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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

12 065 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

12 065

Décisions totales

383 581

Ordonnances

292 563

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LEEffacer tout
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2303019

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de la SASU Abeille Parachutisme, qui sollicitait le remboursement de la TVA au taux réduit de 10 % pour ses prestations de saut en parachute biplace. La juridiction a jugé que l’activité de la société, bien que ludique, ne constitue pas un "droit d’admission" à un site au sens du b nonies de l’article 279 du code général des impôts, mais une prestation de service unique incluant l’utilisation d’équipements et l’assistance d’un pilote. En conséquence, le taux normal de 20 % a été maintenu, et la requête a été rejetée.

Avocat : ALERION AVOCATS

11 février 2026• 2ème chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2202010

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par M. B..., agent du SIAEP du Bauptois, d'une demande d'indemnisation de 39 059,08 euros pour les préjudices résultant d'une épicondylite reconnue comme maladie professionnelle imputable au service. Le requérant invoquait la responsabilité pour faute de son employeur, notamment pour l'avoir maintenu sur son poste sans respecter les préconisations de la médecine du travail et pour ne pas avoir mis à jour le document unique d'évaluation des risques. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B..., estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. En conséquence, il a également rejeté les demandes présentées au titre des frais de justice et de l'expertise.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP FERRETTI HUREL LEPLATOIS

11 février 2026• 2ème chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507746

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en urgence sur le recours de Mme B..., a ordonné à l'État de lui attribuer un logement de type T1 ou T2, sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter d'un délai de trois mois suivant la notification du jugement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation des Côtes-d’Armor le 24 juillet 2025, n'avait reçu aucune offre de logement adaptée à ses besoins dans le délai légal de trois mois. Le tribunal a fait application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable. Il a également admis Mme B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et rejeté ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : COLLET

11 février 2026• Vice-président Contentieux sociaux
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302990

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la SAS Aptar Stelmi d’une demande de réduction de ses cotisations de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2015 à 2018, concernant son établissement industriel à Granville. La société soutenait que certains biens d’équipement spécialisés et mobiliers devaient être exclus de la base imposable, et que des travaux de remplacement ou de rénovation n’avaient pas à être intégrés dans la valeur locative foncière. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la réclamation préalable était irrecevable pour défaut de pièces justificatives, et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette décision s’appuie sur les articles R. 197-3 et R. 200-2 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur les dispositions du code général des impôts relatives à la CFE.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

11 février 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508831

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de l’expert M. A... d’étendre la mesure d’expertise ordonnée en 2022 à la société Sogea Sud Hydraulique, jugeant cette extension utile pour déterminer l’origine des désordres affectant une station d’épuration, sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative. Le juge a également prorogé le délai de dépôt du rapport d’expertise au 31 mai 2026. En revanche, la demande d’allocation provisionnelle de l’expert a été rejetée, une telle décision relevant de la compétence exclusive du chef de juridiction et non du juge des référés.

Avocat : SCP COSTE-DAUDE-VALLET

11 février 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304241

Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. B... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 5 octobre 2022 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points liés à quatre infractions routières commises en 2021 et 2022. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer sur le retrait de points pour l'infraction du 2 juillet 2021, cette décision ayant été retirée avant l'introduction de la requête. Sur le fond, il a rejeté les moyens de M. B..., estimant que le défaut de notification des retraits de points n'affecte pas leur légalité et que la réalité des infractions était établie par le paiement des amendes. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice, en application des articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, ainsi que des articles 529 et suivants du code de procédure pénale.

Avocat : CABINET KIRMEN & LEFEBVRE

11 février 2026• Magistrat : Mme MARTEL - R. 222-13
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511778

**Sujet principal** : Demande d'indemnité provisionnelle pour préjudice médical suite à une intervention chirurgicale. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés accorde une provision de 15 000 euros à la requérante, considérant que la responsabilité du centre hospitalier est engagée en raison d'erreurs médicales fautives établies par une expertise judiciaire. Il rejette la demande de frais irrépétibles. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative (conditions d'octroi d'une provision) et l'article L. 1142-1 du code de la santé publique (régime de responsabilité pour faute des professionnels de santé).

Avocat : SELAS NAKA LEX

11 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403390

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A... contre le centre hospitalier d'Arcachon. La demande d'expertise avant dire droit a été jugée inutile, car le rapport d'expertise déjà réalisé était suffisant. Le tribunal a estimé que la responsabilité de l'hôpital n'était pas engagée, faute de preuve d'une infection nosocomiale imputable à l'établissement et en l'absence de lien entre l'hypoesthésie et une faute médicale. La décision s'appuie sur le code de la santé publique et le code de justice administrative.

Avocat : SELARL ABEILLE ET ASSOCIÉS

10 février 2026• 5ème Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500364

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, saisi en plein contentieux par Mme C..., conteste la décision du CIVEN du 20 mai 2025 fixant à 4 650 euros l'indemnisation de ses préjudices en tant qu'ayant droit de sa mère décédée. La requérante critique le rapport d'expertise médicale du Dr G..., estimant qu'il minimise le lien de causalité entre le cancer du poumon et le décès, et sous-évalue les souffrances endurées et les préjudices extrapatrimoniaux. Le tribunal rejette la demande de désignation d'un nouvel expert, estimant que l'expertise réalisée par le CIVEN, conforme au décret n° 2014-1049 du 15 septembre 2014, est suffisamment contradictoire et que les critiques de la requérante ne remettent pas en cause sa validité. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi le montant d'indemnisation proposé par le CIVEN.

