181 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
181
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 018
Avec résumé IA
Avocat : LEUDET
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B D, réfugié soudanais, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice moral subi du fait du refus illégal de délivrance d’un visa de long séjour à son épouse. Le tribunal a jugé que le refus de visa, fondé sur le défaut de caractère probant de l’acte de naissance de l’épouse, n’était pas entaché d’illégalité fautive, dès lors que l’administration avait légalement pu estimer que le lien familial n’était pas établi. Par conséquent, la requête indemnitaire a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre des frais de justice. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives à la réunification familiale des réfugiés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme B A contestant le refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa. Le tribunal a estimé que la commission était régulièrement composée lors de l'examen du dossier. Il a jugé que les documents d'état civil produits étaient insuffisants pour établir l'identité et le lien matrimonial allégué, en raison d'incohérences et de l'absence de valeur probante des actes présentés, et que la fraude était établie. La décision, fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a pas été jugée contraire à l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de refus de visa de long séjour pour l'enfant Mohamed Doumbia, présentée par Mme A au titre de la réunification familiale. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par le ministre, constatant que le visa n'avait pas encore été effectivement délivré à la date de l'ordonnance. Il a ensuite estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments fournis par la requérante ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation de l'enfant justifiant une suspension en référé. Par conséquent, la requête aux fins de suspension et d'injonction a été rejetée.