709 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
709
Décisions totales
383 581
Ordonnances
302 107
Avec résumé IA
Avocat : LE MAGUER RINCAZAUX EISENECKER BOHELAY EHRET GUENNEC
Avocat : AZOULAY-CADOCH
Avocat : AZOULAY
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'indemnisation de ses jours de congés annuels non pris en 2020 lors de son admission à la retraite. Le requérant soutenait que son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service l'avait empêché de prendre ses congés. La juridiction a appliqué l'article 5 du décret n° 85-1250 du 26 novembre 1985, qui dispose qu'un congé non pris ne donne lieu à aucune indemnité compensatrice, et a écarté l'application de la directive 2003/88/CE, faute de démonstration d'un droit au report ou à l'indemnisation dans les limites de quatre semaines par an. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant le refus de la commune d'Ivry-sur-Seine.
Avocat : CAYOL CAHEN TREMBLAY & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, ressortissante albanaise, qui contestait le refus de titre de séjour pour raisons médicales et l'obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Val-de-Marne. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence en raison d'une délégation de signature régulière et a jugé que les autres moyens n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de Mme B.
Avocat : AZOULAY - CADOCH
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du 23 février 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne l'a obligé à quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la délégation de signature était régulière et que la décision était suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire français.
Avocat : RT-JURIS TERREAU RONDEAU-TREMBLAYE
Le Tribunal administratif de Marseille a annulé la décision du 4 février 2023 refusant l’entrée en France de M. B, ressortissant sénégalais, au motif que le brigadier-chef signataire ne justifiait pas d’une délégation régulière du chef du service de la police aux frontières, en méconnaissance des articles L. 332-2 et R. 332-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a enjoint au préfet de police des Bouches-du-Rhône de réexaminer la situation de M. B dans un délai d’un mois.
Avocat : ABDOULAYE YOUNSA
Annulation d'une décision d'abrogation de visa de court séjour par le Tribunal Administratif de Marseille (3ème chambre). Le tribunal a annulé la décision du 4 février 2023 d'un fonctionnaire de la police aux frontières abrogeant le visa de M. A, ressortissant sénégalais, au motif que la décision ne comportait pas le prénom et le nom de son signataire, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de police des Bouches-du-Rhône de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois.
Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 2 300 euros à Mme A pour carence fautive dans son relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation en mai 2021, n'avait reçu aucune offre de relogement dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le juge a estimé que les troubles dans ses conditions d'existence, caractérisés par un hébergement précaire, justifiaient cette indemnisation, tous intérêts compris.
Avocat : GOULAY
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. A, ressortissant malien, contre le refus implicite de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu après une audience publique. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET IVALDI & DE GUEROULT D'AUBLAY
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A, de nationalité ivoirienne, qui contestait la décision du ministre de l'intérieur du 3 janvier 2022 confirmant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale, celle-ci étant substituée par la décision ministérielle. Il a ensuite écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation de la décision attaquée. Enfin, le tribunal a considéré que le ministre avait pu légalement fonder son ajournement sur la période de séjour irrégulier de M. A de 2009 à 2015, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, et a rejeté le moyen tiré de l'erreur de fait comme inopérant. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LE BORGNE;CABINET FIDAL BALAY
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A, un ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet des Bouches-du-Rhône d’accorder le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et d’insuffisance de motivation de la décision. Sur le fond, il a jugé que M. A ne justifiait pas de ressources stables et suffisantes sur la période de référence, conformément à l’article 4 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et à l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté de transfert de M. C vers les autorités bulgares, pris par le préfet de la Gironde. La décision a été annulée en raison de la méconnaissance de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, le préfet n'ayant pas apporté la preuve de la remise au requérant des brochures d'information A et B, garantie essentielle pour le demandeur d'asile. Le tribunal a également admis M. C au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Il a enjoint à l'État de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai d'un mois.
Avocat : SELARL CONQUAND-VALAY
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A C, ressortissant soudanais, contestant l'arrêté du 8 janvier 2025 par lequel la préfète des Landes l'a assigné à résidence pour six mois. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par la préfète et a jugé que la décision d'assignation à résidence était légale, notamment en ce qu'elle était fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens tirés du défaut de motivation, de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des dispositions relatives à l'assignation à résidence étaient infondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. C, y compris celles relatives à l'injonction et aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, confirmant le refus consulaire de délivrer un visa de long séjour à l'enfant B A pour réunification familiale. La juridiction a jugé que les documents d'état civil produits par la requérante, Mme A, étaient suffisamment probants pour établir l'identité de l'enfant et le lien de filiation, et que le décès de l'autre parent était démontré, répondant ainsi aux exigences des articles L. 434-3 et L. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au ministre de l'intérieur de délivrer le visa dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Avocat : VALAY
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la société MetB 20 et de la société BBF Le Relais 20. Les sociétés demandaient l'annulation de la délibération du 9 mai 2022 par laquelle la communauté de communes Cœur de Beauce a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), ou à titre subsidiaire, le classement en zone A de certaines parcelles. Le tribunal a écarté comme inopérant le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision de rejet du recours gracieux. Il a également jugé que les moyens relatifs à la légalité externe de la délibération, notamment l'absence de convocation et de note de synthèse, n'étaient pas fondés au regard des articles L. 2121-10 et L. 2121-12 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : BOULLAY
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. A, agent contractuel du ministère de l'intérieur, contestant la décision de retrait de ses droits d'accès aux locaux et la résiliation de son contrat de travail. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A, estimant que les décisions attaquées étaient légales et fondées sur les dispositions du code de la sécurité intérieure, notamment l'article L. 114-1, permettant le retrait d'habilitation en cas de comportement incompatible avec la sécurité publique. Par conséquent, la responsabilité pour faute de l'État n'a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires ont été rejetées, de même que les demandes d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par un couple géorgien, accompagnants d'enfant malade, demandant le renouvellement de leur autorisation provisoire de séjour. Le préfet de la Gironde ayant délivré les autorisations sollicitées le 25 mars 2025, le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient devenues sans objet. Il a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et mis à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 200 euros au titre des frais de justice.