64 746 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
64 746
Décisions totales
383 581
Ordonnances
308 356
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision préfectorale rejetant une demande de regroupement familial. Le juge estime que le requérant, qui invoquait son état de santé pour justifier l'urgence de la présence de son épouse et de son fils, ne démontre pas que la décision contestée lui cause un préjudice suffisamment grave et immédiat. La demande est donc rejetée au regard des conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans que le juge n'ait à examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : DAURELLE
La décision concerne une demande d'injonction en référé pour obtenir une attestation de prolongation d'instruction. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la demande est assimilée à une première demande de titre de séjour et que la requérante ne démontre pas le risque immédiat de suspension de son contrat de travail.
Avocat : TOUERE ELENGA
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge estime la demande manifestement irrecevable, car le requérant s'est désisté de sa requête au fond contre cette décision, condition nécessaire pour solliciter sa suspension. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : MALEKIAN
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2018. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale n'avait pas manqué à son devoir de loyauté en notifiant une proposition de rectification après le délai indicatif de 60 jours mentionné dans sa demande initiale, car aucun texte n'impose un tel délai. Il a également estimé que la proposition était suffisamment motivée au regard des articles L. 57 et R. 57-1 du Livre des Procédures Fiscales.
Avocat : LABETOULE
Le Tribunal administratif de Dijon rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal est le recours contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction constate que le recours, enregistré le 24 février 2026, est tardif, la notification de l'arrêté du 16 octobre 2025 étant réputée faite le 3 novembre 2025. La solution s'appuie sur les articles L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (délai d'un mois) et R. 222-1 4° du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables).
Avocat : BETEA-DE MONREDON SORELLE URSULE
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., de son recours contre une pénalité pour non-conformité de son assainissement non collectif. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par la société Montanier d'une demande d'annulation d'une procédure de passation de marché public. Le juge a constaté que la consultation avait été déclarée sans suite par l'autorité contractante après l'introduction du recours. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer sur le fond, tout en accordant une somme de 1 000 euros à la requérante au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : LEX PUBLICA
Le Tribunal administratif de Nantes a rendu une ordonnance constatant le désistement d'office du requérant dans un recours en excès de pouvoir. Le requérant contestait l'ajournement de sa demande de naturalisation par le préfet et le ministre de l'intérieur. La juridiction a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, constatant que le requérant, dûment invité à confirmer le maintien de ses conclusions, n'avait pas répondu dans le délai imparti, ce qui entraîne un désistement réputé.
Avocat : CABINET ALEXIS TORDO
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision refusant la protection fonctionnelle à un agent contractuel. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, les pertes financières invoquées étant compensées par des indemnités et ne constituant pas un préjudice irréversible. La juridiction applique les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : ARCO-LEGAL
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A... B..., ressortissant portugais, visant l'annulation de son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime que la décision préfectorale, fondée sur l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est suffisamment motivée au regard de la menace réelle et actuelle que représente l'intéressé. Il écarte également le moyen tiré d'un éventuel droit au séjour permanent, considérant que les conditions de résidence légale et ininterrompue de cinq ans prévues aux articles L. 233-1 et L. 234-1 du même code ne sont pas établies en l'espèce.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en excès de pouvoir contre plusieurs mesures d'éloignement (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et assignation à résidence) prises à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le tribunal a annulé l'ensemble de ces décisions, considérant qu'elles étaient entachées d'une insuffisance de motivation et n'avaient pas été précédées d'un examen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, au regard notamment des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la situation du requérant.
Avocat : LEJOSNE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête d'un entrepreneur individuel contestant une amende de 6 000 euros pour défaut de repérage amiante avant travaux (RAAT). Le tribunal a jugé que l'obligation de réaliser un RAAT, prévue par les articles L. 4412-2 et R. 4412-97 du code du travail, était bien applicable et que l'infraction était établie. Il a également estimé que le montant de la sanction, prononcée en application de l'article L. 4754-1 du code du travail, n'était pas disproportionné au regard des circonstances de l'espèce.
Avocat : LEX PUBLICA
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour défaut de motivation. Le requérant, un ressortissant malien, avait sollicité un titre mention « vie privée et familiale » et avait demandé, dans les délais, la communication des motifs du refus implicite, ce que la préfecture n'a pas fourni. Le tribunal a jugé cette carence illégale au regard des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, combinés avec les articles R.* 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DEWAELE
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 24 janvier 2025 rejetant une demande de titre de séjour étudiant et prononçant une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a fait droit à l'exception de non-lieu à statuer, considérant que la délivrance ultérieure d'une carte de séjour étudiant avait implicitement abrogé la décision contestée et satisfait la demande du requérant, privant ainsi le recours de son objet. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées au fond, le requérant n'ayant pas démontré l'existence d'un préjudice résultant de l'arrêté.
Avocat : CABINET ALEXIS IHOU-AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E..., un ressortissant colombien, visant à annuler les décisions d'obligation de quitter le territoire français (OQTF), de refus de délai de départ volontaire, de fixation de la Colombie comme pays de destination et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet du Nord était compétent pour prendre ces mesures, que la procédure d'urgence était justifiée par l'absence de documents de séjour, et que la demande d'asile formulée en rétention n'avait pas pour effet de suspendre l'exécution de l'OQTF. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux (refus d'attestation d'asile, obligation de quitter le territoire et rétention). Considérant que le siège de l'autorité ayant pris les décisions contestées (la préfecture de la Somme) se situe dans le ressort du tribunal administratif d'Amiens, et qu'aucune exception n'est applicable, le juge a ordonné la transmission du dossier à cette juridiction, conformément aux articles R. 922-1 et R. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a examiné une requête en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le magistrat a constaté que la rétention administrative de l'intéressé avait pris fin et que celui-ci était désormais assigné à résidence à Amiens. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-4 du CESEDA, et dans un souci de bonne administration de la justice, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif d'Amiens, désormais territorialement compétent.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES
La requérante, Mme B... A..., demande l'annulation d'un arrêté préfectoral des Landes l'obligeant à quitter le territoire français, fixant son pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour. Le Tribunal Administratif de Pau rejette sa requête, considérant notamment que la délégation de signature de la préfète à la secrétaire générale était régulière et que les moyens soulevés (défaut de motivation, violation des droits) ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VALLEJO-FARGUES
Le Tribunal Administratif de Pau a statué sur une demande de suspension en référé d'un refus de renouvellement de titre de séjour délivré à un ressortissant algérien. Le juge a rejeté la demande de suspension, estimant que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant cette mesure conservatoire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à la réunion des critères d'urgence et d'un doute sérieux sur la légalité de l'acte contesté.
Avocat : APPAULE
Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de la préfète du Bas-Rhin visant à annuler la délibération municipale autorisant une cession immobilière. Le tribunal estime que les conseillers municipaux ont été suffisamment informés, respectant ainsi les articles L. 2121-12 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, et que la délibération est régulièrement motivée au sens de l'article L. 2241-1 du même code. La demande d'annulation est donc rejetée.
Avocat : SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS