64 746 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
64 746
Décisions totales
383 581
Ordonnances
304 606
Avec résumé IA
Avocat : CALONNE DU TEILLEUL
Avocat : SELARL CHRISTELLE MONCONDUIT
Avocat : DELEURME-TANNOURY
Avocat : PELLETIER
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution du refus de renouvellement de titre de séjour opposé à un ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale, celle-ci étant fondée sur une interdiction judiciaire du territoire qui n'était pas exécutoire. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et 131-30 du code pénal.
Avocat : BATAILLE
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant (l'institut interprofessionnel de retraite des salariés) dans un litige relatif à une cotisation de taxe d'habitation. Le tribunal constate que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions après un dégrèvement partiel de l'impôt, n'a pas répondu dans le délai imparti. La solution est fondée sur les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative, entraînant une fin de l'instance sans examen du fond.
Avocat : TZA AVOCATS ASSOCIES TOULEMONT ZAPF
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par un détenu demandant réparation pour la détérioration de ses effets personnels lors d'un transfert entre deux établissements pénitentiaires. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État, considérant que l'administration pénitentiaire avait commis une faute en ne protégeant pas les biens du requérant et en omettant d'établir un inventaire contradictoire de ses objets, comme l'exige l'article D. 340 du code de procédure pénale. En conséquence, l'État a été condamné à indemniser le préjudice subi.
Avocat : TELES
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par un riverain contre un permis de construire. Le juge a estimé que la demande, qui sollicitait principalement des constats et des injonctions pour procéder à des vérifications techniques, n'était pas dirigée contre une décision administrative. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable au regard des articles R. 421-1 et R. 222-1 (4°) du code de justice administrative. Les conclusions de la société défenderesse visant à une condamnation pécuniaire du requérant ont également été rejetées.
Avocat : SELARL LEGA-CITÉ
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi par un jeune se déclarant mineur isolé étranger pour enjoindre au département de l'Hérault de le prendre en charge d'urgence au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que le refus du département, fondé sur des doutes quant à la minorité du requérant, portait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, en l'occurrence le droit à une protection digne. Il a donc ordonné au président du conseil départemental de procéder à la mise à l'abri du requérant dans un délai de 48 heures, en appliquant les dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative relatives à l'urgence et à la protection des libertés fondamentales.
Avocat : GHIAMAMA MOUELET
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté de reconduite à la frontière pris à l'encontre d'un étudiant marocain. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prenant cette mesure, au regard du parcours scolaire irrégulier du requérant et de l'absence d'éléments suffisants pour établir une vie privée et familiale protégée en France. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DEWAELE
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a examiné un recours pour excès de pouvoir contre des décisions de retrait de points et d'invalidité du permis de conduire. Il a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la majorité des conclusions, les décisions litigieuses ayant été retirées implicitement par l'administration en cours d'instance. Le tribunal a rejeté le surplus de la requête comme irrecevable, les autres décisions de retrait de points contestées n'ayant, selon l'instruction, jamais existé, en application des articles R. 222-1 et suivants du code de justice administrative.
Avocat : REGLEY
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par Mme A... B... contre un arrêté préfectoral de Moselle l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était habilité et que la motivation de la décision était suffisante, conformément aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été écartée.
Avocat : GONZALEZ AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur une demande en responsabilité suite à une inondation survenue en 2016, imputée à des travaux d'aménagement publics. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la société Urba Pierreval (lotisseur) et la société Atlas Ingénierie (maître d'œuvre), estimant que leur responsabilité n'était pas engagée. En revanche, il a jugé la Métropole Saint-Etienne Métropole et la commune de Tartaras responsables, sur le fondement de la responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics, et les a condamnées in solidum à indemniser les propriétaires sinistrés et leur assureur.
Avocat : SELARL LERICHE CABINET D'AVOCATS
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de l'Essonne rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement, se déclare incompétent territorialement. Il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Versailles, au motif que le requérant résidait dans l'Essonne à la date de la décision attaquée. Cette solution s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 312-2 du code de justice administrative qui fixent la compétence territoriale en fonction du lieu de résidence et interdisent toute dérogation.
Avocat : MILEO
Le Tribunal Administratif de Versailles statue sur un recours en référé-liberté (article L. 521-3 CJA) concernant le renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de sa demande, le juge donne acte de ce désistement pur et simple. Il rejette par ailleurs la demande de l'administration de condamner le requérant aux dépens (article L. 761-1 CJA).
Avocat : LEVY
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la demande de suspension en référé d'un refus d'autorisation d'instruction dans la famille. Le juge estime que les requérants ne démontrent pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision administrative, notamment concernant la composition de la commission académique et l'appréciation du projet pédagogique. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation relatives au contrôle de l'instruction en famille.
Avocat : SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision rejetant une autorisation d'instruction dans la famille. Le juge estime que les requérants ne démontrent pas l'existence d'une urgence justifiant la suspension, notamment au regard des délais de la procédure. La demande d'injonction et la demande de provision sont également rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de suspension en référé d'un refus d'autorisation d'instruction dans la famille. Le juge a estimé que les requérants n'avaient pas démontré l'existence d'une urgence justifiant la suspension de la décision administrative, malgré leurs arguments sur les répercussions pour leur enfant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatives aux conditions du référé-suspension.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en premier ressort, a examiné une demande d'indemnisation pour préjudice médical. La juridiction a retenu la responsabilité du centre hospitalier de Châteauroux sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, reconnaissant une faute dans la prise en charge initiale de la requérante. Elle a condamné l'établissement à verser une indemnité, tout en réévaluant à la baisse le montant des préjudices allégués par la patiente.
Avocat : SELARL VALIERE VIALEIX
**Sujet principal** : Demande en indemnisation pour préjudice résultant d'une erreur de diagnostic médical commise par un service hospitalier d'urgence. **Juridiction** : Tribunal administratif de Limoges (juge unique). **Solution retenue** : La responsabilité du centre hospitalier de Châteauroux est retenue pour faute (erreur de diagnostic). Le tribunal condamne l'établissement à indemniser la requérante, mais en réduisant le montant de ses demandes pour certains postes de préjudice. **Textes appliqués** : L'article 1142-1 du code de la santé publique, qui fonde la responsabilité des établissements de santé sur la preuve d'une faute.
Avocat : LAVALETTE AVOCATS CONSEILS