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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

12 065 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

12 065

Décisions totales

383 581

Ordonnances

312 331

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : LEEffacer tout
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402438

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... contestant les indus de revenu de solidarité active (RSA), de RSA majoré, d’allocation de logement familiale et d’aide exceptionnelle de fin d’année, d’un montant total de 35 879,74 euros, mis à sa charge par la CAF du Var. La requérante soutenait que la décision était insuffisamment motivée et que l’administration avait commis une erreur de fait en considérant qu’elle vivait en couple. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des indus. La décision s’appuie notamment sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles et du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : LEROY

18 novembre 2025• Aide sociale
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311010

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire et devant être relogé d'urgence par la commission de médiation le 29 août 2018, qui n'a été relogé que le 27 mars 2024. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant et sa famille (cinq personnes) durant cette période. Il a estimé que le logement de 60 m² obtenu par M. A... en juillet 2020, dont le loyer n'était pas adapté à ses capacités financières, ne mettait pas fin à la situation d'urgence. La solution retenue est fondée sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LECOUR

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505398

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la société Poxel d’un recours en plein contentieux visant à contester un refus partiel de remboursement de crédit de TVA pour décembre 2024. La société s’est ensuite désistée purement et simplement de sa requête. Par une ordonnance du 18 novembre 2025, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’administration.

Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE

18 novembre 2025
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2100092

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a statué sur un litige de plein contentieux opposant la commune de Brioude à plusieurs constructeurs et au maître d’œuvre, concernant des désordres affectant une station d’épuration. La commune recherchait la responsabilité des sociétés sur le fondement de la garantie décennale et contractuelle pour divers préjudices, notamment des défauts de pesée, de captation du sable, de corrosion et de fissuration. Le tribunal a examiné la recevabilité des demandes et la solidarité entre les constructeurs, en application des principes de la responsabilité des constructeurs et des dispositions du code de justice administrative. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après analyse des moyens soulevés par la commune et des défenses des sociétés mises en cause.

Avocat : LEXAVOUE RIOM-CLERMONT

18 novembre 2025• Chambre 3
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400822

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme A... veuve B... et Mme E... B..., agissant en leur nom propre et comme ayants droit de M. C... B..., décédé le 27 avril 2018. Elles recherchaient la responsabilité des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) pour une faute du médecin régulateur du SAMU, qui aurait commis une erreur de diagnostic en conseillant à M. B... de se rendre à l’hôpital par ses propres moyens plutôt que d’envoyer des secours, entraînant une perte de chance de survie. Le tribunal a retenu la responsabilité des HUS pour cette faute, mais a limité l’indemnisation à 10 % de la perte de chance de survie, conformément au rapport d’expertise. Il a alloué des sommes aux requérantes pour divers préjudices (frais d’obsèques, préjudice économique, préjudice d’affection, etc.), en appliquant ce taux de perte de chance, et a rejeté les demandes non justifiées, en se fondant sur les principes de la responsabilité administrative pour faute.

Avocat : KLENSCHI

18 novembre 2025• 5e chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306307

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A..., majeur sous curatelle, d’une demande d’indemnisation pour un préjudice d’impréparation suite à la perte de deux dents lors d’une angioplastie de la carotide réalisée le 15 juin 2023 au CHU de Bordeaux. Le requérant invoquait un défaut d’information sur le risque de bris dentaire, en violation des articles L. 1111-2 et L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l’information orale délivrée au patient, compte tenu de sa capacité de compréhension, était suffisante et que le risque de traumatisme dentaire, lié à l’anesthésie générale, avait été porté à sa connaissance. Les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont donc été rejetées.

Avocat : CHAMBOLLE ET ASSOCIES

18 novembre 2025• 5ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502441

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 13 février 2025 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les retraits de points sous-jacents. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas apporté la preuve de la délivrance des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route pour l'infraction du 11 août 2022, constituant une garantie substantielle. En conséquence, le tribunal a annulé la décision « 48SI » et les retraits de points contestés, et a enjoint au ministre de restituer le permis de conduire à M. A... avec son capital de points reconstitué.

Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND

18 novembre 2025• JU-1ère chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2104515

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande de M. et Mme F..., ressortissants algériens, qui sollicitaient la condamnation de l'État à réparer les préjudices subis en raison de l'illégalité de deux arrêtés du 21 janvier 2019 du préfet de la Haute-Garonne leur refusant un titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour faute, ces arrêtés ayant été jugés illégaux, et a accordé une indemnisation de 3 000 euros au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, tout en rejetant les autres demandes indemnitaires. Cette solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI

18 novembre 2025• 3ème Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500137

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme A... C..., agent public, d’une demande d’annulation du refus implicite du président de la Polynésie française de requalifier ses troubles psychologiques en accident du travail. La requérante soutenait que son état, provoqué par son éviction soudaine, constituait une lésion corporelle ouvrant droit à la déclaration d’accident du travail prévue par l’article 29 1° de la délibération n° 95-220, et que le refus de l’administration méconnaissait ce texte ainsi que l’article 1er du protocole additionnel à la Convention européenne des droits de l’homme. La Polynésie française a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, mais le tribunal a rejeté ce moyen en rappelant que les règles de procédure administrative non contentieuse relèvent de la compétence de la Polynésie française. Au fond, le tribunal a fait droit à la demande de Mme A... C..., jugeant que l’administration était tenue de procéder à la déclaration d’accident du travail en application de la délibération n° 95-220, et a annulé la décision implicite de refus.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500214

