42 740 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
42 740
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 468
Avec résumé IA
Avocat : SELARL CHANDELLIER-CORBEL
Avocat : COHENDET AURELIE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant camerounais demandant initialement l'injonction au préfet de délivrer une convocation et un récépissé de titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ces conclusions principales, le juge a donné acte de ce désistement partiel. La juridiction a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par le requérant, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SALIGARI
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de première demande de titre de séjour à la requérante. La juridiction a jugé que ce refus méconnaissait les dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante ayant déposé un dossier complet. En revanche, elle a rejeté la demande d'injonction de délivrer un récépissé, une décision implicite de rejet étant intervenue depuis, et a condamné l'État à verser 500 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : GUILLIER
Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de Mme A... visant à annuler des ordres de recouvrer émis par l'Agence de services et de paiement pour le remboursement d'aides agricoles du premier pilier de la PAC indûment perçues. Le tribunal estime que les ordres de recouvrer sont suffisamment motivés et que la prescription n'est pas acquise, notamment en s'appuyant sur le règlement (CE, Euratom) n° 2988/95 du 18 décembre 1995. Il rejette également les conclusions de la requérante concernant la suppression de passages des mémoires de l'Agence et la condamnation de celle-ci à des dommages-intérêts.
Avocat : CHEVALIER
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de Mme B... de sa requête en suspension d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). En conséquence, le juge n'a pas eu à examiner le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur les articles L. 922-2 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatifs à la procédure applicable.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus de délivrance d'un titre de séjour à un ressortissant malien. Le juge a rejeté la demande, estimant que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant la suspension de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la suspension du refus implicite de titre de séjour et l'injonction d'en délivrer un provisoire. Le juge a estimé que la requête était manifestement irrecevable, car la requérante ne justifiait pas de l'existence de la décision administrative attaquée, n'ayant pas déposé de demande complète susceptible de générer un refus implicite. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction au préfet pour statuer sur son titre de séjour et lui délivrer un document provisoire afin de voyager pour des obsèques. Le juge a estimé que les circonstances invoquées, bien que difficiles, ne caractérisaient pas l'urgence particulière à 48 heures requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour sauvegarder une liberté fondamentale. La décision a été rendue selon la procédure de rejet sans instruction de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour faire reprendre l'instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal administratif de Montreuil (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête, estimant que la condition d'urgence particulière exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'est pas remplie. Les risques de perte d'emploi et de droits sociaux invoqués ne justifient pas une intervention dans un délai de quarante-huit heures. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a ordonné au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour de la requérante et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 200 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, permettant la modification d'une mesure en présence d'un élément nouveau, et condamne l'État à verser 1 000 euros à la requérante au titre des frais engagés.
Avocat : DEVILLIERS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante iranienne visant à enjoindre au préfet de la convoquer pour déposer sa demande de titre de séjour. La juridiction a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide, son titre de séjour étudiant n'étant expiré que depuis peu. La décision s'appuie sur la jurisprudence relative aux conditions du référé "mesures utiles".
Avocat : LGAvocats, Association d'Avocats à Responsabilité Professionnelle Individuelle
Avocat : CLÉRY-MELIN
Avocat : DOLICANIN
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande principale de la société CMEG visant à obtenir le paiement d'une somme de 563 653,13 € TTC de la commune de Pont-Audemer au titre d'un marché de construction d'un cinéma. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable, considérant que la société CMEG, agissant pour son compte personnel, n'était pas fondée à agir seule pour réclamer le paiement de sommes dues au groupement dont elle était membre. La décision s'appuie sur les règles régissant l'action en justice des membres d'un groupement de commande dans le cadre des marchés publics.
Avocat : PATRICE LEMIEGRE PHILIPPE FOURDRIN SUNA GUNEY ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une requérante reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Le juge constate qu'aucune offre de logement adaptée ne lui a été faite dans le délai légal de six mois suivant cette décision. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative, il enjoint en conséquence au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à son relogement, sous astreinte.
Avocat : GIRAUDO OLIVIER
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de la requérante, Mme C..., sous astreinte. Le juge a constaté que l'État n'avait pas proposé de logement adapté à ses besoins dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation la reconnaissant comme prioritaire et devant être logée d'urgence. Cette injonction est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).
Avocat : GIRAUDO OLIVIER
Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de Mme A... visant à annuler des ordres de recouvrer émis par l'Agence de services et de paiement pour le remboursement d'aides agricoles indûment perçues. La juridiction estime que la prescription de cinq ans prévue par le règlement (CE, Euratom) n° 2988/95 n'est pas acquise, le point de départ du délai étant la date de la décision de retrait des aides devenue définitive, et non la date des paiements litigieux. Elle rejette également les conclusions en suppression de propos et en dommages-intérêts, considérant que les écritures de l'Agence ne dépassent pas les limites de la liberté de la défense.
Avocat : CHEVALIER
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple de la commune de Toulouse de sa requête initiale. Cette requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, visait à obtenir l'expulsion d'occupants d'une aire de grand passage et le recours à la force publique. L'affaire est donc close sans examen au fond, les défendeurs n'étant plus présents sur les lieux au moment de l'instruction.
Avocat : D'AVOCATS FLINT-SANSON-SAINT GENIEST
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur rejetant la demande de naturalisation de M. B..., pour erreur manifeste d'appréciation. La juridiction a estimé que le requérant, malgré la résidence à l'étranger de sa fille mineure, avait durablement fixé le centre de ses intérêts familiaux et matériels en France, au regard notamment de son PACS, de sa vie commune et de son intégration professionnelle. Le juge a appliqué les articles 21-15 et 21-16 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : TCHEUMALIEU FANSI