12 065 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 065
Décisions totales
383 581
Ordonnances
313 155
Avec résumé IA
Avocat : SCP BOULLEZ
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Le Tribunal administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la région Nouvelle-Aquitaine. Cette mesure vise à déterminer les causes et origines des désordres affectant les installations de chauffage du centre de formation d’apprentis (CFA) de La Rochelle, notamment le percement des auges des chaudières. L’expertise a été jugée utile dans la perspective d’un éventuel recours en responsabilité décennale contre les entreprises intervenues. Le tribunal a également rejeté la demande de mise hors de cause de la société Bureau Alpes Contrôles, tout en admettant la participation des assureurs et sous-traitants concernés.
Avocat : SELARL BARRE-LE GLEUT
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société FDG Managers, qui avait succédé à la société Harmony, visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et de contribution sociale. La contestation portait sur le refus de l’administration fiscale d’admettre la déductibilité d’une provision pour dépréciation de fonds de commerce constituée au titre de l’exercice 2016. Le tribunal a jugé que la société requérante n’apportait pas la preuve, comme l’exigent les articles 39 et 209 du code général des impôts, que la dépréciation alléguée était effective et affectait l’ensemble du fonds de commerce au cours de l’exercice en litige, le chiffre d’affaires étant stable et la société ayant réalisé des bénéfices. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Avocat : ZIMBRIS-GOLLEAU
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SELARL De Keating, liquidateur de la SARL MP Communication, qui sollicitait la restitution d'un excédent d'impôt sur les sociétés de 135 162 euros. La société invoquait une réduction du prix de cession d'un fonds de commerce, constatée par un arrêt de la Cour d'appel de Versailles en 2021, pour demander la déduction d'une moins-value à long terme sur le fondement de l'article 39 duodecies du code général des impôts. Le tribunal a jugé que cet arrêt n'avait pas réduit le prix de cession et que la plus-value, imposable au titre de l'exercice de cession en 2014, n'était pas affectée par un événement postérieur. La requête a été rejetée comme non fondée.
Avocat : LELLOUC
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur la requête de M. C... contestant des cotisations supplémentaires à l'impôt sur le revenu au titre de 2016, issues de la cession de parts de la société Altrix. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant accordé le bénéfice du système du quotient prévu à l'article 163-0 A du code général des impôts, entraînant un dégrèvement de 22 201 euros. Sur le surplus, la demande de réévaluation du prix d'acquisition des titres à 110 000 euros a été rejetée, le tribunal appliquant les articles 150-0 A et 150-0 D du code général des impôts pour confirmer le prix d'acquisition initial de 10 000 euros. La solution retenue est donc un dégrèvement partiel et le rejet du surplus des conclusions.
Avocat : ACHILLE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SAS Hays France, qui sollicitait la restitution d’un crédit d’impôt recherche (CIR) de 796 544 euros pour l’année 2013. La société contestait le refus de l’administration fiscale, qui avait requalifié les contrats conclus entre les filiales du groupe (Hays Pharma Consulting et Hays Pharma Services) avec Hays Pharma en mise à disposition de personnel plutôt qu’en sous-traitance de recherche. Le tribunal a estimé que les dépenses engagées par ces filiales ne pouvaient ouvrir droit au CIR, faute pour elles de justifier de la réalité d’opérations de recherche éligibles et de la nature de sous-traitance des prestations facturées. La solution s’appuie sur les dispositions de l’article 244 quater B du code général des impôts, dans sa rédaction applicable au litige.
Avocat : CABINET CMS FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SARL TCAL. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 24 octobre 2025 ordonnant la fermeture administrative temporaire de son établissement pour six semaines, en raison de faits de travail illégal. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par cette procédure n'était pas caractérisée, les difficultés financières invoquées n'établissant pas que la survie de la société serait compromise à très court terme. La décision est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 8272-2 et L. 8211-1 du code du travail.
Avocat : FIDAL LE MANS
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. et Mme B... qui contestaient des pénalités et intérêts liés à un rappel d'impôt sur le revenu et demandaient la mainlevée de saisies bancaires. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour ordonner la mainlevée des saisies administratives à tiers détenteur, cette compétence relevant de l'autorité judiciaire. Il a également rejeté les conclusions en décharge des pénalités, faute de réclamation préalable valable et de moyens présentés. Enfin, la demande de sursis de paiement a été jugée sans objet, le jugement statuant au fond.
Avocat : WILEGAL - J.P. CHINCHILLA - CABINET DE DROIT DES AFFAIRES
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de la société Dupuy. Celle-ci réclamait le solde d’un marché de travaux publics (lot n°2 « Cloisons-doublage ») conclu avec la région Nouvelle-Aquitaine, incluant la révision des prix, les intérêts moratoires et la restitution de la retenue de garantie. Le juge a constaté que la région avait versé en cours d’instance la majeure partie des sommes dues, mais qu’un solde de 11 313,47 € restait dû au titre de la révision des prix et du remboursement partiel de la retenue de garantie. Il a donc condamné la région à verser cette provision, estimant l’obligation non sérieusement contestable, en application des principes du décompte général définitif du marché et des dispositions du code de la commande publique.
