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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

9 534 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

9 534

Décisions totales

383 581

Ordonnances

255 118

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LINEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2404358

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi de deux requêtes en annulation de décisions de la commission de recours contre les refus de visa, qui avaient confirmé le refus de délivrance de visas de long séjour "visiteur" à deux ressortissants libériens. La commission s'était fondée sur l'insuffisance des ressources de la famille d'accueil et l'absence de documents requis (délégation d'autorité parentale, assurance médicale). Le tribunal a rejeté les requêtes, jugeant que le motif tiré de l'insuffisance des ressources pour assurer l'accueil et l'entretien des demandeurs était suffisant et exempt d'erreur d'appréciation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : KLING

3 décembre 2025• 11ème chambre
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 496716

Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE

2 décembre 2025ECLI:FR:CECHS:2025:496716.20251202• 2ème chambre jugeant seule
« Précédent69707172737475Suivant »
Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2302093

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B... demandant l'annulation de l'arrêté du 30 octobre 2023 du président de la communauté d'agglomération du bassin de Brive. Cet arrêté interdisait temporairement l'accès à l'aire d'accueil des gens du voyage de Cana en raison de dégradations et de branchements illicites créant un danger. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris en urgence sur le fondement des pouvoirs de police spéciale, n'avait pas à mentionner d'autres aires d'accueil, contrairement à ce que soutenait la requérante au regard de l'article 4 du décret du 26 décembre 2019. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens soulevés étant écartés.

Avocat : SCP D'AVOCATS MICHEL LABROUSSE - CELINE REGY - FRANCOIS ARMAND & ASSOCIES

2 décembre 2025• 2ème chambre
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2101674

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de Mme A..., praticienne hospitalière, qui contestait le refus de reprise d'ancienneté pour ses périodes d'exercice à temps partiel. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence, la signataire de la décision disposant d'une délégation régulièrement publiée. Elle a également jugé que l'application de l'article 19 du décret du 24 février 1984 n'était pas entachée d'erreur de droit, la requérante ne démontrant pas que ce texte était inapplicable à sa situation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.

Avocat : CARLINI ET ASSOCIES

2 décembre 2025• Chambre 3
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509702

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme C..., ressortissante kosovare, contestant un arrêté du préfet du Haut-Rhin l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut d'examen, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que les décisions étaient légalement justifiées au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a refusé de faire droit à la demande d'annulation. La requête a été rejetée dans son intégralité.

Avocat : KLING

2 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509706

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de M. E..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 17 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans, et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut d'examen, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : KLING

2 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501548

Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé l'arrêté du 24 septembre 2025 par lequel le préfet de la Haute-Corse obligeait un ressortissant portugais à quitter le territoire français. Le juge a estimé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a relevé que l'intéressé, présent en France depuis l'enfance, y avait ses attaches familiales (mère, frères, concubine française et enfants) et justifiait d'une insertion professionnelle récente, tandis que les faits délictueux reprochés, anciens et isolés, ne caractérisaient pas une menace suffisamment grave pour l'ordre public.

Avocat : CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI

2 décembre 2025• Réconduite à la frontière
TA25Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502574

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par l'EARL B... et des syndicats agricoles pour suspendre l'arrêté préfectoral du 28 novembre 2025 ordonnant l'abattage total d'un troupeau de 82 bovins suite à la contamination d'un animal par la dermatose nodulaire contagieuse. Les requérants invoquaient une atteinte grave et manifestement illégale au droit de propriété, en raison d'une motivation insuffisante, d'un défaut de procédure contradictoire et du caractère disproportionné de l'abattage total face à des mesures alternatives (vaccination, confinement). Le juge des référés a rejeté la requête, considérant qu'en l'état de l'instruction, la mesure d'abattage total, prévue par l'arrêté ministériel du 16 juillet 2025 et les règlements européens applicables, ne présentait pas de caractère manifestement disproportionné au regard de l'urgence sanitaire et de la nécessité d'éradiquer la maladie.

Avocat : LABORIE PAULINE

2 décembre 2025
TA102Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500804

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté comme manifestement irrecevable la requête indemnitaire de Mme D... A... et autres, qui demandaient réparation du préjudice résultant du décès de M. B... A... imputé au Campus Caraïbéen des Arts. La requête a été jugée prématurée car, à la date de l'ordonnance, aucune décision expresse ou implicite de l'administration n'était intervenue sur leur demande préalable d'indemnisation, en méconnaissance des articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Le tribunal a fait application de l'article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête sans inviter les requérants à une nouvelle régularisation.

Avocat : JEAN-JOSEPH PASCALINE

2 décembre 2025
TA101Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501467

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme B..., qui contestait l'avis d'inaptitude médicale émis par le conseil médical interdépartemental de la police nationale et demandait réparation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que cet avis constituait un acte préparatoire non susceptible de recours, rendant les conclusions en annulation irrecevables. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées comme irrecevables, faute de demande préalable et en raison de l'absence de faute établie. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative, ainsi que sur le décret n°86-442 du 14 mars 1986.

