64 746 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
64 746
Décisions totales
383 581
Ordonnances
271 067
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de sa carte de résident et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, notamment car il avait été signé par une autorité compétente en vertu d'une délégation, et qu'il était suffisamment motivé au regard des exigences du code des relations entre le public et l'administration et du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Les autres moyens, dont le défaut d'examen particulier de la situation, ont également été écartés.
Avocat : LE BOURDAIS
Le Tribunal administratif de Nantes statue sur une requête visant l'annulation d'un avis de sommes à payer émis par le CHU d'Angers. Constatant que l'acte attaqué a été retiré par l'établissement après l'introduction du recours, le juge estime qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation, devenues sans objet. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il condamne néanmoins le CHU d'Angers à verser 800 euros à la requérante au titre des frais exposés pour l'instance.
Avocat : KLEIN
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande d'ordonnance de communication d'un contrat de concession portuaire. Le juge estime que l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas caractérisée, car une décision implicite de rejet de la demande de communication était déjà intervenue antérieurement. Cette décision implicite est née en application des articles R. 311-12 et R. 311-13 du code des relations entre le public et l'administration, suite au silence gardé par la commune au-delà du délai d'un mois.
Avocat : SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution d'une précédente décision, celle-ci ayant été intégralement exécutée par la rectrice de l'académie. Il condamne néanmoins l'État à verser au requérant une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans cette procédure devenue sans objet. La juridiction fonde sa décision sur les articles L. 911-4, R. 921-6 et R. 222-1 du même code.
Avocat : WTA-avocats (R. WEYL- F. WEYL - F. WEYL - E. TAULET)
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office de la requérante, Mme B..., dans le cadre d'une procédure d'exécution forcée d'un jugement antérieur relatif au versement d'une indemnité de sujétion géographique. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti. En application de ce texte, elle est donc réputée s'être désistée, ce qui met fin à l'instance.
Avocat : WTA-avocats (R. WEYL- F. WEYL - F. WEYL - E. TAULET)
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du maire de Wimereux refusant un congé de longue maladie et prononçant un placement en disponibilité d'office. La juridiction a retenu une irrégularité de procédure, car le conseil médical départemental, saisi uniquement sur la question de l'aptitude, ne s'était pas prononcé sur la demande de congé de longue maladie comme l'exige l'article 5 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987. Ce vice était susceptible d'influencer la décision. Le tribunal a également enjoint à la commune de réexaminer la situation de l'agent.
Avocat : AARPI MALLE TITRAN FRANCOIS
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A... visant à annuler la décision d'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. En effet, il ressort des pièces que cette décision contestée a été retirée du dossier et que la requérante dispose désormais de points sur son permis, rendant sa demande sans objet. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser à la requérante la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : SCP ABCG ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes visant à annuler des arrêtés préfectoraux d'assignation à résidence de quarante-cinq jours. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas de nature à entacher d'illégalité les décisions contestées. Les décisions ont été prises dans le cadre de procédures de reconduite à la frontière et étaient légalement justifiées au regard des textes applicables en matière de séjour des étrangers.
Avocat : L'ILL LEGAL
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de Mme H. B. et M. A. B. visant à annuler leurs arrêtés d'assignation à résidence de 45 jours pris par le préfet du Bas-Rhin. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. Il a considéré que les décisions attaquées étaient légales et proportionnées au regard de la procédure d'éloignement.
Avocat : L'ILL LEGAL
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de Mme H. B. et de M. A. B. visant à annuler leurs arrêtés d'assignation à résidence de 45 jours pris par le préfet du Bas-Rhin. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient légales, notamment au regard des exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a estimé que le préfet avait suffisamment motivé sa décision et procédé à un examen proportionné de leurs situations personnelles et familiales.
Avocat : L'ILL LEGAL
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes visant à annuler des arrêtés préfectoraux d'assignation à résidence de quarante-cinq jours. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas de nature à entacher d'illégalité les décisions contestées. La juridiction a également rejeté les demandes d'injonction et de provision pour frais de justice.
