 2025 déjà annulé par un jugement du 2 juin 2025 du tribunal administratif de Marseille, sans que le préfet ne démontre un changement de circonstances. En conséquence, l'Etat est condamné à verser 1 500 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.

Avocat : LAURENS MAEVA

23 janvier 2026• 1ère chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2404300

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A..., propriétaire d’un immeuble à Lamontélarié, d’une demande d’expertise judiciaire sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Il impute les désordres affectant son bien (fissures, effondrement d’une dépendance) à la circulation de camions de transport de bois, autorisée par dérogation municipale sur le chemin rural bordant sa propriété. Le juge des référés a fait droit à la demande, estimant l’expertise utile car l’expertise amiable antérieure était insuffisante pour trancher le litige potentiel. La commune de Lamontélarié, qui s’opposait à la mesure, a été déboutée de sa demande de frais de justice.

Avocat : SCPI SALVAIRE – LABADIE – BOONSTOPPEL – LAURENT

22 janvier 2026