Avocat : SELARL LEX PUBLICA
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné la requête de Mme Teriierooiterai, greffière des services judiciaires, contestant sa mutation sur un poste de greffier de l’instance. La requérante soutenait que cette décision était illégale, notamment en raison d’une absence de procédure d’appel à candidature et d’une diminution de ses attributions et responsabilités. Le tribunal a jugé que le changement d’affectation, intervenu à la suite de sa propre candidature, constituait une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours, car il ne portait pas atteinte à ses droits statutaires, à sa rémunération ou à ses responsabilités. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens.
Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. E..., architecte, qui contestait son éviction d’un concours restreint de maîtrise d’œuvre pour la construction d’une école et d’une mairie à Nuku Hiva. Le tribunal a jugé que l’absence du requérant à la réunion de présentation obligatoire du site, prévue par le règlement de consultation, constituait une méconnaissance des exigences de la consultation rendant son offre irrégulière au sens de l’article LP. 122-3 11° du code polynésien des marchés publics. Il a également écarté le moyen tiré de l’irrégularité du quorum de la commission d’appel d’offres. En conséquence, les conclusions en annulation ou résiliation du marché ont été rejetées.
Avocat : FIDELE
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus d’indemnisation du CIVEN pour une maladie qu’elle attribuait aux essais nucléaires. Le tribunal a appliqué le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée. Il a estimé que le CIVEN avait valablement renversé cette présomption en démontrant, par des mesures de surveillance suffisantes, que la dose annuelle de rayonnements reçue par la requérante était inférieure à 1 mSv. En conséquence, la demande d’indemnisation a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a examiné le recours de M. B... contre le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN pour un sarcome, potentiellement lié aux essais nucléaires. Le juge a rappelé le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, qui ne peut être renversé que si l'administration prouve que la dose annuelle reçue par le requérant était inférieure à 1 mSv. Pour établir cette preuve, le CIVEN doit démontrer que les mesures de surveillance de la contamination étaient suffisantes au regard des conditions concrètes d'exposition de l'intéressé. En l'espèce, le tribunal a estimé que le CIVEN n'avait pas rapporté cette preuve, notamment en se fondant sur des rapports trop généraux sans tenir compte du mode de vie individuel de M. B.... Par conséquent, le tribunal a annulé la décision du CIVEN et l'a condamné à verser une indemnité à M. B..., en application des dispositions de la loi du 5 janvier 2010 et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en plein contentieux, a été saisi par Mme A... d’une demande d’indemnisation de 110 000 euros après une chute survenue le 15 juin 2018 à proximité de la route départementale RD 35, imputée à un défaut d’entretien normal de l’ouvrage public. Le département des Alpes-Maritimes a soulevé l’irrecevabilité de la requête, arguant que les demandes préalables formulées par l’assureur de la requérante avaient été rejetées par décisions des 4 décembre 2018 et 12 août 2019, devenues définitives faute de recours. Le tribunal a accueilli cette fin de non-recevoir, jugeant que ces décisions, notifiées à la requérante, avaient lié le contentieux et que la requête, introduite le 9 décembre 2019, était tardive au regard du délai de deux mois prévu par l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner le fond ou les appels en garantie.
Avocat : SCP LIZEE-PETIT-TARLET
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Ménage Électricité, qui demandait la fixation du montant de ses travaux et la condamnation in solidum de la région Nouvelle-Aquitaine et du maître d’œuvre à lui verser diverses sommes au titre du solde d’un marché public de construction. Le tribunal a jugé que les chefs de préjudice invoqués par la société requérante n’avaient pas été soulevés dans le mémoire en réclamation préalable, en méconnaissance des stipulations de l’article 50.3.1 du CCAG Travaux, rendant ces demandes irrecevables. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP DROUINEAU COSSET BACLE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Val-d’Oise de statuer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu’une décision implicite de rejet était née du silence de l’administration, rendant les conclusions de la requête sans objet et manifestement infondées. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui fixent le délai de naissance de la décision implicite de rejet à quatre mois.
Avocat : SELARL LEVY AVOCAT
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d’Oise du 19 octobre 2025 clôturant le dossier de demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante brésilienne. La juge a estimé que le classement sans suite d’une demande de titre de séjour pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief, rendant la requête manifestement irrecevable. Les dysfonctionnements de la plateforme ANEF invoqués par la requérante ont été jugés sans incidence sur cette irrecevabilité. En conséquence, les conclusions à fin de suspension, d’injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
Avocat : LEMOS PAES GONCALVES DA SILVA