64 746 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
64 746
Décisions totales
383 581
Ordonnances
270 067
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête d'une attachée territoriale visant à annuler l'arrêté municipal refusant la reconnaissance d'un accident de service et l'attribution d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le tribunal a jugé que la déclaration d'accident, intervenue près de deux ans après les faits, était irrecevable car présentée hors du délai de quinze jours prévu par l'article 37-3 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987, ce délai courant à compter du premier certificat médical du 3 juin 2021. La commune était donc dans l'obligation légale de rejeter la demande comme tardive.
Avocat : AARPI MALLE TITRAN FRANCOIS
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le rejet d'une demande de validation de périodes de service pour la retraite. Cette décision fait suite au retrait par la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales de la décision initialement contestée, rendant la demande d'annulation sans objet. Le tribunal rejette également la demande de condamnation aux dépens présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP LEMAIRE-MORAS & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de M. B... de sa requête visant à contester un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. En conséquence, le tribunal ne statue pas sur le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui autorise à donner acte d'un désistement.
Avocat : EMMANUELLE OSMONT
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de M. B... de sa requête en opposition à une contrainte pour recouvrement d'un indu d'aide au logement. La juridiction applique les articles R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorisent à constater un désistement, et R. 612-5-1 relatif à la confirmation des conclusions. La procédure est ainsi close sans examen du fond du litige.
Avocat : LESSI
Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur un recours contre un arrêté de transfert vers l'Espagne et un arrêté d'assignation à résidence pris à l'encontre d'un demandeur de protection internationale. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation individuelle du requérant et que les obligations d'information prévues par le règlement Dublin III (règlement (UE) n° 604/2013) avaient été respectées. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DOLLE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son arrêté d'assignation à résidence pris par le préfet d'Ille-et-Vilaine. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen suffisant de la situation de l'intéressé, sans erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LE STRAT
Le Tribunal administratif de Nantes constate le non-lieu à statuer sur une requête en annulation et en injonction concernant le refus de renouvellement d'une carte de séjour pluriannuelle, l'administration ayant octroyé le titre pendant l'instance. La juridiction donne acte du désistement du requérant sur ces conclusions. Elle condamne l'État à verser 800 euros à l'avocat du requérant, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : LEUDET
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler la décision préfectorale invalidant son permis de conduire. Le juge a estimé que le préfet était compétent pour retirer le permis en cas de suspicion de fraude lors de l'épreuve théorique, et que la motivation de la décision était suffisante. La décision s'appuie sur les articles du code de la route, du code des relations entre le public et l'administration, et l'arrêté du 20 avril 2012.
Avocat : SELARL LE CAB AVOCATS
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la société OPCI French Wholesale Stores de sa requête en dégrèvement de taxe foncière. Ce désistement est prononcé en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. En conséquence, la demande de dégrèvement et de restitution est éteinte.
Avocat : DE GAULLE FLEURANCE & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Lille statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge donne acte de ce désistement pur et simple. Il condamne l'État à verser à l'avocate de la partie une somme de 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve d'une renonciation à la part contributive de l'État.
Avocat : DEWAELE
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté de placement en rétention. Le juge estime que la requête, qui visait à annuler une prétendue décision fixant un pays de destination révélée par cet arrêté, est manifestement irrecevable car elle se fonde sur une décision inexistante, une simple maladresse rédactionnelle n'équivalant pas à un acte administratif distinct. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est également rejetée pour défaut d'urgence, et les conclusions indemnitiques sont rejetées par voie de conséquence, sur le fondement des articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : L'ILL LEGAL
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante. Cette décision fait suite au retrait par le préfet des mesures d'éloignement contestées et à l'absence de confirmation du maintien de la requête par l'intéressée dans le délai imparti. La juridiction applique les dispositions des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative relatives à la procédure de désistement.
Avocat : L'ILL LEGAL
Le Tribunal administratif de Paris statue sur une demande d'annulation d'un rejet implicite de renouvellement de titre de séjour et sur une demande d'injonction. Constatant le désistement du requérant sur le fond de l'affaire suite à la délivrance d'un titre de séjour, la juridiction donne acte de ce désistement. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros à l'avocat du requérant au titre des frais irrépétibles, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CARLES
Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé l'arrêté du préfet de l'Essonne du 25 avril 2023 rejetant la demande de renouvellement de carte de résident de M. C... La juridiction a jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en fondant son refus sur l'article L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ne régit que le retrait d'une carte en cours de validité, et non son renouvellement. Le tribunal a ainsi ordonné à la préfète de réexaminer la demande de M. C... selon les règles applicables au renouvellement.
Avocat : LEBON
Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté préfectoral du 8 avril 2025 refusant un titre de séjour à une ressortissante ivoirienne et lui imposant une obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le refus de délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale" au titre de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) était entaché d'une erreur d'appréciation, l'administration n'ayant pas suffisamment pris en compte l'indisponibilité de son traitement contre le VIH dans son pays d'origine. Par conséquent, les mesures d'obligation de quitter le territoire, d'interdiction de retour et de fixation du pays de destination, qui en dépendaient, ont également été annulées.
Avocat : MENGELLE
Le Tribunal administratif de Versailles rejette par ordonnance la requête d'un demandeur contestant une prétendue décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal estime la requête manifestement irrecevable car, le dossier étant toujours en instruction, le délai pour qu'un silence de l'administration vaut rejet (article R. 432-1 du CESEDA) n'est pas encore expiré. Par conséquent, il n'existe aucune décision, même implicite, susceptible d'être annulée.
Avocat : SEILLER
Le Tribunal Administratif de Poitiers a statué sur un recours en excès de pouvoir contre plusieurs arrêtés préfectoraux (OQTF sans délai volontaire, interdiction de retour, assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé l'ensemble de ces mesures, considérant que le préfet de la Charente avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte des éléments personnels de l'intéressé, notamment sa relation avec une ressortissante française enceinte de son enfant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : COUSTENOBLE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'urgence pour les étrangers, a rejeté les requêtes de M. A... C... visant à annuler trois arrêtés préfectoraux (obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et deux assignations à résidence). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité, le défaut de motivation et la méconnaissance des articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOULESTREAU
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé-suspension par le préfet du Val-d'Oise, a rejeté la demande de suspension d'un permis de construire délivré par la commune de Sarcelles. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant la sécurité des accès, le nombre de places de stationnement et les obligations de végétalisation, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales (article L. 2131-6) et du code de l'urbanisme.
Avocat : PILLET
Avocat : ANNIE LEVI-CYFERMAN - LAURENT CYFERMAN