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par M. A... d’un recours de plein contentieux contre la décision du CIVEN du 4 février 2025 rejetant sa demande d’indemnisation pour un cancer de l’estomac, qu’il attribue aux essais nucléaires. Le tribunal a appliqué le régime de présomption de causalité issu de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée par la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018. Il a jugé que le CIVEN ne pouvait renverser cette présomption qu’en prouvant que la dose annuelle reçue par le requérant était inférieure à 1 mSv, conformément à l’article R. 1333-11 du code de la santé publique. En l’espèce, le tribunal a estimé que l’administration n’avait pas apporté cette preuve, faute de mesures de surveillance suffisantes ou de données comparables. Par conséquent, il a annulé la décision du CIVEN et condamné l’État à verser à M. A... une provision de 500 000 F CFP, tout en ordonnant une expertise médicale pour évaluer l’intégralité

Avocat : FIDELE

18 novembre 2025• 1ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304771

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la SA NMA Benelux, qui contestait des rectifications fiscales pour les exercices 2007 à 2016. La société soutenait notamment que son siège de direction effective n'était pas en France et que la prescription était acquise. Le tribunal a jugé que le siège de direction effective était situé en France, appliquant les conventions fiscales franco-belge et franco-luxembourgeoise, et a validé la procédure de taxation d'office pour activité occulte. En conséquence, les impositions supplémentaires en matière d'impôt sur les sociétés, de TVA et de taxes diverses, assorties de pénalités, ont été maintenues.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

18 novembre 2025• 1 ère Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2305065

Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la requête de M. et Mme B... contestant des impositions supplémentaires à l'impôt sur le revenu et des pénalités pour les années 2008 à 2016, notamment au titre de bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et de revenus distribués par la société NMA Benelux. Le tribunal a partiellement fait droit à la demande en prononçant un non-lieu à statuer sur les dégrèvements déjà accordés par l'administration, mais a rejeté le surplus des conclusions des requérants. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, notamment les articles relatifs à la prescription et à la territorialité de l'impôt.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

18 novembre 2025• 1 ère Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2303095

Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la demande indemnitaire de M. A..., agent contractuel de la commune d’Épinay-sur-Seine, qui sollicitait réparation pour trois fautes alléguées : non-respect du délai de prévenance de deux mois avant la fin de son contrat, recours abusif à des contrats à durée déterminée successifs, et retard dans la transmission de son certificat de travail. Le tribunal a reconnu la faute de la commune pour le non-respect du délai de prévenance, en application de l’article 38-1 du décret du 15 février 1988, et a accordé une indemnité pour le préjudice financier en résultant. En revanche, il a rejeté les autres demandes, estimant que le recours aux contrats successifs n’était pas abusif et que le retard de transmission du certificat de travail n’était pas établi comme fautif. La solution retenue est donc une condamnation partielle de la commune, fondée sur le non-respect des obligations de prévenance prévues par le décret de 1988.

Avocat : LE BAUT

18 novembre 2025• 4ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 503799

Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET

17 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:503799.20251117• 6ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 499916

Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET

17 novembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:499916.20251117• 6ème chambre jugeant seule
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2505982

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B... pour le préjudice subi en raison de l'absence de relogement, malgré deux décisions de la commission de médiation (9 janvier 2019 et 9 novembre 2022) la reconnaissant comme prioritaire. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a accordé à Mme B... une somme de 2 000 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, prenant en compte la durée de la carence et l'absence de proposition de logement.

Avocat : GAROT-SOUCHELEAU

17 novembre 2025• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506333

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a condamné l’État à verser 6 000 euros à Mme B... pour carence fautive dans son obligation de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 26 mars 2021, n’avait reçu aucune proposition de logement malgré une injonction du tribunal du 31 mars 2022. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation, en raison des troubles dans les conditions d’existence subis par Mme B... et ses deux enfants, hébergés dans un logement de transition dégradé depuis 2017.

Avocat : LECOUR

17 novembre 2025• Pole Social (JU)
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2305665

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... qui contestait son imposition sur le revenu de l'année 2015. Le juge a écarté le moyen tiré de l'absence de proposition de rectification, car l'imposition résultait de la propre déclaration du contribuable et non d'une vérification. Il a également estimé que M. B... n'apportait pas la preuve de son absence d'activité professionnelle pour justifier le bien-fondé de sa contestation. La demande de sursis de paiement a été jugée sans objet, le tribunal statuant au fond. La solution s'appuie sur les articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 1 A, 170, 1727 et 1728 du code général des impôts.

Avocat : LABETOULE

17 novembre 2025• 1ère chambre
TA87Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400181

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par la SASU ZENRJ d’un recours en plein contentieux contre le refus du président du conseil départemental de la Haute-Vienne d’autoriser l’ouverture d’une micro-crèche. En cours d’instance, le département a finalement agréé l’établissement par un arrêté du 13 septembre 2024, rendant sans objet les conclusions principales de la requête. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande d’annulation et d’injonction. Toutefois, la SASU ZENRJ n’ayant obtenu satisfaction qu’en cours d’instance, le département a été condamné à lui verser 800 euros au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Avocat : DUBRULLE

17 novembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306196

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B..., ressortissante kosovare, d’une demande d’indemnisation de 13 000 euros pour le préjudice moral et matériel résultant de l’illégalité d’un refus de titre de séjour et d’une obligation de quitter le territoire français, annulés par un précédent jugement. Le tribunal a reconnu la responsabilité de l’État pour la faute commise par la préfète du Bas-Rhin dans l’appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de la requérante. En revanche, il a rejeté le moyen tiré du refus de délivrance d’une attestation de régularité de séjour, aucune disposition légale n’imposant une telle délivrance. Le tribunal a estimé que le préjudice moral résultant du délai de séparation avec le conjoint, lié à l’annulation de la première demande de regroupement familial, était indemnisable, mais a fixé le montant à une somme inférieure à celle demandée, en application des articles L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CHEBBALE

17 novembre 2025• 8e chambre