Avocat : SELARL CAROLINE BOBTCHEFF

2 décembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204789

Responsabilité pour faute de l’Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) en raison d’une prise en charge médicale inadaptée le 8 août 2017 à l’hôpital de Meaux, ayant entraîné une paraplégie. Le Tribunal administratif de Melun retient la responsabilité de l’AP-HP, mais limite l’indemnisation aux seuls préjudices découlant de cette paraplégie, excluant ceux liés à l’endocardite sans lien de causalité. La solution applique les principes de la responsabilité hospitalière pour faute, sans texte spécifique mentionné. Les demandes de Mme D... et de la CPAM sont partiellement admises, sous réserve de la justification des préjudices allégués.

Avocat : BENHAIM CAROLINE

2 décembre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520022

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... C... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. En conséquence, il n’a pas statué sur le fond du litige. Toutefois, le tribunal a condamné l’État à verser 600 euros à M. A... C... au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du même code.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

1 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520295

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du 22 août 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a clôturé la demande de renouvellement du certificat de résidence algérien de Mme C... épouse A.... Le juge a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant que la requérante n’était pas tenue de redéposer une demande. Il a reconnu l’urgence, en raison de la présomption applicable en cas de refus de renouvellement de titre de séjour, et a retenu l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard de l’insuffisance de motivation et de l’erreur de droit. La décision s’appuie sur les stipulations de l’accord franco-algérien et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

1 décembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520597

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A... concernant la clôture de sa demande de rendez-vous sur le site « démarches simplifiées » par le préfet de la Seine-Saint-Denis. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision contestée ayant seulement pour effet de décaler le dépôt de sa demande, sans l'empêcher de redéposer un dossier complet. De plus, M. A... bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 24 novembre 2025, lui permettant de séjourner et de travailler. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

1 décembre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508505

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme B... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation du 15 décembre 2021 la reconnaissant prioritaire pour un logement, et l'ordonnance du 10 novembre 2022 enjoignant son relogement. La solution retenue engage la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison des troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante jusqu'à son relogement le 25 novembre 2024. Le tribunal a ainsi accordé une indemnité pour la période de carence, en tenant compte de la durée et des conditions de logement insalubres et sur-occupées.

Avocat : GHÉRON CAROLINE

1 décembre 2025• Pole Social (JU)
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503721

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester l’invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul et les retraits de points associés. Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens fondée sur l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l’instance sans examiner le fond du litige.

Avocat : WECKERLIN

1 décembre 2025
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513994

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l’Yonne suspendant le permis de conduire de M. A... pour quatre mois. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (incompétence du signataire, défaut de motivation, absence de matérialité des faits, disproportion) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la suspension, compte tenu d’un excès de vitesse de 172 km/h sur une autoroute limitée à 130 km/h. La requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : WECKERLIN

1 décembre 2025
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506289

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B..., agent de la commune d'Antibes, qui demandait réparation pour harcèlement moral et préjudices financier et moral. La requête a été jugée tardive car introduite le 23 octobre 2025, soit après l'expiration du délai de recours de deux mois suivant la naissance de la décision implicite de rejet de sa demande préalable, née le 17 août 2025. Le tribunal a rappelé que, pour les agents publics, le délai de recours court dès la naissance de la décision implicite, sans que l'absence d'accusé de réception ne soit opposable, en application des articles R. 421-2 du code de justice administrative et L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : MALINCONI

1 décembre 2025
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508398

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par la famille E..., sans hébergement après un incendie, pour obtenir une prise en charge au titre de l'hébergement d'urgence. Les requérants invoquaient l'urgence et une atteinte grave à leur droit à l'hébergement d'urgence, garanti par les articles L. 345-2-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles, en raison de la vulnérabilité particulière de Mme E..., atteinte de pathologies graves. Le juge a rejeté la requête par une ordonnance motivée, estimant que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence ou qu'elle était manifestement mal fondée au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : GALINON

1 décembre 2025
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505530

Cette ordonnance du Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de Mme A..., adjoint administratif territorial, qui contestait le refus de la commune de Dry de lui accorder des congés bonifiés pour se rendre en Martinique. La requérante invoquait la satisfaction de quatre des six critères d'une circulaire pour établir que son centre des intérêts matériels et moraux (CIMM) se situait outre-mer. Le tribunal rappelle que l'appréciation du CIMM repose sur un faisceau d'indices (lieu de naissance, résidence familiale, propriétés, scolarité, etc.) et non sur une liste exhaustive de critères, et qu'il appartient à l'administration de se prononcer sous le contrôle du juge. La solution retenue est le rejet de la demande par ordonnance, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, après examen des textes applicables (code général de la fonction publique, décrets n°78-399 et n°88-168).

Avocat : SELARL CABINET AUDREY HAMELIN

1 décembre 2025