693 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
693
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 371
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du 9 janvier 2026 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de renouveler le titre de séjour de Mme C..., ressortissante camerounaise. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, compte tenu de la situation familiale de la requérante (concubinage avec un résident et deux enfants nés en France), et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, relatif à la vie privée et familiale.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale de décharge d'impôts, celle-ci étant devenue sans objet suite à un dégrèvement accordé par l'administration fiscale après l'introduction du recours. La juridiction condamne néanmoins l'Etat à verser aux requérants la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : LEON AGUIRRE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande principale de décharge d'impôts, celle-ci étant devenue sans objet suite à un dégrèvement accordé par l'administration après l'introduction du recours. Le tribunal condamne néanmoins l'Etat à verser aux requérants la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : LEON AGUIRRE
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme B... contre l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale, celle-ci s'étant substituée à la décision implicite du ministre, puis à une décision expresse du 13 février 2023. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation de la requérante. Il a également estimé que le ministre de l'intérieur n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en se fondant sur l'opportunité d'accorder la naturalisation, conformément à l'article 21-15 du code civil et à l'article 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. La requête a été rejetée dans son ensemble.
Avocat : LEONARD
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. et Mme B..., ressortissants nigérians, d'un recours en excès de pouvoir contre les arrêtés du 2 septembre 2024 du préfet des Bouches-du-Rhône leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des articles L.425-9 et L.425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par M. A..., ressortissant algérien, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le requérant, qui avait sollicité un changement de statut vers la mention "salarié", se trouvait dans une situation d'urgence car l'absence de ce document l'empêchait de travailler malgré une promesse d'embauche et une autorisation de travail obtenue par son employeur. Le tribunal a fait droit à sa demande, considérant que le silence de l'administration créait une situation d'urgence et que le dossier de l'intéressé ne semblait pas incomplet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les recours de M. et Mme B..., ressortissants nigérians, contre les arrêtés du préfet des Bouches-du-Rhône du 2 septembre 2024 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et des articles L.425-9 et L.425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la SCI Sopyrim d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la décharge de cotisations de taxe foncière supplémentaire pour les années 2021, 2022 et 2023. En cours d’instance, la société s’est désistée purement et simplement de l’ensemble de sa requête, désistement accepté par l’administration. Par ordonnance du 5 février 2026, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : AARPI LEONARD AVOCATS
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme A... d’une demande d’exécution d’une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Bouches-du-Rhône de prendre certaines mesures, sous astreinte. En cours d’instance, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 5 février 2026, le premier vice-président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Marseille, dans sa décision du 26 juin 2025, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contre un arrêté préfectoral du 21 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A..., estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision préfectorale était légalement justifiée.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour de deux ans. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 3 février 2026, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours d'un mois prévu à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La notification de l'arrêté du 6 décembre 2024, retournée avec la mention "NPAI", a été considérée comme régulière, le requérant n'ayant pas veillé à disposer d'une boîte aux lettres fonctionnelle. La décision a été prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : LEONARD
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant sénégalais, qui demandait le renouvellement sous astreinte de son récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande de renouvellement de titre de séjour de l’intéressé avait fait l’objet d’une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, rendant non manifestement illégale l’absence de renouvellement du récépissé. La condition d’urgence n’a pas été examinée, le recours étant manifestement mal fondé.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par Mme B..., agent public, d’une demande d’indemnisation des préjudices subis à la suite d’un accident survenu lors d’un parcours du combattant organisé par son administration. La requérante invoquait à la fois la responsabilité pour faute et la responsabilité sans faute de l’État. Le tribunal a relevé d’office l’irrecevabilité du moyen tiré de la responsabilité pour faute, présenté après l’expiration du délai de recours, et a examiné la demande sur le seul fondement de la responsabilité sans faute. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le débat portait sur l’évaluation des préjudices patrimoniaux et extrapatrimoniaux, en lien avec les textes applicables, notamment le code de justice administrative.
Avocat : SELARL LEONEM
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation fondée sur l'illégalité d'un arrêté préfectoral du 25 janvier 2022 refusant le renouvellement de son titre de séjour. Par un jugement antérieur, cet arrêté a été annulé pour méconnaissance des stipulations de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, constituant une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. Le tribunal a rejeté l'exception de faute de la victime soulevée par le préfet, estimant que l'absence de transmission de documents médicaux n'était pas exonératoire. Il a condamné l'État à verser à M. B... une provision de 7 213,44 euros en réparation du préjudice financier résultant de la perte de l'allocation adulte handicapé pendant la période d'irrégularité, et a mis à la charge de l'État le versement de 1 200 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme E..., ressortissante tunisienne, contestant l'arrêté préfectoral du 13 septembre 2024 rejetant sa demande de titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de son droit à être entendu, une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3 de la CIDE). Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation et que les décisions attaquées étaient légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet de la requête en annulation et des conclusions accessoires.
Avocat : LEONARD
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision du 25 août 2025 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône avait retiré la carte de résident de M. B..., au motif que sa présence en France ne constituait pas une menace grave pour l'ordre public. Le tribunal a considéré que les faits reprochés (aide au séjour irrégulier en 2017) étaient isolés et anciens, et ne justifiaient pas un tel retrait au regard de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer une carte de résident à M. B... dans un délai d'un mois et a condamné l'État à lui verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, était saisi par Mme B... sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative afin d’obtenir l’exécution d’une précédente ordonnance du 8 décembre 2025 enjoignant au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation. Le préfet a produit un arrêté du 9 janvier 2026 refusant le séjour et obligeant Mme B... à quitter le territoire, ce qui constitue un réexamen de sa situation. La juge des référés a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande, l’injonction initiale ayant été suivie d’effet, et a rejeté les conclusions accessoires. La décision applique les articles L. 521-4 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Avocat : SCP BOURGLAN - DAMAMME - LEONHARDT
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour le préjudice subi suite à l'illégalité de l'arrêté du 25 janvier 2022 du préfet des Bouches-du-Rhône refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a jugé que cette illégalité, déjà constatée par un précédent jugement, constituait une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, sans que le requérant ait commis de faute exonératoire. Il a reconnu un préjudice direct et certain lié à la perte de l'allocation adulte handicapé (AAH) pour la période du 25 janvier au 28 octobre 2022, évalué à 7 213,44 euros. La décision s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et le code de justice administrative.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 11 octobre 2024. Le juge a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure lié à une erreur médicale, estimant que le préfet n'a pas à vérifier le secret médical. Sur le fond, il a considéré que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de démonstration de l'impossibilité d'accéder à des soins appropriés au Mali. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont été jugées légales.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT