7 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
7 027
Décisions totales
383 581
Ordonnances
309 856
Avec résumé IA
Avocat : ALINE CHAPELLE
Avocat : SELARL GRIMALDI - MOLINA & ASSOCIÉS - AVOCATS
Avocat : MARLINGE
Avocat : AARPI COLIN GADY AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... d’une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales avant l’audience, désistement dont le juge lui a donné acte. En conséquence, l’ordonnance constate le non-lieu à statuer sur ces demandes. L’Etat a été condamné à verser 600 euros à M. B... au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du certificat de résidence algérien « visiteur » de M. A.... Le juge a constaté que, postérieurement à la requête, le préfet de la Seine-Saint-Denis avait délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 9 janvier 2026. Cette délivrance ayant pour effet de faire perdre son objet à la demande de suspension et d'injonction, il a été prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. L'État a été condamné à verser 500 euros à M. A... au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme C..., qui demandait la condamnation du CHU de Dijon pour des fautes lors de la pose d’une plaque maxillaire en titane en 2016. La juridiction a estimé que les complications post-opératoires, notamment les brèches sinusiennes et les douleurs persistantes, ne constituaient pas une faute engageant la responsabilité de l’hôpital au sens de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. Aucune indemnisation n’a donc été accordée à la requérante, ni à la CPAM de la Haute-Saône pour ses débours.
Avocat : SCP LANCELIN & LAMBERT
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant à M. B..., ressortissant tunisien, un titre de séjour pour vie privée et familiale. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, malgré sa durée de présence en France et son pacs avec une ressortissante française. La requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner la recevabilité ou l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis portant clôture de la demande de renouvellement du titre de séjour de Mme B..., conjointe de ressortissant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la situation régulière et prolongée de la requérante en France et de l'impossibilité technique de déposer une nouvelle demande. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 433-1 et L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination pris par la préfète du Val-de-Marne. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et régulière. Il a également estimé que la mesure ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni n'était entachée d'erreur manifeste d'appréciation, en l'absence d'éléments suffisants sur l'intensité de sa vie privée et familiale en France. La solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MOLINA
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. C... visant à engager la responsabilité de la société ESCOTA pour défaut d'entretien d'un ouvrage public suite à un accident survenu le 7 juin 2019 à la barrière de péage d'Antibes. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que la faute de l'usager, qui s'est engagé trop rapidement sans respecter les distances de sécurité et les feux de signalisation, était la cause exclusive de l'accident. En conséquence, la responsabilité de la société ESCOTA n'a pas été retenue, et les conclusions indemnitaires de M. C... ainsi que celles de la CPAM du Puy-de-Dôme ont été rejetées. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal des ouvrages publics.
Avocat : VERGELONI CÉLINE
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de la Haute-Corse du 23 septembre 2025 retirant son titre de séjour et fixant le pays d'éloignement. Le tribunal a jugé que le préfet se trouvait en situation de compétence liée pour retirer le titre de séjour en application de l'article R. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. A... faisait l'objet d'une décision judiciaire définitive d'interdiction du territoire français prononcée par la cour d'appel de Bastia. Le moyen tiré des conséquences disproportionnées sur sa vie personnelle et familiale a été écarté, l'administration étant tenue d'exécuter la peine complémentaire tant que le relèvement de celle-ci n'a pas été accordé par l'autorité judiciaire.
Avocat : CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... qui demandait la condamnation du centre hospitalier régional de Grenoble pour le décès de sa mère survenu en juillet 2017. Le tribunal a estimé que, malgré un retard de prise en charge imputable au SAMU, le lien de causalité direct et certain entre cette faute et le décès n'était pas établi, ni une perte de chance de survie, compte tenu de la gravité des lésions cérébrales et de l'impossibilité d'antagoniser le traitement antiplaquettaire. La solution retenue est fondée sur les principes de responsabilité pour faute de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique et la théorie de la perte de chance. Les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Avocat : SELARL GALLIZIA DUMOULIN ALVINERIE
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné le recours de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contre le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’enregistrer sa demande d’asile. Le tribunal a constaté que le préfet avait, après l’introduction de la requête, convoqué la requérante pour enregistrer sa demande et saisi le procureur de la République pour désigner un administrateur ad hoc, conformément à l’article L. 521-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Ce retrait implicite de la décision attaquée a rendu sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l’État à verser 1 200 euros à l’avocate de Mme A. au titre des frais de justice.
Avocat : BLIN
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante turque, qui contestait l'arrêté du préfet du Haut-Rhin du 7 avril 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Sur le fond, le tribunal a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français a été maintenue, et les conclusions à fin d'injonction et d'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été rejetées.
Avocat : KILINÇ
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un certificat de résidence algérien à Mme B..., ressortissante algérienne, conjointe et parent d’enfant français. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie en raison de la précarité de la situation de la requérante et de l’absence de document de séjour, et qu’il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l’article 6-2 de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de quinze jours et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Dijon annule l'arrêté du 14 février 2025 par lequel le préfet de l'Yonne a refusé un titre de séjour à M. B..., ressortissant congolais, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de retour de dix-huit mois. Le tribunal retient que le préfet n'a pas examiné la demande de titre de séjour présentée sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui constitue un défaut d'examen particulier de la situation du requérant. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées sont annulées. Il est enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B... dans un délai de deux mois.
Avocat : BREY CÉLINE
Avocat : SELARL VALADOU JOSSELIN & ASSOCIES
Avocat : CABINET GOSSELIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... épouse C..., ressortissante algérienne, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de certificat de résidence. Le tribunal a estimé que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'avait pas pris de décision implicite de rejet, car la requérante avait produit un justificatif de domicile à Paris, rendant la préfecture de police compétente pour examiner sa demande. Par conséquent, la fin de non-recevoir soulevée par le préfet a été accueillie et la requête a été rejetée dans son intégralité.