Avocat : L'ILL LEGAL
**Sujet principal** : Demande d'indemnités provisionnelles par Grand Bourg Agglomération pour des désordres (fuites, étanchéité) affectant un parc d'exposition réhabilité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en référé, a rejeté la demande. Il a jugé que la demande d'indemnités provisionnelles n'était pas recevable car elle relevait du fond du litige (plein contentieux) et que l'urgence, condition du référé, n'était pas caractérisée pour obtenir une provision avant le jugement au fond. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et suivants du code de justice administrative relatifs au référé provision.
Avocat : SELARL BARRE LE GLEUT
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande d'annulation du refus de conditions matérielles d'accueil opposé à un demandeur d'asile irakien en réexamen. La juridiction a jugé que le refus, fondé sur l'article L. 551-15 du CESEDA (cas de demande de réexamen), était légal et suffisamment motivé, et que la situation de rue du requérant ne constituait pas une vulnérabilité au sens de l'article L. 522-3 du même code. Le tribunal a toutefois accordé l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : LEFEVRE-DUVAL
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler son arrêté d'éloignement vers la Bulgarie. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant d'exercer son pouvoir discrétionnaire d'examiner la demande d'asile, prévu à l'article 17 du règlement Dublin III. Il a également estimé que le renvoi vers la Bulgarie, État membre de l'UE, ne constituait pas une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La requérante a toutefois été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Avocat : LEFEVRE-DUVAL
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant bangladais, qui contestait un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français, fixant son pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation de signature, que la motivation était suffisante au regard des critères légaux, et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Les textes appliqués sont principalement l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : LECHABLE
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 18 février 2025 était légal, notamment en écartant le moyen tiré de l'incompétence de la signataire et en estimant que le respect des droits de la défense était garanti dans le cadre de la procédure d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ainsi que sur les principes généraux du droit de l'Union relatifs aux droits de la défense.
Avocat : GRIOLET
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, se déclare incompétent pour connaître d'un recours en excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux de rejet de titre de séjour, obligation de quitter le territoire et interdiction de retour. Il constate que le requérant résidait dans les Côtes-d'Armor à la date des décisions attaquées. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet le dossier au tribunal administratif de Rennes, juridiction territorialement compétente.
Avocat : LE STRAT
**Sujet principal** : Demande de référé-liberté visant à obtenir la communication d'informations et à ordonner la distribution de la propagande électorale pour des élections municipales, en raison de défaillances alléguées. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a rejeté la requête. Il a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ayant tardé à saisir la justice malgré des signalements antérieurs, et que l'illégalité grave et manifeste n'était pas caractérisée, les incidents de distribution étant limités et affectant plusieurs listes sans vicier la sincérité du scrutin. **Textes appliqués** : Article L. 521-2 du code de justice administrative (référé-liberté) et dispositions du code électoral relatives à la propagande (notamment articles R. 34 et R. 38-1).
Avocat : LEROUGE
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête d'un médecin contestant la décision de la CPAM du Gard de soumettre ses prescriptions d'arrêts de travail à un accord préalable. Le tribunal a jugé que la procédure, fondée sur un nombre d'indemnités journalières supérieur à la moyenne, était régulière et respectait les articles R. 148-8 et R. 148-9 du code de la sécurité sociale. Il a également estimé que la motivation était suffisante et qu'aucune erreur manifeste d'appréciation n'était caractérisée dans l'application de l'article L. 162-1-15 du même code.
Avocat : AARPI INTER BARREAUX VIDAL CHOLEY GASSEND
Le Tribunal Administratif de Montpellier a annulé l'arrêté du maire de Fitou refusant un permis de construire une maison individuelle. Le juge a estimé que le refus, fondé sur un avis défavorable du préfet au titre de la loi littoral (article L. 121-13 du code de l'urbanisme), était illégal car le projet n'était pas situé dans un "espace proche du rivage". Les autres motifs invoqués par la commune (risques d'incendie, d'inondation, futur PLU) ont également été écartés par le tribunal.
Avocat : SELARL VALETTE-BERTHELSEN