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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

64 746 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

64 746

Décisions totales

383 581

Ordonnances

283 158

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LEEffacer tout
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500303

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler l'arrêté municipal réglementant l'utilisation d'un four à pain communal. Le tribunal a jugé que ce bien, réhabilité par la commune pour un service public à vocation culturelle et récréative, constitue une dépendance du domaine public communal, conformément aux articles L. 2111-1 et suivants du code général de la propriété des personnes publiques. Par conséquent, le maire était compétent pour en réglementer l'usage par un arrêté, indépendamment des droits d'usage conférés par le bail commercial de la requérante.

Avocat : SCP PROFUMO GAUDILLIERE DUBAELE

12 mars 2026• 3ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2302765

La décision du Tribunal Administratif de Dijon concerne un litige en responsabilité décennale et contractuelle entre la commune de Venizy et le cabinet d'études Marc Merlin, maître d'œuvre de travaux d'assainissement. Le tribunal a rejeté la demande principale de la commune, estimant que les désordres (odeurs d'hydrogène sulfuré) ne constituaient pas un désordre de solidité ouvrant droit à la garantie décennale, mais relevaient d'un simple défaut de conformité. La responsabilité contractuelle du maître d'œuvre pour manquement à son devoir de conseil n'a pas non plus été retenue, le tribunal considérant que les choix techniques litigieux résultaient d'une décision de la commune elle-même. Les textes appliqués sont les articles 1792 et 2270 du code civil relatifs à la garantie décennale.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : AARPI CAVOISY BALON DÉCHELETTE ASSOCIÉS

12 mars 2026• 3ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501114

Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du préfet de la Côte-d'Or rejetant une demande de regroupement familial. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne prenant pas correctement en compte l'ensemble des ressources du demandeur, y compris les indemnités de repas, pour la période de référence de douze mois. L'appréciation des ressources, qui doit être conforme aux articles L. 434-7, L. 434-8 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a donc été viciée.

Avocat : SCP CLEMANG ET ASSOCIES

12 mars 2026• 3ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2303685

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme A... visant à faire condamner le centre hospitalier d'Uzès pour le non-respect d'une prétendue promesse d'embauche et de mutation à un échelon supérieur. Le tribunal a jugé que le courriel du 22 décembre 2022, invoqué comme promesse, ne constituait pas un engagement contractuel valable, notamment car son auteur n'avait pas la compétence pour formaliser un tel acte et que son contenu était contraire à la réglementation statutaire sur les mutations des fonctionnaires. La juridiction a également relevé l'irrecevabilité partielle de la demande, faute de demande indemnitaire préalable régulière.

Avocat : GONZALEZ

12 mars 2026• 4ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2400344

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Haute-Garonne. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était régulière, notamment quant à la compétence du signataire, à sa motivation et à l'examen sérieux du dossier. Il a estimé que les conditions légales pour la délivrance d'une carte de résident en tant que parent d'un enfant réfugié, prévues à l'article L. 424-3 du CESEDA, n'étaient pas remplies en l'espèce.

Avocat : BACHELET

12 mars 2026• 3ème Chambre
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601297

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, a déclaré incompétent pour connaître d’un recours en excès de pouvoir dirigé contre une décision implicite de rejet du préfet du Tarn. Le tribunal a ordonné la transmission du dossier au Tribunal Administratif d’Orléans, en application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, car le requérant résidait à Chartres (Eure-et-Loir) à la date de la décision attaquée, ce qui détermine la juridiction territorialement compétente.

Avocat : DEZALLE

12 mars 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601595

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, rejette la demande de suspension du placement à l'isolement d'un détenu. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée et qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision pénitentiaire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article L. 521-1) et du code pénitentiaire.

Avocat : AARPI DIALEKTIK AVOCATS

12 mars 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306277

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, a condamné la commune de Fraissé-des-Corbières à payer à la société A... la somme de 18 228 euros TTC pour une facture impayée relative à des prestations de services. Le tribunal a rejeté la défense de la commune, qui invoquait un paiement de bonne foi à un tiers fraudeur, en estimant que ce paiement ne la libérait pas de son obligation envers le véritable créancier. La commune est également condamnée au paiement d'intérêts moratoires et d'une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, conformément aux dispositions du code de la commande publique et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER

12 mars 2026• 4ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2512475

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 mars 2024 refusant son titre de séjour pour motif médical et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de la préfète du Val-de-Marne, fondée sur l'avis du collège médical de l'OFII estimant qu'un traitement approprié était disponible en Côte d'Ivoire, était légale et ne méconnaissait pas son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 425-9). Les autres moyens, y compris ceux relatifs à la procédure et au pays de renvoi, ont également été écartés.

Avocat : GRIOLET

12 mars 2026• 2ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506943

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et d'une interdiction de retour de deux ans. Le juge estime que la décision du préfet des Pyrénées-Orientales est suffisamment motivée, respecte la procédure (notamment le droit d'être entendu) et ne porte pas d'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, compte tenu de l'absence d'attaches familiales en France et de la courte durée de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 612-2 et L. 612-3.

