9 534 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
9 534
Décisions totales
383 581
Ordonnances
247 121
Avec résumé IA
Avocat : KLING
Avocat : SCP PIWNICA-MOLINIE
Avocat : JAULIN
Avocat : SYLVIE TISSERAND-MICHEL-BRICE MICHEL-LEANDRO GIAGNOLINI-SARAH WEINRYB
Avocat : SELARL VALADOU JOSSELIN & ASSOCIES
Avocat : SALIN
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté du préfet de police prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français d'un an à deux ans. Le juge a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence, l'insuffisance de motivation et la méconnaissance de l'article 3 de la CEDH, considérant que la décision était régulière. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier ses articles L. 612-6 et L. 612-7, pour statuer.
Avocat : GALINDO SOTO
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, donne acte du désistement de la requérante concernant ses demandes de suspension et d'injonction. Il condamne néanmoins l'État à lui verser 600 euros au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision implicite de rejet du titre de séjour n'est donc pas examinée sur le fond.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de délivrance d'un récépissé de première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, considérant que la situation irrégulière prolongée de la requérante et les droits conférés par l'attestation de dépôt ne justifiaient pas une atteinte grave et immédiate. La requête a été rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Nancy a annulé une sanction disciplinaire (avertissement avec annulation d'épreuves) infligée à une étudiante pour fraude. La juridiction a jugé que la décision de l'université était insuffisamment motivée, car elle ne précisait pas clairement quelles épreuves étaient concernées par les faits reprochés et par l'annulation. Le tribunal a fondé sa décision sur le non-respect des exigences de motivation prévues à l'article R. 811-39 du code de l'éducation.
Avocat : SCP JOUBERT DEMAREST MERLINGE
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi de deux requêtes distinctes, introduites par M. B... E... et Mme A... G..., visant à contester des arrêtés préfectoraux du 9 janvier 2026 ordonnant leur remise aux autorités suédoises pour l'examen de leurs demandes d'asile, ainsi que leur assignation à résidence. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des obligations d'information prévues par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013, une erreur de fait sur l'existence d'une demande de prise en charge, un défaut d'examen particulier de leur situation, et une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 3 et 17 du même règlement, en raison des risques encourus en cas de renvoi vers leur pays d'origine ou de leur état de santé. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ces moyens, considérant que la procédure avait été régulièrement suivie et que les décisions de transfert et d'assignation à résidence étaient légales, sur le fondement des règlements européens précités et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DESSOLIN
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de M. B..., ressortissant ivoirien, contestant un arrêté préfectoral du Doubs du 26 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de Mme H..., agent territorial, qui contestait le refus du maire de Nîmes de lui accorder un congé de longue maladie. La décision attaquée a été jugée légalement motivée et signée par une autorité compétente, et le moyen tiré d’un vice de procédure lié à la composition du conseil médical a été écarté. Le tribunal a également estimé que la pathologie de la requérante ne figurait pas sur la liste des affections ouvrant droit à un congé de longue maladie, conformément à l’arrêté ministériel applicable. En conséquence, la demande d’annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Avocat : SELARL GRIMALDI MOLINA
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de la société Méridionale du Bâtiment (SMB) qui demandait la condamnation de la commune de Bouillargues au titre du solde d’un marché public de construction d’un complexe omnisport. Le tribunal a estimé que la commune n’avait commis aucune faute en ne suspendant pas le chantier pendant la crise sanitaire du Covid-19, et que la SMB n’avait pas démontré la réalité des préjudices liés à l’allongement de la durée des travaux. Les demandes subsidiaires dirigées contre les sociétés de maîtrise d’œuvre ont également été rejetées, faute de preuve d’une faute de leur part dans le dimensionnement des aciers. La solution s’appuie sur les principes du droit des marchés publics et de la responsabilité quasi-délictuelle.
Avocat : LINDITCH
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., ressortissant vénézuélien, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le retard de plus de trois ans dans le dépôt de sa demande d'asile, motivé par la poursuite d'études, ne constituait pas un motif légitime au sens de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les conclusions en annulation et en injonction ont été rejetées, de même que la demande de frais de justice.
Avocat : MOULIN
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par la SCEA A... et M. B... A... d’une demande de condamnation de la commune de Maël-Carhaix au paiement d’un solde d’indemnité pour apports complémentaires minéraux azotés, en exécution d’une convention d’épandage de boues d’épuration signée le 23 décembre 2006. La commune a opposé plusieurs fins de non-recevoir, notamment le défaut d’intérêt à agir des requérants et l’absence de conciliation préalable prévue par la convention. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour les parties d’avoir respecté la procédure de conciliation obligatoire stipulée à l’article 8 de la convention, sans examiner le fond du litige. Cette solution est fondée sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les stipulations contractuelles.
Avocat : SELARL VALADOU - JOSSELIN & ASSOCIES