6 092 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 092
Décisions totales
383 581
Ordonnances
265 467
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution des décisions du préfet des Bouches-du-Rhône refusant le renouvellement de l’autorisation provisoire de séjour en qualité de parent d’enfant malade à Mme A... épouse D... et à M. D.... Le juge a retenu que la condition d’urgence était satisfaite, compte tenu de la suspension du contrat de travail de M. D... et de l’impossibilité de subvenir aux besoins du foyer, affectant la prise en charge médicale de leur enfant. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité des refus, l’administration n’ayant pas démontré que l’enfant pouvait bénéficier d’un traitement approprié en Algérie. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer aux requérants une autorisation provisoire de séjour de six mois avec autorisation de travail, sous astreinte de 100 euros
Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. E..., ressortissant afghan, contestant l'arrêté du préfet du Doubs ordonnant sa remise aux autorités belges (responsables de sa demande d'asile) et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était légale, les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance des articles 4, 5 et 21 du règlement (UE) n° 604/2013, et des risques de violation de l'article 3 de la CEDH n'étant pas fondés. Il a également estimé que l'assignation à résidence était proportionnée et justifiée par une perspective raisonnable d'exécution du transfert, conformément à l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : COLIN-ELPHEGE