Avocat : LEBOUL

12 mars 2026• 5e Section - 2e Chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502987

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. E... visant à annuler la décision le déclarant défaillant en licence de Sciences de la Terre et lui refusant le redoublement. La juridiction a estimé que la composition du jury était régulière, que sa délibération n'avait pas à être motivée, et qu'aucun manquement au principe d'impartialité ou d'égalité de traitement n'était établi. Le jugement s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration concernant la motivation des actes.

Avocat : DEGOULET

12 mars 2026• Chambre 2
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2400666

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler et à suspendre la décision du préfet de la Marne accordant le concours de la force publique pour son expulsion. Le tribunal a jugé que cette décision d'octroi de la force publique, prise pour exécuter une décision de justice définitive, ne constitue pas en elle-même une décision faisant grief à l'occupant et n'est donc pas susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La juridiction a appliqué les principes généraux du droit administratif relatifs à la recevabilité des recours, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés sur le fond.

Avocat : GUILLEMIN

12 mars 2026• 1ère chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601335

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le juge estime que la requérante, mère d'un enfant français, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, notamment au regard des conditions posées par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du CESEDA. La demande d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de travail est également rejetée.

Avocat : SCP OMNIA LEGIS

12 mars 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604780

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'un visa long séjour pour un conjoint de Français. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, notamment au regard de la durée restreinte de la séparation des époux et du caractère récent de leur mariage célébré en connaissance d'une situation administrative précaire. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de la suspension en référé) et l'article L. 522-3 du même code (rejet sans audience lorsque l'urgence n'est pas caractérisée).

Avocat : SELARL SYLVAIN LASPALLES

12 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603374

**Sujet principal** : Recours en référé-suspension contre le refus de trois permis de construire pour un projet photovoltaïque en zone agricole. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension des arrêtés préfectoraux. Il estime que la condition d'urgence n'est pas établie, notamment au regard des délais raisonnables de jugement au fond et des enjeux de protection des terres agricoles. Le moyen tiré de l'absence d'enquête publique ne crée pas un doute sérieux sur la légalité des refus, l'instruction ayant conduit à un rejet de principe du projet. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1 du code de justice administrative (référé-suspension), L. 600-3-1 du code de l'urbanisme (urgence présumée), L. 151-11 du code de l'urbanisme et L. 314-36 du code de l'énergie (compatibilité en zone agricole).

Avocat : LE DYLIO

12 mars 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2505386

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions préfectorales refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant guinéen. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en s'estimant lié par l'avis médical de l'OFII sans procéder à un examen complet de la situation personnelle du requérant, notamment au regard de son état de santé et de son intégration. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier celles relatives à la délivrance des titres de séjour pour soins.

Avocat : SELARL DESMARS BELONCLE BARZ CABIOCH

12 mars 2026• 7ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504613

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme A... B..., une ressortissante guinéenne, qui demandait l'annulation de son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de l'arrêté fixant la Guinée comme pays de destination. La juridiction estime que la requérante n'apporte pas la preuve que son renvoi en Guinée l'exposerait personnellement à un risque de traitements contraires à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal applique ainsi les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ROULLEAU

12 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2512862

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à faire reconnaître un accident de service. Le juge a estimé qu'un entretien hiérarchique, même générateur de tensions, ne constitue pas en soi un événement soudain et violent au sens de la réglementation, en l'absence de propos ou de comportement excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. La décision s'appuie sur l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique définissant l'accident imputable au service.

Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES

12 mars 2026• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400465

**Sujet principal** : Recours en annulation pour excès de pouvoir contre l’arrêté préfectoral approuvant le schéma directeur régional des exploitations agricoles (SDREA) d’une région. **Juridiction** : Tribunal administratif de Rennes (6ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête des associations agricoles, considérant que les moyens soulevés (défaut de concertation, illégalité des définitions et des priorités, erreur dans le calcul des seuils) ne sont pas fondés. **Textes appliqués** : Code rural et de la pêche maritime, arrêtés du 10 mars 2021, 20 juillet 2015 et 18 septembre 2015 relatifs aux SDREA.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS KOVALEX

12 mars 2026• 6ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506528

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 septembre 2025 refusant un titre de séjour et prononçant son expulsion. La juridiction a estimé que le vice de procédure lié à l'absence de convocation devant la commission du titre de séjour était sans incidence, l'intéressé ayant pu présenter ses observations devant la commission d'expulsion. Concernant le refus de titre au titre de la vie familiale (article L. 423-7 du CESEDA), le tribunal a considéré que le requérant, condamné pour violences conjugales et déchu de l'autorité parentale pour ses deux premiers enfants, ne contribuait pas effectivement à leur entretien et éducation, et que ses liens avec ses deux autres enfants, nés récemment, étaient insuffisamment établis pour fonder un droit au séjour.

Avocat : CALONNE DU TEILLEUL

12 mars 2026• 6ème Chambre