Avocat : FIDELE

10 février 2026• 1ère Chambre
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2400053

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nice concerne un litige opposant la SCI La Viennoiserie à la commune de Saint-Etienne-de-Tinée au sujet d’un titre de recettes de 74 700,02 euros émis pour le paiement d’une redevance d’exploitation d’une micro-centrale hydroélectrique. Le tribunal a examiné la nature du contrat de bail de longue durée conclu en 1996, concluant qu’il ne s’agissait ni d’un bail emphytéotique de droit privé ni d’un bail emphytéotique administratif, car il ne visait pas à la réalisation d’une opération d’intérêt général. Par conséquent, le litige relève du droit privé et non de la compétence de la juridiction administrative. Le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : LENTILHAC

10 février 2026
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500338

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme D..., agissant en qualité d'ayant droit de son père décédé, pour contester le refus du Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de l'indemniser au titre des conséquences des essais nucléaires. La requérante soutenait que le CIVEN s'était fondé sur des données obsolètes, notamment le rapport de l'IRSN de 2019, sans tenir compte d'un nouveau rapport de l'ASNR de 2025 qui réévalue à la hausse les doses de rayonnements pour l'île de Tahiti. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de l'absence de prise en compte de ce nouveau rapport était inopérant, car la requérante résidait à Huahine et non à Tahiti, et qu'elle ne démontrait pas que les données réévaluées pour Tahiti étaient transposables à son île. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires.

Avocat : SELARL MILLET VARROD AVOCATS (MVA)

10 février 2026• 1ère Chambre
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2402538

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté les requêtes de Mme B... C... visant à annuler les décisions de la CAF de l'Aube lui réclamant le remboursement d'indus de prestations sociales (prime d'activité, aide au logement, prime exceptionnelle). Le tribunal a jugé que la CAF avait légalement considéré qu'elle vivait en couple avec M. D... A... depuis 2017, ce qui modifiait ses droits, et que la prescription de deux ans pour le recouvrement des indus, prévue par l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, était respectée.

Avocat : SCP SCRIBE-BAILLEUL-SOTTAS

10 février 2026• Juge unique - 3ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408224

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, rejette la requête de contribuables contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu. Le tribunal estime que la proposition de rectification de l'administration fiscale, contestée pour un défaut de motivation, était suffisamment motivée au sens de l'article L.57 du livre des procédures fiscales. Il écarte également la demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LEX EDERIM

10 février 2026• 4ème chambre
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506837

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par une décision de la commission de médiation du 4 février 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adapté (T3 avec ascenseur) ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a fait droit à sa demande. Il a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de l'intéressée, conformément à l'obligation de résultat pesant sur l'État en matière de droit au logement opposable.

Avocat : LEFEBVRE

10 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205980

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de l'association syndicale libre de Filheit, qui demandait le remboursement de 9 244 euros de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) au titre du troisième trimestre 2021. La juridiction a relevé d'office que la requête était irrecevable, car introduite après l'expiration du délai de recours de deux mois suivant la notification de la décision du 24 décembre 2021, laquelle mentionnait les voies et délais de recours. En conséquence, le tribunal n'a pas examiné le fond du litige, portant sur l'assujettissement à la TVA de subventions publiques perçues par l'association. La demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.

Avocat : SCP CAMILLE ET ASSOCIES

10 février 2026• 5ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2401871

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... et Mme D... d’une demande d’indemnisation pour des préjudices résultant d’une faute commise par le centre hospitalier universitaire de Bordeaux lors de sa prise en charge aux urgences en 2011. Les requérants soutenaient que l’absence de réalisation d’un scanner avec injection et une sortie prématurée avaient entraîné un retard de diagnostic d’un empyème sous-dural, justifiant un taux de perte de chance de 90 %. Le tribunal a retenu la responsabilité de l’hôpital sur le fondement du I de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, mais a limité le taux de perte de chance à 5 %, estimant que les symptômes initiaux ne nécessitaient pas un tel examen et que le patient n’avait pas respecté les consignes de suivi. En conséquence, il a condamné le centre hospitalier à verser des sommes réduites aux requérants, tout en rejetant le surplus de leurs demandes.

Avocat : SELARL CABINET REMY LE BONNOIS

10 février 2026• 5ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2507724

Le Tribunal administratif de Toulouse, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, avait enjoint au préfet de la Haute-Garonne de proposer un hébergement à M. A..., sous astreinte de 30 euros par jour. Constatant que l’administration a finalement relogé l’intéressé dans une résidence hôtelière à vocation sociale le 26 novembre 2025, le tribunal prononce la liquidation définitive de l’astreinte pour la période du 29 octobre au 25 novembre 2025. Il rejette la demande de majoration de l’astreinte à 200 euros par jour, l’exécution étant désormais acquise.

Avocat : BACHELET

9 février 2026• Président, magistrat désigné R.778-3
TA93Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2416918

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la SMABTP et de la société GDR Cherpin comme irrecevable. Le sujet principal était une demande d'indemnisation contre l'État pour des dommages causés lors des émeutes de juin 2023. La juridiction a retenu que la demande était tardive, car elle n'avait pas été présentée dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision de rejet implicite de l'administration (courrier du préfet du 12 février 2024), conformément aux articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative.

Avocat : SAS CHAUCHARD LEPOUTRE

9 février 2026
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600822

Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait sa demande d'annulation du refus implicite du ministre de l'Intérieur de rectifier son relevé d'information intégral de titre de conduite. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est close sans examen du fond du litige.

Avocat : LEX PUBLICA

9 février 2026
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512149

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de la SAS Xefi concernant sa demande principale de remboursement d'un crédit de TVA. La juridiction a néanmoins condamné l'État à verser à la société la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du même code, permettant de statuer lorsque la requête ne présente plus à juger que cette question de frais irrépétibles.

Avocat : SELARL CARBONNIER LAMAZE RASLE

9 février 2026